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samedi 15 juin 2013

L'appel Toscan

L’escale à Hyères permet de compléter les pleins, d’embarquer les provisions et quelques pièces détachées au cas où !

Croisere_toscane_130720.jpg

Pour cette petite croisière d’avant saison, la toscane avec ses iles et ses côtes découpées nous attire. Ce pourrait être aussi l’occasion de refaire un grand tour de Corse. Nous échafaudons un parcours de principe fantaisiste qui n’a pas beaucoup de chances d’être tenu mais a le mérite d’exister et de fixer quelques idées.

Un court créneau météo favorable se profile pour un départ le samedi 15 juin. Un vent prévu de sud-ouest maniable pendant 24 heures, c’est exactement ce qu’il faut pour tirer un long bord directement sur la Corse. On commencera donc notre parcours par la fin et à l’envers ! tant pis, c’est parti, après les embrassades avec les amis et amies.

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En fait de vent de sud-ouest, c’est une brise matinale d’est dans laquelle nous louvoyons entre les iles, croisant une flotte de superbes voiliers en course que nous essayons de ne pas gêner. A proximité de Port-Cros, le vent de sud-ouest n’est toujours pas là, la brise d’est est de plus en plus faible, le ciel se couvre et nous essuyons même une petite averse juste au moment de se mettre à table dans le cockpit. Quel culot cet Eole ! Puisque c’est ça, on va garder toutes les options ouvertes en ne s’engageant pas tout de suite dans la traversée. Nous restons donc au nord de l’ile du Levant avec l’idée de rejoindre Cannes ou Antibes si le vent de sud-ouest attendu ne se décide pas.

Finalement, après le phare du Titan l’adonnante arrive progressivement et nous bénéficions d’une brise régulière de force 3 nous permettant de mettre le cap sur la Girolata dans des conditions parfaites. Cela dure jusque tard dans la nuit, mais, comme souvent hélas, la brise faiblit progressivement à force 2 puis 1 en tournant à l’ouest. Le relais est pris par la risée Volvo.

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Approchant des côtes Corses, nous apercevons dans la matinée ces majestueuses montagnes en ombre chinoises, puis quelques brumes matinales et sur une mer d’huile nous croisons quelques voiliers qui ont sans doute le même objectif que nous.

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Encore propulsé par le fidèle et raffiné vent de cale (composé à 100% de gasoil), nous entrons souplement dans le magnifique golfe de Porto puis nous arrêtons pour déjeuner à Girolata notre première escale Corse en ce dimanche de fête des pères. Cette crique mythique est très calme, l’atmosphère chaude et l’eau de mer à plus de 23°. Nous profitons de la fin d’après-midi pour pousser une petite reconnaissance à terre. Depuis notre dernier passage, il y a de plus en plus de jolies maisons parfaitement retaurées en pierre rouge locale. C’est magnifique avec cet éclairage. Il y a pire comme aventure.

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Chienne de vie !

A très bientôt

jeudi 18 avril 2013

Reconditionnement

Première visite à Port Leucate cette année après un hiver long, froid, pluvieux et venteux. Comme lors de chaque début de nouvelle saison, on se demande comment Dartag a supporté cette absence prolongée. Et bien parfaitement, l'intérieur est bien sec et est resté propre, les batteries sont chargées à bloc, même s'il a gelé les circuits d'eau douce sont intacts, le pont est parfaitement rincé et rien n'a bougé malgré les tempêtes musclées, et ce n'est pas rien ici. Ce voyage est aussi l'occasion de rapporter à bord une partie des équipements mis à l'abri ou débarqués pour les réviser.

Canigou

Le thermomètre a mini-max a enregistré la température la plus basse à -3°c. Rien de bien grave, et aujourd'hui avec un superbe soleil printanier, enfin, il fait 18° à bord. Le soleil illumine le Canigou encore enneigé, bien visible au delà de l'étang de Leucate.

