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jeudi 08 novembre 2012

bilan de la saison 2012

Encore une saison en Méditerranée occidentale avec quelques améliorations destinée à accroitre l'auronomie, la sécurité ou le confort à bord. Pour l'essentiel on peut citer :

1) Pour la production d'électricité.

La révision de l'éolienne AirX Marine 400 a consisté à changer la carte de régulation électronique interne. Le résultat n'est pas vraiment satisfaisant. Certes, elle peut produire beaucoup d'électricité, jusqu'à 15-20 ampères, dans les meilleurs moments. Mais il faut que le vent soit régulier et fort, à 25 noeuds environ. Au dessus de cette vitesse de vent, elle décroche et se met en état de survie pendant de longues minutes avant de reprendre la production. En dessous, la production décroit très rapidement et à 10 noeuds il ne reste que 2 ou 3 ampères. Globalement, cette éolienne n'a d'intérêt que par temps nuageux (ou la nuit) et lorsque la brise relative reste entre 18 et 25 noeuds. Ces conditions sont extrêment rares en méditerranée, aussi bien en mer qu'au mouillage.

Le nouveau panneau solaire amorphe de 68 watts acheté au printemps n'a pas servi. Ses dimensions ne permettent pas de l'installer sur le pont en avant du mat. Il aurait fallu le monter en travers sur le bimini ou la capote, mais les effets secondaires provoqués par son poids et sa prise au vent rendaient l'expérience déraisonnable. Il est donc retourné dans son carton et sera remplacé l'année prochaine par deux nouveaux panneaux semi-souples à installer sur le roof en complément de ceux qui y sont déjà et branchés en parallèle avec eux.

L'hydrogénérateur mis en service en 2011 a encore parfaitement rempli son rôle, permettant de se passer complètement du groupe électrogène lors des traversées à la voile.

2) pour le lavage du linge.

La petite machine automatique CARAD MD 40 a parfaitement rempli son rôle après quelques tâtonnements pour lui trouver le meilleur emplacement en service (posée sur le caillebotis de la douche AR) et au repos (stockée dans le fond de la cabine AR tribord. Les branchements sont très simples : alimentation d'eau douce chaude sous pression par le flexible de la douche, évacuation en posant la crosse de vidange sur le lavabo, 220v par la prise du cabinet de toilette (réseau du quai dans les marinas, ou groupe électrogène au mouillage). Le cycle complet pour 3 kg de linge dure 45 minutes et consomme environ 35 litres d'eau compensés par la mise en route du désalinisateur au mouillage. Le linge n'étant pas essoré, il faut le tordre à la main avant de l'étendre dans le gréement, mais ce n'est pas vraiment un problème. Les corvées liées à la recherche d'une laverie et aux transports de linge, sale puis propre, dans l'annexe, sont derrière nous !

3) la manivelle de winch électrique

Elle est surtout due à une occasion qui a fait le larron. Je n'envisageais pas de motoriser mes winchs, ne sachant pas trop par laquelle commencer et reculant devant le coût. Alors je me suis dit que je pouvais, pour quelques centaines d'euros, faire un essai en reprenant la Morea quasiment neuve d'un camarade de club qui n'en avait pas l'usage. Et après une saison, je me suis aperçu qu'elle est un vrai agrément, surtout pour deux usages finalement assez fastidieux à la main:

- le déroulage de la GV,

- l'enroulage du génois.

Les suées et essoufflements qu'entrainaient régulièrement ces manoeuvres ont ainsi largement diminué, en même temps que les efforts de longue durée qu'elles nécessitaient.

Concernant les écoutes, la manivelle électrique, même à double sens de rotation, n'est pas assez rapide au début et manque de puissance à la fin. Je préfère donc faire le plus gros de l'embraquage à la main, au besoin en lofant pour faciliter les choses, et terminer par quelques tours à la manivelle manuelle pour les réglages fins en charge. De plus, il n'est pas rare, lors d'un virement de bord, d'arriver à embraquer l'écoute de génois entièrement à la main si la coordination avec le barreur est bonne.

