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jeudi 18 avril 2013

Reconditionnement

Première visite à Port Leucate cette année après un hiver long, froid, pluvieux et venteux. Comme lors de chaque début de nouvelle saison, on se demande comment Dartag a supporté cette absence prolongée. Et bien parfaitement, l'intérieur est bien sec et est resté propre, les batteries sont chargées à bloc, même s'il a gelé les circuits d'eau douce sont intacts, le pont est parfaitement rincé et rien n'a bougé malgré les tempêtes musclées, et ce n'est pas rien ici. Ce voyage est aussi l'occasion de rapporter à bord une partie des équipements mis à l'abri ou débarqués pour les réviser.

Canigou

Le thermomètre a mini-max a enregistré la température la plus basse à -3°c. Rien de bien grave, et aujourd'hui avec un superbe soleil printanier, enfin, il fait 18° à bord. Le soleil illumine le Canigou encore enneigé, bien visible au delà de l'étang de Leucate.

Premier gros boulot, vider le puits à chaine des cochonneries accumulées et surtout des détritus de la vieille chaine rouillée débarquée à l'automne. Ce n'est pas facile de descendre dans ce trou d'homme pour ramasser tout ça, et il faudra finir au jet d'eau, car ce serait dommage d'embarquer un chaine neuve dans une baille à mouillage dégueulasse.

Etrave dérouillée

Après deux heures d'efforts et avec force huile de coude et acide oxalique, les grandes traces rouges à l'étrave sous les dalots de vidange du puits, et se prolongeant sur plusieurs mètres à la flottaison, ont disparu.

Ensuite, le remontage de la pompe de vidange de la douche avant, après la révision des clapets, a pu être menée à bien dans une position acrobatique. Il est à craindre que la deuxième pompe du même type qui vide la douche arrière nécessite une révision analogue à brève échéance, mais cette fois j'aurai les clapets de rechange à bord.

Puis il fallait s'attaquer à la petite voie d'eau (réglée en fermant la vanne) que nous avions eue à la fin de la saison dernière au niveau de la prise d'eau de mer de l'évier. Et là, quelle découverte ! Elle avait été montée à la livraison du bateau avec des tuyaux d'une taille supérieure à celle des embouts du passe coque et de la pompe. Avant de serrer les colliers il avait fallu bourrer de la pâte à joint autour. Le technicien d'Axemer qui avait fait ce boulot de sagouin, en 2007 à la livraison, aurait mérité d'être pendu haut et court pour une telle imprudence (j'exagère un peu). Ce qui est étonnant c'est que cela ait tenu aussi longtemps sans fuite. Le remplacement des tuyaux par de nouveaux du bon diamètre était indispensable.

Enfin, le changement des anodes du sail-drive et la mesure de la longueur de l'entretoise nécessaire à l'hélice Variprop finirent de remplir la journée avant de reprendre la route, fourbu mais heureux de cette reprise de contact préparatoire à la prochaine saison qui s'annonce longue.

samedi 01 décembre 2012

Au sec pour l'hiver

Pour la fin de désarmement c'est une belle journée calme qu'il fallait choisir et il n'y en a pas eu tant que cela cet automne à Port Leucate.

En effet, il fallait en priorité rentrer le génois pour le mettre à l'abri des coups de vents très forts qui sont si fréquents l'hiver dans cette région. Le moindre incident qui conduirait à son déroulage intempestif serait une catastrophe et pourrait même entrainer la chute du bateau de son ber. Mais le concours d'une équipère, nécessaire pour cette opération, permet aussi de procéder à d'autres petits travaux utiles.

démontage de la chaine rouillée

La chaine du mouillage, presque complètement rouillée crie misère. Elle se bloque régulièrement dans le guindeau et les dégoulinades de jus orange pisseux à la sortie des dalots de vidange du puits à chaine, laissent des traces difficiles à nettoyer sur la coque blanche. Délà retournée en 2009, elle n'aura pas duré longtemps. Tout se perd, ma pauv' dam.

les marques de couleur insérées dans les maillons sont tellement noyées dans la rouille qu'on les voit à peine. On se demande dans ces conditions à quoi elles servent, et si cela vaut le coup de les récupérer avant de jeter la chaine. On essaye, on verra bien s'ils sont récupérables.

