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jeudi 11 juillet 2013

Nous l’avons retrouvé !

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Quittant Santa Giulia après deux jours de bombance et de fête chez nos amis Jean-Pierre et Marie-Claude, nous avons commencé notre régime par une escale dans la cala Giunca dans l’île Lavezzi. Il faisait un temps merveilleux et notre long bain de mer en palmes et masque nous a transportés au paradis.

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Pourtant il nous restait un remord de notre balade en Sardaigne : nous n’avions pas pris le temps de rendre hommage au grand homme de l’Italie moderne, celui qui a le plus contribué à son unité et a permis l’institution de l’Etat italien en 1861, faisant roi d’Italie Victor Emmanuel II de Savoie : Giuseppe Garibaldi. Nous sommes donc allé mouiller notre ancre dans la cala Garibaldi au nord de l’île de Caprera, où existait autrefois un superbe club Méditerranée aujourd’hui fermé et quasiment à l’abandon.

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Ce marin et aventurier rebelle, né et baptisé à Nice en 1807, était donc français de naissance par accident, la conté de Nice étant alors provisoirement rattaché à l’empire Français, et ne le fût définitivement (?), avec la Savoie, qu’en 1860 suite à un échange de bons procédés entre Napoléon III et le roi du Piémont, précisément Victor Emmanuel II.

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Nous sommes donc retournés à Caprera, pour visiter le musée national qui lui est consacré, installé dans la demeure qu’il y avait construite au retour de son exil forcé en Amérique du sud, ayant fui sa condamnation à mort à Gènes à 27 ans en tant que déserteur, ennemi de la Patrie et de l’Etat, pour avoir participé à une révolte en Savoie.

Il participe au Brésil, en Argentine et en Uruguay à différentes luttes et révolutions au cours desquelles il se fit remarquer comme un habile marin, tacticien, stratège et meneur d’hommes, aussi bien localement que par les français, les anglais et aux USA qui lui donnèrent même la nationalité américaine. Il commence à y constituer sa légende avec les tuniques rouges.

Il regagne, auréolé de gloire, l’Italie en proie aux troubles liés à l’insurrection du royaume des deux Siciles et l’investiture d’un Pape libéral, Pie IX. Après plusieurs campagnes dont certaines calamiteuses, malgré une victoire sur les troupes françaises, il doit fuir de Rome, devient franc maçon et férocement anticlérical. Son deuxième exil lui fait faire un périple de cinq ans sur tous les continents (USA, Pérou, Philippines, Australie) avant de revenir à Londres où il rencontre Alexandre Herzen et son vieil allié Mazzini dont il finit par se séparer.

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Il revient finalement en Italie en 1855 et établi ses pénates dans l’île de Caprera dont il achète une bonne partie et devient paysan. Cette résidence deviendra son « Colombey-les-deux églises » où il se retirera théâtralement après chaque campagne militaire ou échec politique.

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Lors de la deuxième guerre d’indépendance italienne il obtient, avec Cavour, la bienveillance de la France de Napoléon III contre l’Autriche et obtient de nombreux succès militaire contre les troupes autrichiennes à la tête du Corps des Chasseurs des Alpes et est nommé major-général par Victor Emmanuel II. Mais il considère que la cession de la Savoie et de Nice à Napoléon III est une trahison et se retire à Caprera.

Pourtant, l’année suivante, à la tête de l’expédition légendaire des Mille, il remporte une série de victoires terrestres et navales qui permettent l’unification de l’Italie, à l’exception de Rome et des états pontificaux, et la proclamation de Victor Emmanuel II comme roi d’Italie.

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Il se retire ensuite à Caprera après avoir refusé toutes les récompenses, sauf une rente annuelle lui permettant de vivre, et accepte une souscription nationale qui lui permet d’acheter le reste de l’île de Caprera.

Il participera encore à quelques aventures militaires hasardeuses ou incomprises en Europe qui terniront son image auprès de chefs d’Etat étrangers, et conduira à son assignation à résidence à Capera après une défaite contre les troupes du Pape. Mais sa popularité était telle qu’il était intouchable.

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Il faudra attendre la chute de Napoléon III et l’annexion de Rome et des Etats pontificaux par les troupes italiennes en 1870 pour que ses rêves soient réalisés. Il mourra dans sa maison de Caprera entourés des siens le 2 juin 1882. Des hommages parviendront de toutes les parties du monde, pour célébrer ce héros italien reconnu internationalement. Sa fille Clélia, lui succèdera la dernière dans la tombe en 1959 à l’âge de 93 ans. Elle est enterrée à côté de lui à Caprera dans le jardin de sa maison, avec les membres de sa famille et notamment sa dernière femme, Anita, et trois autres de ses six enfants.

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Quittant la Sardaigne après cette visite historique, le vent nous a fait défaut et nous avons du nous arrêter dans une crique à côté de Bonifacio pour la nuit. Cela nous a permis d’y faire un pèlerinage bien agréable ce mardi matin avant de poursuivre notre remontée des côtes Corses cette semaine.

vendredi 20 juillet 2012

Des îles enchantées

Nous sommes revenus au pays du froid et des tempêtes, toutes proportions gardées.