Premier gros boulot, vider le puits à chaine des cochonneries accumulées et surtout des détritus de la vieille chaine rouillée débarquée à l'automne. Ce n'est pas facile de descendre dans ce trou d'homme pour ramasser tout ça, et il faudra finir au jet d'eau, car ce serait dommage d'embarquer un chaine neuve dans une baille à mouillage dégueulasse.

Etrave dérouillée

Après deux heures d'efforts et avec force huile de coude et acide oxalique, les grandes traces rouges à l'étrave sous les dalots de vidange du puits, et se prolongeant sur plusieurs mètres à la flottaison, ont disparu.

Ensuite, le remontage de la pompe de vidange de la douche avant, après la révision des clapets, a pu être menée à bien dans une position acrobatique. Il est à craindre que la deuxième pompe du même type qui vide la douche arrière nécessite une révision analogue à brève échéance, mais cette fois j'aurai les clapets de rechange à bord.

Puis il fallait s'attaquer à la petite voie d'eau (réglée en fermant la vanne) que nous avions eue à la fin de la saison dernière au niveau de la prise d'eau de mer de l'évier. Et là, quelle découverte ! Elle avait été montée à la livraison du bateau avec des tuyaux d'une taille supérieure à celle des embouts du passe coque et de la pompe. Avant de serrer les colliers il avait fallu bourrer de la pâte à joint autour. Le technicien d'Axemer qui avait fait ce boulot de sagouin, en 2007 à la livraison, aurait mérité d'être pendu haut et court pour une telle imprudence (j'exagère un peu). Ce qui est étonnant c'est que cela ait tenu aussi longtemps sans fuite. Le remplacement des tuyaux par de nouveaux du bon diamètre était indispensable.

Enfin, le changement des anodes du sail-drive et la mesure de la longueur de l'entretoise nécessaire à l'hélice Variprop finirent de remplir la journée avant de reprendre la route, fourbu mais heureux de cette reprise de contact préparatoire à la prochaine saison qui s'annonce longue.

dimanche 07 avril 2013

La roue tourne

Malgré le froid et la pluie, on sent que la saison change, déjà avec l'apparition de l'heure d'été, et aussi avec la durée des jours.

C'est le moment de se remettre au boulot et de préparer le réarmement de Dartag pour une nouvelle saison. La liste est longue mais il y a des priorités. D'abord l'éolienne, dont le fonctionnement n'était pas encore irréprochable l'an dernier.

éolienne ouverte

L'idée est de faire un nouveau et dernier test en réutilisant la carte électronique d'origine. S'il n'est pas concluant, il n'y aura plus qu'à s'en passer définitivement au profit d'autres sources "vertes" plus fiables et performantes. A suivre au début de la prochaine croisière prévue en juin. Il est vrai qu'en Méditerranée les conditions ne sont pas souvent favorables car les vents, souvent faibles ou trop forts, ne compensent pas vraiment la perte de rendement des panneaux solaires du à l'ombre portée de l'éolienne et de son mât. Elle risque donc de ne retrouver sa véritable utilité que sous les alizés ou dans les hautes latitudes venteuses, nuageuses, et lorsque la durée du jour est courte. C'est une autre histoire.

Ensuite la révision annuelle de l'hélice à mise ne drapeau:

hélice refaite à neuf

Le rinçage à l'automne était un minimum. Un bon nettoyage et un graissage complet sous pression lui ont rendu son éclat et ses fonctionnalités du neuf. C'est beau le bronze poli !

Enfin le fidèle petit groupe électrogène de secours Honda 10i, vieux de 12 ans, méritait une cure de jouvence. Mais on dirait qu'il se bonifie avec l'âge. L'huile était à peine noircie, la bougie d'origine presque propre, il n' avait pas de corrosion excessive et il a démarré au quart de tour. Pourvu que cela dure !

Avant la fin avril, nous retournerons à Port Leucate pour une première remise en condition avant le grand carénage de printemps prévu fin mai.