dartag

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot-clé - carénage

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 20 juin 2012

Le calvaire de Cagliari

Voici maintenant une semaine que nous sommes arrivés dans cette capitale insulaire, avec un problème de fuite d'huile dans le sail-drive.

La commande des pièces, bien que transmise dès le 14 à Rome, n'est partie qu'aujourd'hui et doit arriver ce soir à l'aéroport international de Cagliari d'où elle sera livrée au mécanicien demain. Si tout se passe bien, il n'est pas impossible que nous soyons réparés demain soir 21 juin, jour le plus long de l'année, sinon, nous n'aurons plus qu'à déchirer nos vêtements (comme faisaient à Jérusalem, du temps de Jésus, ceux qui avaient une grosse contrariété) ou nous arracher les cheveux (comme font aujourd'hui les gens stressés).

marais salants dans la ville

Bon, ne dramatisons pas, nous sommes des retraités heureux, dans un pays béni des dieux, avec un temps magnifique et confortablement installés dans un voilier genre Pulman, avec tout le confort à bord. Même la Télé marche parfaitement (plus de 120 chaines ici sur la TNT italienne), mais il ne parlent qu'en étranger, si bien que nous n'y comprenons pas grand chose.

Cela na nous a pas empêché de suivre les résultats calamiteux des élections en France, ni de nous dire que nous étions contents d'être loin. Nos votes par procuration auront donc été inutiles, mais nous ne les regrettons pas car ainsi nous ne pouvons pas nous reprocher de ne pas avoir fait notre devoir. C'est Internet qui nous a permis de garder le contact, car même la presse française n'est pas disponible à Cagliari, sauf exception et avec au moins trois jours de retard.

St Antonio Abate

Marco Polo

Alors, nous pédalons nos quinze à vingt kilomètres en vélo chaque jour pour faire nos courses, charger du délicieux vin Sarde, visiter des églises baroques et monuments, mais dans cette grande ville, même sur ce sujet, il y a des limites que nous pensons avoir désormais atteintes.

petit bobard

salades royales

Au retour de nos expéditions, chargés comme des mules, et les yeux pleins de fantaisie nous dégustons les merveilleuses préparations de la Reine des salades, arrosées des vins locaux, garants de l'équilibre de notre alimentation.

mimi

85 ans et toutes ses dents

Et pourtant, les ports de plaisance y sont très fréquentés par des anglais de toutes conditions, ce qui serait un signe favorable de l'agrément de cette escale. En réalité, notre sentiment d'être bloqués sur place doit avoir une influence négative sur l'enthousiasme initial de la découverte. Il est temps de mettre les voiles !

chargeur modifié

Manivelle électrique opérationnelle

Les petits bricolages et améliorations du bateau font quand même quelques progrès : on peut noter la mise en service de la manivelle électrique de winch avec une nouvelle prise de courant dans le cokpit spécialement dédiée, un nouvel emplacement pour la machine à laver après qu'elle ait fait une chute vertigineuse depuis le précédent (avec dommages réduits et facilement réparables), vidant son contenu dans la cale, une restauration patiente à la pâte à roder des verres de lunettes rayés lors d'un nettoyage un peu trop musclé et même presque violent, une modification provisoire du chargeur de secours pour l'appareil photo afin de palier à l'oubli du modèle idoine, etc.....

La suite vers la Sicile, peut-être, quand nous serons remis à flot et réparés. Croisons les doigts, et vous avec nous. Merci pour vos prières....accompagnant celles que nous faisons (surtout Marie-France) lors de nos nombreuses visites sacrées dans ce pays très catholique.

mercredi 22 juin 2011

A l'eau, enfin !

Après un mois d'avril et un mois de mai exceptionnellement ensoleillés, mais passés en convalescence, la perspective de reprendre la mer se précisait.

Mais d'abord, comme chaque année, ce fut le moment du réarmement et du carénage à Port Leucate. La voiture était tellement pleine que la suspension talonnait sur la route des Corbières. Heureusement et c'est un émerveillement chaque fois, un bateau, même modeste, c'est grand, et une fois tout rangé, on aurait pu en mettre le triple.

en plein boulot

En trois jours tout était prêt et Dartag remis à l'eau. Mais la tramontane soufflait dur et la première sortie par force 8 à 9 fut plutôt musclée, direction Marseille, en principe sur une mer maniable si l'on ne s'éloigne pas trop de la côte. Après un départ sous le soleil bien que frais, le ciel s'est progressivement couvert et au bout de trois heures, les puissantes raffales étaient agrémentées d'une pluie de plus en plus forte. Malgré nos polaires, nos bottes et nos cirés, cela tournait à la punition au point de nous faire demander grâce et de nous arrêter au Cap d'Agde.

départ sous la pluie

Le lendemain la brise était nettement moins forte, et la pluie moins constante. Nous avons repris notre route, réussissant à aller jusqu'aux iles du Frioul avec une brise mourante. Les orages qui ont suivi ont bien rincé le pont déjà parfaitement nettoyé des miasmes de l'hiver par les bonnes giclées reçues le premier jour.

