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jeudi 10 mai 2012

Après un dur hiver

Il a gelé jusqu'à moins douze degré en février 2012 à Port Leucate, au point de faire geler les étangs superficiellement. Inouï ! Mais, contrairement à certains voisins, tout marche à bord, y compris le circuit d'eau douce sous pression qui n'a pas subi de dommage. Au poil coco, un de mes meilleurs hivernages ! Heureusement que j'avais laissé tous les robinets intérieurs ouverts en quittant le bateau à l'automne.

beau temps à Port Leucate

Mais, entre les deux tours de la présidentielle, le beau temps se précise et incite à réarmer le bateau. Hop ! on charge la bagnole de tous les équipements, nécessaires ou non à une belle saison en méditerranée, et on roule vers le chantier.

retouches initiales

Les 400 kilos d'armement chargés à bord et un bon rinçage des miasmes de l'hiver à la Karcher effectué, les travaux peuvent commencer.

Il faut étaler huit kilos d'antifooling rouge en forçant sur les endroits sensibles : flottaison, appendices, partie avant. Trois demi-journées le rouleau à la main, protégé par une combinaison blanche pour épargner les vêtements et chaussures, finalement ce n'est pas la mer à boire ! Finalement le plus emmer.... c'est de coller du papier de masquage qui se casse en refusant de prendre les virages. L'année prochaine j'essaierai d'en trouver un meilleur.

c'est fait

Ainsi, à la prochaine occasion d'un beau temps persistant, la remise à l'eau sera rapide.

dimanche 10 mai 2009

Carénage de printemps

Après l'hiver, le printemps ! Il n'est pas encore très encourageant mais les "entrées maritimes" sur le golfe du Lyon ne sont pas trop dissuasives.

Alors, on attaque les travaux préalables à la remise à l'eau. Il n'est que temps, si on veut partir aux environ du 15 mai. Encore une voiture bourrée "d'affaires indispensables" pour quatre à cinq mois de vie à bord, et on commence par le grattage des résidus de peinture de la saison dernière permettant d'éliminer aussi les dernières berniques et anatiffes qui avaient résisté à la Karcher lors de la mise à terre il y a six mois.

Le plus éprouvant c'est finalement de coller le papier de masquage en respectant la vraie ligne de flottaison: en effet, sous la voute arrière très inclinée, si on se contente de garder la largeur de l'adhésif comme repère par rapport à la ceinture de coque, le résultat n'est pas bien joli, et un marin consciencieux ne se permettrait pas cette simplification grossière !

prêt pour la peinture

Lors des pauses indispensables, on taille la bavette avec les autres équipages qui préparent la saison et bricolent aussi à bord, dans le chantier; un avant goût des rencontres que l'on fait facilement en croisière et l'occasion d'échanger un Pastis, un café ou un schnaps, entre les pots de peinture ou les postes à souder.

Après trois jours à ce rythme d'enfer, les deux couches et demie sont passées.

prêt à retourner dans son élément

Vient alors la phase la plus impressionnante, quand l'araignée géante vient se saisir de sa proie et commence à rouler majestueusement pour la transporter dans son élément.

c'est pour très bientôt

Enfin, après une lente descente, et une dernière série de contrôles, l'araignée lâche sa proie qui se met à ronronner. Ah le bruit discret de la mise en route du moteur, au chômage technique depuis plus de six mois ! On gagne aussitôt le poste de réarmement pour la croisière, désormais très proche. C'est sûrement la saison qui le veut, mais Port Leucate, en cette deuxième semaine de mai est une ruche active et bruyante.

et voilà, Dartag flotte !

Après demain l'équipage sera au complet, et, en attendant une bonne fenêtre météo pour le départ, nous complèteront l'avitaillement et vérifieront tous les équipements afin d'être opérationnels pour un voyage aux sources de notre civilisation.