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dimanche 07 avril 2013

La roue tourne

Malgré le froid et la pluie, on sent que la saison change, déjà avec l'apparition de l'heure d'été, et aussi avec la durée des jours.

C'est le moment de se remettre au boulot et de préparer le réarmement de Dartag pour une nouvelle saison. La liste est longue mais il y a des priorités. D'abord l'éolienne, dont le fonctionnement n'était pas encore irréprochable l'an dernier.

éolienne ouverte

L'idée est de faire un nouveau et dernier test en réutilisant la carte électronique d'origine. S'il n'est pas concluant, il n'y aura plus qu'à s'en passer définitivement au profit d'autres sources "vertes" plus fiables et performantes. A suivre au début de la prochaine croisière prévue en juin. Il est vrai qu'en Méditerranée les conditions ne sont pas souvent favorables car les vents, souvent faibles ou trop forts, ne compensent pas vraiment la perte de rendement des panneaux solaires du à l'ombre portée de l'éolienne et de son mât. Elle risque donc de ne retrouver sa véritable utilité que sous les alizés ou dans les hautes latitudes venteuses, nuageuses, et lorsque la durée du jour est courte. C'est une autre histoire.

Ensuite la révision annuelle de l'hélice à mise ne drapeau:

hélice refaite à neuf

Le rinçage à l'automne était un minimum. Un bon nettoyage et un graissage complet sous pression lui ont rendu son éclat et ses fonctionnalités du neuf. C'est beau le bronze poli !

Enfin le fidèle petit groupe électrogène de secours Honda 10i, vieux de 12 ans, méritait une cure de jouvence. Mais on dirait qu'il se bonifie avec l'âge. L'huile était à peine noircie, la bougie d'origine presque propre, il n' avait pas de corrosion excessive et il a démarré au quart de tour. Pourvu que cela dure !

Avant la fin avril, nous retournerons à Port Leucate pour une première remise en condition avant le grand carénage de printemps prévu fin mai.

mercredi 04 mars 2009

Une nouvelle annexe ?

L'hiver est aussi le moment de la remise à niveau d'un équipement aussi indispensable que l'annexe et son moteur.

Cela commence par une révision approfondie du hors-bord Honda. Après 6 saisons ponctuées uniquement par des vidanges, nettoyages de bougie et rinçages externes, il n'avait connu qu'une petite défaillance se traduisant par l'impossibilité de l'utiliser au ralenti sans starter (bouchage probable du gicleur de ralenti). Au cour d'une escale, le nettoyage du carburateur par soufflage avait réglé presque complètement le problème.

Mais il fallait aller un peu plus loin pour éviter son renouvellement. Un démontage complet du circuit carburant s'imposait. Un faible quantité d'impuretés s'était accumulée dans le réservoir et la cuve du carburateur. Un circulation forcée de WD40 dans tous ses petits conduits et orifices de celui-ci, suivie d'un soufflage généralisé a été pratiquée. Les joints étaient tous en bon état et pouvaient être réutilisés. Malheureusement La cuve du carburateur présente un état de corrosion avancé. Pour le moment elle n'atteint que l'extérieur et n'est pas visible à l'intérieur, donc le risque de perçage n'est pas imminent. En revanche la vis de vidange est devenue indémontable. Il est donc raisonnable de changer toute la cuve dès que possible.

cuve rouillée

L'hélice en plastique avait aussi un peu souffert de certains haut-fonds durs, mal anticipés. Quelques coups de lime et un ponçage léger lui ont redonné une allure presque normale, mais là aussi un rechange paraît prudent.

J'ai sollicité le réseau Honda Marine, avec toutes les références du moteur, pour obtenir les pièces, pour le moment sans réponse, mais je ne désespère pas, ce moteur n'ayant pratiquement pas changé depuis 10 ans.

Enfin, la fabrication d'un petite clé de coupe-circuit de rechange était une sage précaution, celle d'origine ayant rejoint le fond d'un mouillage herbu sans espoir de la retrouver.

Après remontage de l'ensemble, le fonctionnement est redevenu parfait.

Passons à l'annexe. Ce pneumatique Plastimo de 7 ans est en fin de vie. Déjà l'année dernière, il avait fallu trouver une solution pour éviter de se coller les fesses et salir ses vêtements chaque fois que l'on s'asseyait sur les boudins. Le PVC, en décomposition avancée dans les parties les plus exposées au soleil, faisait triste figure, sans affecter l'étanchéïté. Après un grattage soigneux de toute cette m...... infâme, une fine couche de peinture blanche glycérophtalique appliquée au pistolet avait eu un effet très bénéfique. Belote.

Alors on prend les mêmes et on recommence pour la saison suivante. Cette fois avec un pot de peinture glycéro bas de gamme, achetée 2 euros chez Castorama. Un simple époussetage à la brosse des petites cloques de vieille peinture qui n'adhéraient plus, et hop, en une demie heure, le pistolage de 0,5 l du pot, une fois bien dilué, a été largement suffisant.

blanc satiné

Après séchage complet, le marquage, aux nom et quartier maritime du bateau, avec un pinceau fin et quelques centilitres de la même peinture mais noire, a pris encore une demie heure. Voici le résultat, prêt pour de nouvelles aventures. Rebelote.

Il ne restait plus qu'à réviser les avirons démontables dont le mécanisme de verrouillage était sérieusement corrodé (trous devenus plus grands que les tétons en inox, sur le point d'être éjectés par leur ressort)

prêt pour de nouvelles aventures

Ce n'est pas mieux qu'une annexe neuve, mais c'est beaucoup moins cher, et aussi, il faut bien le dire, moins tentant pour les éventuels marauds à la recherche d'une "affaire saine" au détriment d'un plaisancier marri.