épuisé mais sauf

Le retour de conditions anticycloniques est agréable. Même si les brises molles ne permettent pas d'avancer beaucoup, elles permettent de renouer avec le beau soleil et de tenter notre chance avec une ligne à la traine. Une solide touche en fin de journée nous laissait espérer du poisson frais pour le diner. Après plus d'une heure d'efforts et de patience pour remonter la prise sans casser, il fallu se rendre à l'évidence, ce n'était pas un poisson mais un oiseau qui s'était pris à notre ligne. Un malheureux Fou-de-bassan tout jeune, épuisé par la lutte, fut finalement remonté à bord avant de se noyer. Une fois décroché de l'hameçon juste planté sous son bec, il reprit ses esprits sur le pont avant de plonger tout seul. Ouf, sauvé ! Ces oiseaux ont la vie dure.

baignades

Notre arrivée à Hyères, en pleine nuit, permettait de profiter de la famille déjà sur place en ce week-end de l'ascension. Les petits, arnachés de gilets du plus bel effet, en profitèrent pour se baigner depuis l'échelle du bord, malgré une eau encore fraiche.

avec Sergio et Domi

Quelques jours après nous avons retrouvés nos amis Sergio et Domi de retour de leur magnifique voyage jusque dans le Pacifique sur l'Oie Sauvage. Ce fut également l'occasion de faire la connaissance de l'équipage d'Orion sur lequel ils s'étaient embarqués pour un grand week-end. Le concours de Ti-punch organisé à bord laissa des traces et une revanche est à prendre.

hydrogen 4 au travail

Avant de reprendre les navigations estivales, quelques essais des investissements de l'hiver dernier s'imposaient. L'hydrogénérateur destiné à assurer l'autonomie électrique lors des traversées longues en est un. Le choix d'une position compatible avec l'annexe suspendue dans le portique et des conditions de fonctionnement optimales n'était pas évident. Finalement c'est dans la jupe qu'il est le mieux et sa production silencieuse et constante de l'ordre de 5 ampères à 5 noeuds, 7 ampères à 6 noeuds et 9 ampères à 7 noeuds est vraiment apréciable.

à la Courtade

Et cela n'empêche nullement de profiter des mouillages paisibles de ce début d'été comme celui de la Courtade à Porquerolles.

dimanche 10 mai 2009

Carénage de printemps

Après l'hiver, le printemps ! Il n'est pas encore très encourageant mais les "entrées maritimes" sur le golfe du Lyon ne sont pas trop dissuasives.

Alors, on attaque les travaux préalables à la remise à l'eau. Il n'est que temps, si on veut partir aux environ du 15 mai. Encore une voiture bourrée "d'affaires indispensables" pour quatre à cinq mois de vie à bord, et on commence par le grattage des résidus de peinture de la saison dernière permettant d'éliminer aussi les dernières berniques et anatiffes qui avaient résisté à la Karcher lors de la mise à terre il y a six mois.

Le plus éprouvant c'est finalement de coller le papier de masquage en respectant la vraie ligne de flottaison: en effet, sous la voute arrière très inclinée, si on se contente de garder la largeur de l'adhésif comme repère par rapport à la ceinture de coque, le résultat n'est pas bien joli, et un marin consciencieux ne se permettrait pas cette simplification grossière !

prêt pour la peinture

Lors des pauses indispensables, on taille la bavette avec les autres équipages qui préparent la saison et bricolent aussi à bord, dans le chantier; un avant goût des rencontres que l'on fait facilement en croisière et l'occasion d'échanger un Pastis, un café ou un schnaps, entre les pots de peinture ou les postes à souder.

Après trois jours à ce rythme d'enfer, les deux couches et demie sont passées.

prêt à retourner dans son élément

Vient alors la phase la plus impressionnante, quand l'araignée géante vient se saisir de sa proie et commence à rouler majestueusement pour la transporter dans son élément.

c'est pour très bientôt

Enfin, après une lente descente, et une dernière série de contrôles, l'araignée lâche sa proie qui se met à ronronner. Ah le bruit discret de la mise en route du moteur, au chômage technique depuis plus de six mois ! On gagne aussitôt le poste de réarmement pour la croisière, désormais très proche. C'est sûrement la saison qui le veut, mais Port Leucate, en cette deuxième semaine de mai est une ruche active et bruyante.

et voilà, Dartag flotte !

Après demain l'équipage sera au complet, et, en attendant une bonne fenêtre météo pour le départ, nous complèteront l'avitaillement et vérifieront tous les équipements afin d'être opérationnels pour un voyage aux sources de notre civilisation.