Le déroulage de la GV pourrait être fait à la main, mais c'est parfois un peu dur au début et à la fin; donc l'assistance électrique facilite les choses. L'enroulage complet de la GV, en arrivant au mouillage, est toujours fait à la main, sans winch. Par contre, la réduction de voilure, GV ou génois, peut être grandement facilitée par la manivelle électrique car cela permet de ne pas larguer entièrement l'écoute ou la bordure, et évite ainsi les fasseillements trop forts. Après les réductions, la reprise des écoutes avec la manivelle électrique est un bonne assistance, mais il faut quand même finir avec la manivelle manuelle car les efforts sont souvent trop importants. Je préfère donc lofer, embraquer rapidement à la main, et régler finement avec la manivelle manuelle qui restera ensuite sur son winch, prête pour le prochain réglage.

Un autre usage éventuel de cette manivelle électrique serait le dépannage, suite à une défaillance, du guindeau électrique. Ce n'est pas possible avec le modèle Lewmar que j'ai actuellement, mais ceux qui ont un axe vertical permettent sûrement ce secours. Ce problème me préoccupe un peu, bien que mon guindeau actuel marche très bien, car je me vois mal remonter à la main mon mouillage actuel dans la brise, s'il venait à flancher. J'envisage une solution de dépannage avec une deuxième main de fer montée sur un long bout passant autour d'un winch d'écoute.

La manivelle Morea (blanche) est, je pense, équivalente à la Magicwinch (carbone), présente également dans toutes les revues, dont les caractéristiques sont très proches. Si j'avais eu à choisir entre les deux, c'est plutôt cette dernière que j'aurais prise: peut-être un peu plus puissante, un peu moins encombrante, et un peu plus légère. Mais surtout j'éviterai les manivelles sans fil, plus lourdes car elles portent leur batterie, moins puissantes, et obligeant à une gestion de leur charge si l'on veut s'en servir durablement. Le câble électrique de la Morea, long de 4 mètres, reste au fond du cockpit en mer et ne gène pas vraiment. C'est plutôt l'emplacement de la manivelle au repos entre deux manœuvres qu'il faut trouver. J'envisageais de la rentrer dans la table de cockpit, mais en fait, elle reste la plupart du temps dans le petit coffre à clair-voie situé sous la marche de la descente, posée sur l'écoute de grand voile qui y a sa place habituelle.

4) la navigation.

Un écran GPS avec cartographie marine manquait dans le cockpit, le Raymarine multifonction étant à la table à carte. Un simple Smartphone (Samsung Galaxy SII) avec l'application Navionics pour Android (25 €), règle parfaitement le problème des approches de zones inconnues de nuit ou par mauvaise visibilité sans avoir à faire la navette entre la barre et la table à carte. Confort inouï et amélioration de la sérénité du skipper, si ce n'est de la sécurité.

Enfin j'ajoute un incident sans gravité mais bien gênant, et qui nous a bloqué 8 jours à Cagliari (sud Sardaigne): fuite d'huile et petite voie d'eau par le Saildrive, suite à la destruction des joints spi de l'arbre d'hélice par un énorme plastique enroulé autour. La multiplication de ce genre de pollution, bien visible même au large, est un vrai problème. C'est la troisième fois (dont deux avec dégâts) que cela nous arrive en 4 ans, et dans la marina de Cagliari, au moins trois autres voiliers avaient des avaries plus ou moins sérieuses liées au même problème. Il n'est même pas certain qu'un coupe orin aurait évité les dégats. Alors que faire ? merci aux lecteurs qui auraient des idées.

  • Quelques chiffres relatifs à l'ensemble de cette saison :

- Nombre de milles enregistrés : 2 278 NM.

- Nombre d'escale : 40

- Nombre d'iles visitées : 20, appartenant à quatre pays européens

- Nombre de traversées : 9

- Nombre de nuits en mer : 10

- Nombre d'heure de moteur : 141.5 heures.

