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mercredi 07 avril 2010

Réparer les amarres ?

Contrairement à l'habitude, nous avions beaucoup utilisé nos amarres lors de notre croisière Grèce 2009. En effet les ports sont souvent gratuits et accueillants.

Mais comme ils ne sont pas toujours parfaitement abrités ni de la houle, ni du meltem, les amarres travaillent dur sur des bittes souvent rouillées et bien râpeuses. Même les rares "marinas" que nous avons fréquentées laissent un peu à désirer sur ce plan. On a beau prendre des précautions pour réduire les frottements (garniture, tours morts) et éviter de passer les amarres en double sur ces puissants abrasifs pour ne pas les user par le milieu, il n'en demeure pas moins qu'elles souffrent et présentent par endroits des chignons échevelés indignes d'un voilier qui se respecte.

Voir en annexe une courte vidéo filmée dans le port de Siros ou nous sommes restés cinq jours. Avec un tel plan d'eau même l'usage de la passerelle pour débarquer ou embarquer pose un problème, d'où la présence de l'annexe qui est utilisée ici comme transbordeur.

Nous sommes donc rentrés avec des travaux de matelotage à faire pour leur restituer leur caractéristiques mécaniques de traction sans trop réduire leur souplesse et leur "lovabilité".

Les extrémités trop endommagées ont été sacrifiées et coupées. Elles seront donc un peu moins longues en 2010, mais il y avait du "rab". Par contre lorsque certains torons étaient trop endommagés en pleine longueur, la solution consistait à pratiquer une épissure longue, pour éviter d'avoir une surépaisseur qui ne passerait plus dans les chaumards ou serait difficile à tourner sur les taquets.

Cela consiste à couper les trois torons à des longueurs décalées de 30 ou 40 centimètres de manière symétrique sur les deux bouts A et B à assembler, puis à insérer chaque toron du bout A à la place de son vis-à-vis du bout B jusqu'à ce que ce soit son tour d'être épissé. Ainsi on obtient une surépaisseur faible (33% au lieu de 100%) sur un longueur trois fois plus longue, au point que l'épissure est à peine visible et possède la même résistance qu'une épissure classique.

Le schéma suivant explique le montage

epissure longue

Evidemment on perd un peu de longueur, mais cela sauve une amarre qui peut reprendre du service après cette ablation du tronçon malade ( plus précisément une chignonectomie axiale) suivie d'une auto greffe sans nécessité d'un traitement antirejet.