Dimanche 24 mai (suite) :

Nous décidons de partir dimanche soir, pour une navigation de nuit jusqu'à Gallipoli, au nord de Santa Maria di Leuca. Ce n'est pas vraiment la route mais nous avons un peu de temps et notre voisin de ponton nous a dit que la vieille cité était belle.

Dans la nuit, alors que Clément est à la barre pour son quart, un projecteur venu de nulle part l'éblouit... Il essaye d'éviter mais le bateau au projecteur nous fonce dessus. Il me réveille précipitamment. Le bateau s'est rangé à côté de nous.... GUARDIA DI FINANZA armé jusqu'aux dents, j'ai déjà vu ça. Je mets les parebattages sur un bord pour leur permettre de monter. Ils nous demandent nom du bateau, nombre de personne à bord, pays d'origine, d'où on vient et ou on va. Finalement, ils ne montent pas à bord et nous laissent repartir. Clément en est quitte pour une belle peur.

Lundi 25 mai :

Dès le jour, je remets les deux rapalas à l'eau. Dans la journée, nous voyons deux groupes de dauphins, un de 4 à 5 dauphins communs et un de 3 dauphins bleu et blanc. Mais ils ne resterons pas longtemps avec nous. Je vois aussi l'aileron bien caractéristique d'un orque, qui doit se reposer à la surface. Il oscille doucement. Il jette sans doute un oeil distrait sur mes rapalas, mais ça ne l'intéresse pas... Première navigation quasiment entièrement à la voile avec 9 à 11 noeuds de vent au près, avec une mer calme. Des conditions idéales... mais pas de thon à l'hameçon pour cette fois, je commençais à m'habituer.

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Arrivée à Gallipoli

Le port au sud est conseillé par le guide Imray, mais on nous refuse le ponton privé. Le quai à l'entrée est désert, mais me semble exposé aux vagues des bateaux de pêche qui entrent et qui sortent à toute allure. Nous allons donc au port du nord et nous installons à la marina bleu salento. Super luxe, club house avec journaux, internet et télé, douches gratuites et propres... et pour un prix raisonnable.

Mardi 26 mai :

Un petit tour dans la vieille ville.

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Toute la ville porte des fanions rouge et jaune, en l'honneur de l'équipe de foot locale. Ici aussi beaucoup de poissons... et de pêcheurs. Je ne sais pas comment il peut y avoir autant de pêcheurs et encore du poisson.

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Préparation des lignes de palangre

Quelques gallipoliens ont plaisir à parler français. Ils ont travaillé en Suisse, puis sont rentrés au pays. Il y a ceux de Genève, et ceux de Lausanne. J'achète une bouteille d'huile d'olive, celle de Tarascon est déjà presque terminée. La dame du magasin (qui vient de Lausanne) me la fait gouter. Elle est un peu amère, mais il paraît que c'est la meilleure.

Gallipoli est à la hauteur de ce que l'on nous a dit. La vieille ville est sur une presqu'île, sur un plateau entourée de remparts. Les ruelles sont étroites et bordées de maison blanchies à la chaux.

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Images de Gallipoli

De retour au bateau, je vais faire le plein à la pompe avec mes deux bidons. Surprise ! Ici, c'est interdit, il faut venir avec le bateau pour pas mettre du gasoil partout dans le port. Je n'y comprends plus rien! C'est peut être comme cela, et avec des sanitaires propres et douches gratuites, que l'on arrive à avoir des ports propres.

Nous comptions aller au restaurant ce soir, sur les remparts de la vieille ville pour manger une pizza. Nous avons en effet presque fini le thon. Mais le pontonnier nous amène une seriole qu'il vient de prendre, depuis le quai, avec son fusil harpon.

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seriole de Gallipoli.

Tant pis, je la mets au frais, et nous ne la mangerons que demain. Nous irons au restau quand même ce soir. Quel dommage de n'avoir pas de barbecue sur ce bateau !