- Consommation de gasoil : 365 litres.

-- Concommation horaire du moteur : 2.58 litres à l'heure.

C'est mieux que l'année dernière, mais nous tournions à 2000 tr/mn soit 5.9 noeuds par calme plat et ne remontons jamais le vent au moteur, préférant louvoyer ou attendre qu'il tourne.

-- Ratio voile/moteur : 16.5 milles par heure de moteur.

Mauvais résultat traduisant une quantité de calmes plats anormalement élevée cette année, et la volonté de poursuivre notre programme après huit jours d'arrêt forcé à Cagliari. Nous n'avons pas sorti une seule fois le spi, ayant eu, en dehors des calmes, des brises majoritairement contraires et souvent fortes.

croisière 2012 Dartag

Carte générale de la croisière

lundi 25 juin 2012

Ouf, ça repart !

Nous n'avons pas déchiré nos vêtements, et pourtant le 21 nous n'avions toujours aucune nouvelle des pièces attendues pour la réparation. Elles sont arrivées le 22, et en rodant sur le chantier comme chaque jour, Alain a compris qu'il y avait du nouveau car il était question de sortir le bateau de l'eau dans la journée.



Retournant à bord, il a été intercepté par un équipage français rencontré la veille qui cherchait désespérement son chat. En effet celui-ci s'était fait les griffes la veille sur les merveilleux coussins en cuir d'un autre bateau. Bien que ses propriétaires aient promis de payer la facture de réfection de tous les coussins, ils craignaient le pire. De fil en aiguille, discutant de ce sérieux problème et du sort peut-être sinistre du matou avec tous les plaisanciers du ponton, il s'aperçu un peu penaud que Dartag était parti, en remorque vers la grue, sans lui. Il n'avait plus qu'à y retourner à pied, laissant l'équipage du chantier seul à bord avec Marie-France un peu étonnée!

le problème apparait

sous la grue

le coupable

c'est réparé

Le levage du bateau et la réparation étaient terminés en deux heures. Mais il fallu en attendre quatre autres pour que le quai de remise à l'eau soit libre et ce n'est qu'à 18h30 que Dartag retrouvait son élément, guéri de tous ses maux, et nous épuisés par la chaleur écrasante de cet après-midi caniculaire à galoper dans tous les sens du terre-plein à la cale moteur pour rincer la transmission, refaire le plein d'huile, chercher les outils spécifiques de l'hélice, ranger le tout en fin d'opération. Et il nous fallait ensuite refaire un plein de courses pour partir dès le lendemain matin afin de se libérer de cette quarantaine imposée et stérile. "M'ferez huit jours qu'y disaient", et bien nous les avons faits et nous ne tenions plus dans les starting blocs dès l'ouverture de la porte.



Samedi matin toujours aucune nouvelle de l'expert maritime ajaccien que nous avait annnoncé l'assurance, bien que nous lui ayons envoyé plusieurs emails et SMS pour le tenir au courant en temps réel de l'avancement des travaux. Tant pis on part sans l'avoir vu, à midi.

arrivée en douceur



La brise d'abord molassonne s'est levée vers 14h d'une direction idéale pour entamer la troisième grande traversée (160 milles) de cette croisière, cette fois directement vers le Sicile, brûlant l'étape que nous avions envisagée à Villasimius. Elle a tenu jusqu'à 2h du matin sous une voute étoilée absolument extraordinaire de clarté après le coucher du mince premier croissant de lune. On voyait même le reflet dans la mer de la voie lactée, ce qui est très rare. Mais il a fallu ensuite se rendre à l'évidence et mettre au boulot les galériens du bord (40 chevaux vapeur dissimulés dans un bloc compact de couleur verte portant la marque Volvo, à fond de cale dans des conditions de chaleur épouvantable, mais ils ne se plaignent pas). Ils ont bossé sans forcer pendant 9h, nous faisant avancer de presque 50 milles, abreuvés de seulement 25 litres de fuel, avant que le vent ne revienne et nous avons fini cette étape par un bain de mer à 27° à l'ombre du chateau de l'île de Marettimo. C'était le premier de l'année, et du coup, nous l'avons arrosé avec un Ti-punch d'enfer.

