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samedi 24 septembre 2011

Septembre bleu

Après Cannes, il a fallu se résoudre à finir l'été et rentrer pour l'hivernage. Laissant les jeunes profiter de la belle arrière saison à Hyères, Dartag a commencé à refaire de l'ouest avant le coup de vent prévu les 18 et 19 septembre.

Nous disposions de deux jours de petit temps avant, pour trouver un abri confortable.

Coucher de soleil aux Embiez

La première escale fut les Embiez. Un voilier déjà repéré en août dans les iles d'Hyères s'y trouvait à notre arrivée. Il s'appelle "Ourine et Tourine" et est facilement reconnaissable avec sa peinture zébrée en bleu. Son skipper, naviguant souvent en solitaire, rentre d'un long périple en Méditerranée est, notamment en Turquie, dont il conserve des souvenirs enthousiasmants. Un de plus, qui nous incitera à y aller également dans quelques années.

industrie à Fos

La deuxième, difficile à atteindre avec des vents de plus en plus faibles, fut pour le golfe de Fos. Après une première nuit derrière la Gracieuse, bien à l'abri de la petite houle de sud, un orage précurseur écourta notre sommeil pour aller se mettre à l'abri du coup de vent de nord-ouest imminent. Bien sûr l'environnement à proximité de la pointe St Gervais n'est pas extraordinaire. L'industrie lourde, avec son aciérie et ses raffineries dispense généreusement les fumées, nuages de poussière, et odeurs moins agréables que le chant des cigales des criques de Porquerolles. En revanche, les fonds tiennent parfaitement et il n'y a ni houle ni clapot dans ces conditions.

40 noeuds à Fos

Heureusement, car la tempête, parfaitement prévue par les bulletins météo, fut musclée. Trente à quarante noeuds, rafales à quarante cinq noeuds, pendant trente-six heures. Malgré le bruit et les embardées au mouillage, ce fut le temps du repos et de la lecture. Comme de surcroit, les réseaux 3G et TNT sont parfaits, il n'y avait aucune raison de se plaindre, juste à patienter en attendant l'amélioration prévue pour mardi 20.

dans la brise

Partant en fin de matinée avec encore 25 à 35 noeuds de nord, nous sommes passés devant la Camargue avec un vent fort mais quasi portant. Evidemment en fonçant à 7-8 noeuds dans le clapot court, l'excellent rinçage à l'eau douce des pluies du week-end a été anihilé. Plusieurs voiliers croisés, dont un grand d'environ 25m sous trinquette seule, fonçant sans doute à dix noeuds, nous ont encouragé car, s'ils étaient partis pour faire de l'est, c'est que le vent serait sans doute plus maniable dans notre direction.

Effectivement, le déroulage de la toile à commencé en passant au large des Saintes Maries et nous avions toute la toile devant l'Espiguette. Une heure plus tard le vent tournait au sud-ouest 6 à 8 noeuds. Il a tenu, avec quelques bégaiements, jusqu'au coucher du soleil. ensuite il a fallu compter sur la risée Volvo pour gagner Frontignan.

le port des pauvres

Cette escale technique était motivée par quelques petites améliorations à effectuer chez Clipper Voiles, maitre voilier qui m'avait confectionné l'excellente garde-robe de DARTAG. Le changement des trois lattes de la Grand'voile et le renfort des goussets était nécessaire pour assurer une meilleure tenue de l'ensemble dans la brise et la rendre plus endurante en vue du grand voyage que nous préparons pour 2012. Une journée a suffit pour cette intervention accompagnée d'une contrôle soigné du génois, en parfait état, et nous avons repris la mer dans les conditions anticycloniques annoncées pour toute la fin du mois.

escale au Cap d'Agde

Un week-end en famille au Cap d'Agde, bien agréable avec le calme de ces chaudes journées d'automne, nous a permis aussi pour la première fois de débarquer sur l'ilot volcanique du Brescou, résidu d'une éruption récente du Mont Saint Loup, tout proche, et de découvrir le Fort construit juste à la sortie du port aux 16 ème et 17ème siècle. Il est en mauvais état, au point que les visites de l'intérieur ne sont pas possibles. Son histoire militaire est fortement lié à la lutte contre les anglais et les espagnols, mais aussi aux guerres de religions en France. Ainsi y furent emprisonnés de nombreux huguenots après la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV en 1685, dont Etienne Durand, père de Marie Durand, très liée aux fameux camisards cevenols.

Fort de Brescou du large

panoramique du Fort du Brescou depuis la plage ouest

vendredi 30 janvier 2009

Tempête hivernale sur le Roussillon

Alerte rouge de Météo France. Ce n'était pas pour rien.

Le samedi après-midi la situation à Gruissan était vraiment "épousoufflante" avec des vents de force 10 à 12 et des raffales mesurées jusqu'à 95 noeuds. Et quel bruit ! Gruissan_090124.jpg

Bien sûr il y a eu des dégâts et certains appontements et catways n'ont pas résisté, malgré les interventions du personnel de la capitainerie et des pompiers.

En fin d'après-midi, cela s'est un peu calmé et le dimanche matin il faisait beau.

Et pendant ce temps là, que s'était-il passé à Port Leucate, où hiverne Dartag, au sec ? Pour le savoir il fallait y aller, car les liaisons téléphoniques étaient coupées. Ce n'est que le mercredi 28 que j'ai pu m'y rendre, alors que la tramontane était revenue, mais seulement de force 6 à 7.

Mon inquiétude restait modérée à mesure que je parcourais l'autoroute, constatant bien quelques arbres abattus ou déracinés, et quelques toitures endommagées, mais rien du champ de bataille auquel je m'attendais.

En approchant, la vue de quelques mâts penchés n'était pas rassurante, mais arrivé sur place je constatai que Dartag m'attendait sagement sur son ber comme si rien ne s'était passé. Rien n'avais bougé à bord, et les différents appendices et aériens étaient à leur place, intacts. Ouf !

Ce n'était pas aussi doux pour une vingtaine de voiliers dématés, couchés ou même éventrés par leur chute de leur ber tordu ou cassé, dans les différents chantiers du port, sans savoir pourquoi certains sont épargnés (la grande majorité) et pas d'autres. Des équipes de grutiers et de sauveteurs s'affairaient pour les tirer de leur fâcheuse posture. Spectacle triste, mais finalement pas tragique, car il ne s'agit que de dégâts matériels somme toute assez faciles à réparer. Mais je compatis quand même avec les propriétaires ou exploitants concernés qui vont devoir remplir beaucoup de papiers, batailler avec les assureurs pour être indemnisés justement, et peut-être avec les professionnels pour que leur bateau soit prêt avant le début de la saison, dans quelques mois. Port_Leucate_090128.jpg