Les osselets après nettoyage

Et bien, divine surprise, après quelques heures de trempage dans l'acide ophtalique, suivies d'un coup de brosse, ils sont revenus à neuf. Certes il en manque quelques uns mais il suffira de compléter la collection pour la nouvelle chaine.

C'est aussi l'occasion de rapporter à la maison la pompe de vidange de la douche avant, qui tourne mais n'aspire plus rien, et de terminer la récupération des quelques denrées oubliées à bord.

démontage de la pompe de douche

Cette pompe à membrane JABSCO se démonte facilement. L'ensemble est en parfait état, à l'exception des deux clapets, entrée et sortie, encrassés et dont les supports en inox sont corrodés. Après un nettoyage et grattage soigneux, ils pourront resservir, mais combien de temps ? Le mieux est de chercher ces pièces pour avoir un rechange à bord.

Commence alors une longue prospection sur Internet, mais aucun des shipchandlers classiques ne semblent en mesure de fournir ces clapets seuls. Soit c'est un kit complet avec les membranes et les joints (autour de 60 euros plus port), soit il faut changer toute la pompe (180 euros au minimum).

Après avoir envisagé de s'approvisionner aux USA, c'est finalement un coup de téléphone chez Fox Marine qui débloque la situation. Ils peuvent expédier le jeux de clapets au détail pour moins de 30 €. Marché conclu pour deux jeux de clapets car il y a deux pompes identiques à bord, et affaire réglée.

La liste de bricolages pour cet hiver n'est pas terminée, mais nous reprendrons cela au printemps, car d'autres activités sont prévues dans les mois à venir, en cet hiver du Vendée Globe.

mercredi 08 avril 2009

Epuisement

Ce terme, extrait de la réglementation sur les moyens de sécurité dans les navires de plaisance, est très ambigu. En effet, il recouvre les moyens de pompage qui doivent se trouver à bord pour évacuer l'eau qui aurait pu s'y infiltrer, et même, dans certain cas, s'y engouffrer.

Un de mes amis a failli couler par suite du démanchage d'une durite de refroidissement de son moteur, mais évidemment il ne pouvait pas le savoir avant d'identifier l'origine de la voie d'eau. Les pompiers espagnols ont pu sauver son bateau en le vidant grâce à une petite pompe thermique très efficace, ce qui lui a permis d'aller fermer la vanne. Ouf ! Mais la facture a été salée: intervention payante au niveau de 765 euros, plus les dégâts à bord, en particulier toutes les batteries et l'équipement électrique, dont de nombreux outils professionnels, noyés, bons à jeter.

Depuis, je guettais l'occasion de m'équiper d'une telle petite pompe, qui pourrait m'être utile un jour et pourquoi pas servir pour aider un autre plaisancier en difficulté. Il faut dire que les pompes réglementaires installées obligatoirement à bord seraient ridicules en cas de voie d'eau, même modeste. Le seau à main serait encore le plus efficace, mais au prix d'efforts importants, ne pouvant être soutenus longtemps en équipage réduit. Cela nous ramène au titre du billet !

Un hyper proposait récemment l'outil qui me paraissait adapté: une pompe thermique d'arrosage de 0,89 kw débitant 120l/minute avec une dénivelée de 6 mètres, et donc beaucoup plus sur une faible hauteur. Pesant seulement 7kg, livrée avec les raccords, la crépine et l'outillage de maintenance de base, j'ai eu le coup de foudre (façon de parler). Seul bémol, le moteur est un deux temps, nécessitant d'embarquer de l'huile pour mélange, ce que j'espérais ne plus avoir à faire depuis que les moteurs d'annexe sont tous à quatre temps.

Il ne manquait que quelques mètres de tuyau de 25 mm, trouvés facilement chez le premier pisciniste du coin. Un petit essai à la maison avant de l'embarquer s'est montré très convainquant, et voilà l'engin prêt à servir, en espérant que cela n'arrive pas !

Pompe chinoise en pleine action