Marettimo 687 m



Ce matin, après avoir bien récupéré, le réveil a été un peu brutal, entourés de barcasses en tout genre déchargeant leur flot de touristes dégoulinants d'huile de bronzage et hurlant les consignes dans des haut-parleurs. Vite on s'en va, mais, sans vent, on ne va pas loin. Une heure après on se dit que le mieux, pour attendre qu'il vienne, est de visiter le port et le village de l'ile tout proches. Et on débarque avec notre petit Zodiac sur l'un des quai désert de la mini marina locale. Avant même d'avoir atteint le bout du quai, deux blancs becs nous font savoir en étranger sans même se lever de leurs sièges crasseux, que les annexes ne sont pas les bienvenues à cet endroit, même pour dix minutes. On rembarque donc un peu déçus et surtout débectés par cet accueil ridicule. On mangera donc à bord avant de repartir une fois le vent venu.

Favignana vue de Preveto



C'est près de l'ile de Favignana toute proche de la Sicile (entre Trapani et Marsala), que nous passerons la nuit prochaine dans un très beau mouillage abrité du vent et de la mer en compagnie de quelques autres voiliers, dont plusieurs français, et de milliers de mouettes de l'ilot voisin.



Demain nous repartirons vers Marsala ou peut-être plus loin, en attendant une occasion favorable pour rejoindre les iles pélagiques.

mercredi 20 juin 2012

Le calvaire de Cagliari

Voici maintenant une semaine que nous sommes arrivés dans cette capitale insulaire, avec un problème de fuite d'huile dans le sail-drive.

La commande des pièces, bien que transmise dès le 14 à Rome, n'est partie qu'aujourd'hui et doit arriver ce soir à l'aéroport international de Cagliari d'où elle sera livrée au mécanicien demain. Si tout se passe bien, il n'est pas impossible que nous soyons réparés demain soir 21 juin, jour le plus long de l'année, sinon, nous n'aurons plus qu'à déchirer nos vêtements (comme faisaient à Jérusalem, du temps de Jésus, ceux qui avaient une grosse contrariété) ou nous arracher les cheveux (comme font aujourd'hui les gens stressés).

marais salants dans la ville

Bon, ne dramatisons pas, nous sommes des retraités heureux, dans un pays béni des dieux, avec un temps magnifique et confortablement installés dans un voilier genre Pulman, avec tout le confort à bord. Même la Télé marche parfaitement (plus de 120 chaines ici sur la TNT italienne), mais il ne parlent qu'en étranger, si bien que nous n'y comprenons pas grand chose.

Cela na nous a pas empêché de suivre les résultats calamiteux des élections en France, ni de nous dire que nous étions contents d'être loin. Nos votes par procuration auront donc été inutiles, mais nous ne les regrettons pas car ainsi nous ne pouvons pas nous reprocher de ne pas avoir fait notre devoir. C'est Internet qui nous a permis de garder le contact, car même la presse française n'est pas disponible à Cagliari, sauf exception et avec au moins trois jours de retard.

St Antonio Abate

Marco Polo

Alors, nous pédalons nos quinze à vingt kilomètres en vélo chaque jour pour faire nos courses, charger du délicieux vin Sarde, visiter des églises baroques et monuments, mais dans cette grande ville, même sur ce sujet, il y a des limites que nous pensons avoir désormais atteintes.

petit bobard

salades royales

Au retour de nos expéditions, chargés comme des mules, et les yeux pleins de fantaisie nous dégustons les merveilleuses préparations de la Reine des salades, arrosées des vins locaux, garants de l'équilibre de notre alimentation.

mimi

85 ans et toutes ses dents

Et pourtant, les ports de plaisance y sont très fréquentés par des anglais de toutes conditions, ce qui serait un signe favorable de l'agrément de cette escale. En réalité, notre sentiment d'être bloqués sur place doit avoir une influence négative sur l'enthousiasme initial de la découverte. Il est temps de mettre les voiles !

chargeur modifié

Manivelle électrique opérationnelle

Les petits bricolages et améliorations du bateau font quand même quelques progrès : on peut noter la mise en service de la manivelle électrique de winch avec une nouvelle prise de courant dans le cokpit spécialement dédiée, un nouvel emplacement pour la machine à laver après qu'elle ait fait une chute vertigineuse depuis le précédent (avec dommages réduits et facilement réparables), vidant son contenu dans la cale, une restauration patiente à la pâte à roder des verres de lunettes rayés lors d'un nettoyage un peu trop musclé et même presque violent, une modification provisoire du chargeur de secours pour l'appareil photo afin de palier à l'oubli du modèle idoine, etc.....

La suite vers la Sicile, peut-être, quand nous serons remis à flot et réparés. Croisons les doigts, et vous avec nous. Merci pour vos prières....accompagnant celles que nous faisons (surtout Marie-France) lors de nos nombreuses visites sacrées dans ce pays très catholique.

vendredi 15 juin 2012

Cabotage interrompu

plage blanche de Teulada

Rien ne ressemble plus que le sud de la Sardaigne à toutes les autres iles méditerranéennes : maquis, caps déchiquetés, côtes montagneuses et plages de sable blanc à peine fréquentées, vent fort et mer moutonneuse ou calme plat, mouillages de rève en compagnie de quelques autres plaisanciers retraités en cette période, etc...

Cap Spartivento



Depuis Carlo Forte nous avons fait une escale à proximité du cap Teulada, le plus sud de la Sardaigne. Et là, patatras, au reveil, une petite inspection de routine de la cale, comme tous les jours, nous a fait découvrir un fuite d'huile venant de la transmission de d'hélice. Après un échange de mail avec le chantier qui entretient le bateau, nous décidons de rallier au plus vite en en utilisant le moins possible le moteur, la capitale Cagliari où nous devrions trouver des mécaniciens compétents et équipés.

origine de la fuite



La distance d'environ 32 milles (60 km) devait normalement être parcourue, avec la bonne brise que nous avions, en moins de cinq heures. C'était sans compter avec le Cap Spartivento et les perturbations qu'il introduit, comme tous les caps Spartivento ainsi nommés pour cette raison depuis l'antiquité, dans le régime des vents. Nous avons mis huit heures trente et sommes arrivés en pleine nuit, au milieu des chenaux et cargos entrant et sortant de ce grand port, sur fond de ville brillamment éclairée nous empêchant de voir le balisage maritime ! Vive le GPS et les cartes vertorielles déroulantes.

flamands de Cagliari

marais et lagunes



Dès le lendemain matin, prospection en vue de trouver un chantier pour diagnostiquer le mal et si possible le réparer. Le premier est venu deux fois à bord pour nous dire avec beaucoup de gentillesse que c'était très grave, que nous ne pouvions pas rester là et qu'il ne pourrait s'occuper de nous avant le 20 juin. Finalement il nous a recommandé à un ses collègue situé à l'autre bout du bord, plus de 2 milles, qui nous a pris en charge. Le mécanicien qui est venu à bord a immédiatement diagnostiqué l'origine du mal et a commandé à Rome par téléphone toutes les pièces susceptibles d'être remplacées et sortira le bateau de l'eau dès qu'il les aura. Nous espérons pourvoir reprendre la mer mardi ou mercredi. Le problème est maintenant devenu plutôt une question bureaucratique à régler avec notre assurance.

vue de la marine del sole

théâtre antique



En attendant, nous avons tout le temps de découvrir la capitale de la Sardaigne, au passé riche de 10 000 ans d'histoire (bien avant et après les phéniciens, puniques, grecs ou romains qui s'y sont relayés dans l'antiquité). Nous avons débarqué les deux minis vélos qui augmentent considérablement notre rayon d'action et nous servent en même temps de sièges lorsque nous nous reposons à l'ombre, ou de véhicules d'handicapés lorsque nos vieilles jambes nous font des misères (enfin surtout Alain car celles de Marie-France sont infatigables) !

herboriste en bois

bronze coquin

poterie polychrome



Ce soir, nous irons découvrir les petits troquets-bistrots-trattorias, et ce matin nous avons visité le centre historique et la citadelle, en particulier la cathédrale baroque munie d'un magnifique orgue récemment restauré, et le fascinant musée Sarde d'archéologie extrêment riche en bronzes et mosaïques, sans parler des poteries. C'est fou comme nos aïeux avaient de goût !

cathédrale perchée

crypte aux martyrs



Demain ou après-demain, on profitera de ce temps mort pour regarnir la cambuse de Dartag qui a pris un vieux coup depuis notre départ, faire quelques lessives, car maintenant que nous avons une machine à laver à bord ce n'est plus une corvée, et peut-être louer une bagnole pour décourir l'intérieur de l'ile. Bref les projets ne manquent pas.

femme à l'enfant



En ce mois de juin, nous n'oublions pas tous ceux qui passent des examens ou des concours et tous nos voeux les accompagnent. Merci aussi à tous ceux qui nous font partager leurs réactions et commentaires ou suggestions à propos de ces petits billets et qui nous font toujours très plaisir.

samedi 28 août 2010

8 jours en Corse et Sardaigne

Le plaisir de la voile en Méditerranée repose énormément sur la météo. Sans contrainte de dates et sans rendez-vous impératif à respecter on peut espérer laisser le diesel au repos, et ne pas se faire trop secouer, mais il faut jouer fin. C'était un des objectif de cette mini croisière.

Au départ d'Hyères, une petite fenêtre s'est présentée le 18 août. Départ à l'aube, avant que le vent se lève, donc un petit coup de Volvo est nécessaire pour aller le chercher. Au bout d'une heure et demie, il est faible mais il est là et monte gentiment à 12-15 noeuds du sud-ouest. S'il n'y avait pas un reste de houle, ce serait vraiment nickel. Et il tient, comme l'avait prévu la météo, jusqu'au millieu de la nuit. Nous sommes alors à 23 milles à l'ouest des Sanguinaires, visant Sénétose. Il faut se rendre à l'évidence, le vent de cale sera nécessaire. Mais pour l'économiser nous optons pour une escale dans l'anse de Cacao, où nous mouillons dans la nuit noire. Heureusement, les autres voiliers présents sur place ont allumé leur feu de mouillage. Quelques heures plus tard une petite brise de sud apparait, et nous en profitons immédiatement,

Hélas, une heure après elle est morte, mais reviendra par petites bouffées. Nous l'attendrons à chaque fois autant que nécessaire, étant par moment à peine manoeuvrant. Il nous faudra plus de neuf heures pour rallier la région de Figari soit 29 milles. Record de lenteur battu. Mais le mouillage à Capinero est magnifique, et l'eau à 24,8°.

caique et kite

Après une nuit venteuse et pluvieuse, un fort vent d'est nous incite à rester un peu au mouillage. Il mollit en début d'après-midi à 15-20 noeuds, et nous repartons vers l'archipel de la Maddalena. Les bouches de Bonifacio restent un des paradis de la plaisance, et nous allons en profiter pendant quelques jours, tant du côté Sarde que du côté Corse. La fréquentation est assez modeste en cette fin de saison, sauf exception comme à Rondinara, où les pavillons italiens sont les plus nombreux avec souvent de superbes voiliers.

italiens à Rondinara

Velsheda

Les amateurs de belle plaisance peuvent se régaler en croisant des yachts magnifiques. Depuis Velshéda, un classe J de 1927 restauré et naviguant à la voile par petite brise dans les canaux de la Maddalena, ou Maltese Falcon, un "voilier" ultra moderne, presse boutons, à trois mâts et phares carrés à enrouleurs automatiques pouvant être manoeuvré par une seule personne au moyens de joy-sticks, qui sortait de Porto Cervo mais au moteur.

Maltese Falcon

Il y a aussi un véritable nuée de monstrueux motor-yachts de plus de 100 pieds, déplaçant des centaines de tonnes, naviguant à 20 ou 30 noeuds en levant une mer cahotique sur tout le plan d'eau. Lorsque la brise est légère et que l'on essaie d'en profiter, on risque à tout moment d'être pris dans une espèce de marmite du diable qui vous détourne parfois à 180° de votre cap initial. Crispant, mais c'est le jeux dans ce secteur, et il faut bien l'accepter ou ne pas y venir !

Les bouches à 8 noeuds

Nous avons cinglé vers Porto Vecchio en profitant d'une superbe brise d'ouest modérée et régulière pratiquement jusqu'à l'arrivée. Puis nous sommes repartis tranquilement vers l'ouest, en zig-zagant et profitant d'escales délicieuses comme Santa Reparata où nous n'étions pas allés depuis plusieurs années.

route des sanguinaires

Finalement, une escale à Ajaccio nous a permis de compléter la cambuse et de faire un pélerinage sur la route des Sanguinaires avec le minivélo pliant. A l'extrémité de cette route magnifique, de grands travaux sont presque terminés, dans le cadre d'une opération "grand site" destinée à mettre en valeur et à protéger ce site exceptionnel. Les voitures doivent s'arrêter dans un parking obligatoire à 800 métres du bout de la route, relayées par une navette écologique, ou une promenade à pied aménagée jusqu'au restaurant des Sanguinaires. Des milliers d'arbustres ont été plantés, chacun protégé par une petite clôture en grillage plastique bleu donnant l'impression d'un champ de lavandes à maturité. Un peu surprenant compte tenu de la faible fréquentation de cet endroit même en haute saison, mais l'avenir dira si cet investissement de 3,7 millions d'euros s'avère utile ou nuisible.

passe des sanguinaires

opération grand site

Le retour sur le continent méritait d'attendre 24 heures une fenêtre météo favorable, avant un fort coup de vent d'ouest annoncé, suivi de plusieurs jours perturbés.

Pari gagné, avec une traversée commencée dans les petits airs, puis agrémentée d'une belle brise de Sud à Sud-ouest fraichissant progressivement jusqu'à 25 noeuds en arrivant dans les iles d'Hyères.

Bilan: presque 500 milles parcourus essentiellement à la voile puisqu'il n'y pas eu besoin de plus de 14 heures de moteur au total tout compris.

jeudi 16 avril 2009

Mise en drapeau

L'hélice Kiwiprop installée l'année dernière ne m'avait pas émerveillé. Consommation en hausse significative, toutes choses égales par ailleurs, et traction trop faible en marche arrière, n'étaient pas suffisamment compensées par les atouts indéniables de cette hélice: légèreté, simplicité, absence de corrosion due aux pales en composite, prix raisonnable.

Après une longue réflexion, j'ai fini par me décider à la remplacer par une hélice à mise en drapeau plus classique, d'autant plus que sur mon précédent bateau j'avais été très satisfait de celle que m'avait fourni, à l'époque, Pierre Lang de la société Irisoft.

J'ai donc commandé le modèle Variprop de chez SPW. Elle est en alliage de bronze, donc beaucoup plus lourde, mais cela permet une meilleure optimisation des formes des pales. D'autre part, le moyeu, très étudié, permet un réglage du pas en marche AR indépendamment de celui de la marche AV. Ainsi, on peut avoir une traction maximum en marche arrière (déséchouage ou arrêt d'urgence) sans hypothéquer les performances et le confort en marche avant.

variprop AV Variprop AR

Le montage est d'une simplicité biblique et l'entretien une fois par an ne pose pas de problème. A la fin de la saison 2009, je ferai le bilan critique de ce nouveau choix. Bon, le prix n'est pas le même, mais quand on aime, on ne compte pas (dans certaines limites !)

Variprop montée

Evidemment, j'ai gardé à bord l'hélice Volvo d'origine prête à resservir, si j'amais il arrivait un malheur à celle-ci.

mercredi 15 avril 2009

Jupette

En fait il s'agit de la bavette en caoutchouc qui protège le passage du sail-drive contre l'intrusion des organismes marins qui auraient tendance à trouver cet emplacement favorable pour le squatter.

Cet élément ne m'avait causé aucun souci en neuf saisons sur mon précédent bateau. Mais cette fois c'est une autre paire de manches.

Dès la première saison il m'avait fallu l'arracher en plongée au bout de deux mois, car elle pendouillait lamentablement et menaçait de se détacher, éventuellement de se prendre dans l'hélice. Je n'ose pas penser aux dégâts que cela aurait pu produire si cet évènement s'était produit à plein régime. Torsion des pales, éventuellement rupture de l'une d'elle, créant un déséquilibre tel que la transmission aurait été le siège de vibrations destructrices et pourquoi pas ouverture d'une voie d'eau autour du saidrive,...etc . J'arrête avant le cauchemar.

Après remplacement de la bavette sous garantie, la nouvelle a résisté les deux premières semaines de la deuxième saison ! et s'est retrouvée dans le même état que la première. Un mauvais point pour le gars qui l'a collée.

Pour la troisième, je me suis dit que l'on est jamais mieux servi que par soi-même. Alors j'ai attendu des conditions météo idéales (18°, temps sec, pas de vent) pour procéder au collage moi-même. Après décapage jusqu'au gelcoat des couches précédentes des tentatives antérieures, j'ai déglacé les surfaces avec un papier abrasif gros grain et soigneusement dégraissé le tout à l'acétone. Une bonne enduction de colle neoprène sur les deux surfaces, suivie du séchage réglementaire et d'une application sous forte pression pendant deux semaines. Scrogneugneu, on va voir ce qu'on va voir !!!

jupette

Pour le moment cela tient, mais le bateau est au sec. L'heure de vérité viendra après la mise à l'eau. Promis, si ce n'est pas mieux que la précédente, je dirai la vérité, je me décernerai un bonnet d'âne et je donnerai l'absolution au gars qui a collé la deuxième. Mais je n'aurai toujours pas réglé le problème.

mardi 30 septembre 2008

2008 sur Dartag: Minorque, Corse, Sardaigne, Pontines, Naples

Après la saison 2007, je savais quelles étaient mes priorités pour 2008, avec l’ambition de fignoler la mise au point du bateau pour une croisière plus longue et plus lointaine, mais pas encore cette année où nous resterons en Méditerranée occidentale.

Il fallait régler tous les petits problèmes sous garantie avec le chantier Axemer à Argelès, mais aussi améliorer le bateau sur trois points principaux : les voiles, l’hélice, le dessalinisateur.......

nouvelle GV

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jeudi 17 janvier 2008

2007 sur Dartag: Ibiza, Corse, Archipel Toscan

Après neuf saisons et beaucoup de plaisir sur mon précédent bateau, j’avais fait le grand saut pendant l’été 2006, en commandant un nouveau voilier plus grand, plus lourd, plus puissant, plus confortable, et de la même marque. DARTAG, un bavaria 42 cruiser, est donc arrivé à Argelès-sur-mer (66) au tout début de 2007. La préparation et l’installation des équipements commandés pouvaient donc commencer avec un objectif de mise à l’eau...... premier antifooling

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samedi 18 novembre 2006

2004 Sur Thélia, l'année des méduses

Pour la première fois cette année, je m’étais dit que je n’avais pas de limite de temps pour naviguer et que je partirai à l’aventure dès que le bateau serait prêt. Il me fallait en effet corriger certains petits points de détail que j’avais laissé traîner à bord au cours des années précédentes mais qui n’étaient pas souhaitables pour une navigation de plus longue durée. Je voulais aussi installer la nouvelle hélice à mise en drapeau automatique, ..........

.Thelia sous voiles

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