Capri sous la pluie

La traversée depuis le Stromboli a été calme, trop calme, et quand au petit matin du jeudi 12 juillet nous avons aperçu Capri à l'horizon, cela faisait presque 20h que le Volvo tournait à son rythme habituel, sur une mer d'huile. Curieusement le vent est revenu faiblement à ce moment là et bien sûr nous avons arrêté la machine pour en profiter. Le hic, c'est que les nuages sont arrivés en même temps et bientôt la pluie, ne nous donnant pas de cette ile de rève l'image que l'on en a depuis l'empereur romain Tibère qui s'y était fait construire un palais de six mille mètres carrés sans les jardins, patio, thermes, etc...Donc nous avons passé notre chemin sans regret.

Baie de Naples et le Vésuve

Procida côté sud

Au milieu du golfe de Naples, un orage nous a soudainement propulsé à plus de huit noeuds pendant une demie heure avec un fort vent favorable et très peu de pluie mais quelques coups de tonnerre. Nous avons quand même vu le Vésuve avant d'arriver à Procida, la petite ile qui ferme la baie de Naples au nord. Et nous sommes toujours vivants.

Orgue et Plafond à Procida

Cette terre plus petite que Porquerolles est très peuplée, au point qu'on se demande s'il existe encore de la place pour y construire. Mais la ville animée, avec ses commerces, ses pêcheurs et quelques touristes est tout à fait étonnante. Son centre et le port principal se trouvent au nord de l'ile, face au continent tout proche, et elle grimpe sur la pente qui la domine, passe le col et redescend au sud sur la face la plus abrupte de l'ile comme une vague qui submergerait un ilôt. Nous n'avons pas pu résister à l'achat de vins italiens "spumante" aussi appelés "frizzante" qui nous plaisent beaucoup, qu'ils soient blancs ou rouges. De plus ils sont très légers, 8° tout au plus, ce qui est plutôt indiqué pour nous.

Laissant passer un coup de vent d'ouest, nous ne sommes repartis que le 14 juillet, jour de notre fête nationale, sans avoir arboré le grand pavois que nous avions prévu de hisser en cette occasion. Mais en pleine mer, qui l'aurait fêtée avec nous ?

Mouillage encombré à Ponza

Passant successivement devant Ischia, belle et grande ile marquée par son magnifique château construit au 15ème siècle par le roi d'Aragon, puis Ventotène, minuscule ilôt, voisin d'un autre appelé San Stephano autrefois pénitencier, nous sommes arrivés à la nuit tombante à Ponza, la plus grande des iles Pontines. Elle est toujours très animée et le mouillage était tellement plein que nous avons dû nous mettre pratiquement dans le chenal des carferries en espérant trouver mieux le lendemain. C'est ce que nous avons fait dès le départ des quelques voiliers qui ont appareillé le matin et avant que les gardes côtes, impeccables dans leur Zodiac immaculé avec leurs casquettes au galbe "mussolinien", ne fassent déguerpir ceux qui ne respectaient pas les limites du mouillage autorisé. Cette journée et la soirée suivantes furent aussi marquées par quelques enguelades sonores entre plaisanciers dont les ancres dérapaient en raison des puissantes rafales de vents et risquaient de se télescoper ou de relever avec leur chaine, celle du voisin. Miracle nous avons échappé à cela !

Coup de vent à la Luna

L'impression que nous retenons de Ponza, après de nombreuses années sans y avoir fait escale, est plutôt la montée en gamme du tourisme (et des prix dans le commerce local, beaucoup plus chers qu'à Procida) sans pour autant que la qualité de l'accueil soit meilleure ou l'état général de la ville en progrès. Ainsi, le tunnel qui permettait un accès facile à la plage et la baie de la Luna, célèbre pour ses falaises absolument blanches, n'a pas été réhabilité, au contraire, il semble complètement abandonné de même que ce côté de l'île, pourtant magnifique mais jonché de détritus. Bien dommage.

Une fenêtre météo favorable, entre deux coups de vents d'ouest, semblait se profiler en fin de matinée du lundi pour 36 heures. Juste ce qu'il nous fallait, avec (selon la météo) une houle résiduelle au début puis l'établissement de vents de secteur nord-ouest tournant au nord modérés jusqu'aux bouches de Bonifacio. Nous voilà donc partis pour une traversée de 170 milles vers l'ouest. La houle étant forte et le brise faible, nous avons un peu hésité à faire demi-tour au bout de trois heures de moteur à vitesse réduite. Puis le vent est arrivé de nord-ouest, comme prévu, modéré. Cela nous faisait nous diriger vers la Sardaigne (mais c'était supposé provisoire) et nous avons décidé de continuer. Hélas ce vent s'est renforcé, s'établissant progressivement à 22-26 noeuds temporairement jusqu'à 30 noeuds et nous avons attendu qu'il tourne au nord en vain jusqu'à être en vue de la Sardaigne le lendemain matin. Pire, la houle qui devait s'amortir a été plutôt entretenue et dans ces conditions c'est une traversée très dure qui nous avons vécue. Et même si elle a été plutôt rapide, nous garderons longtemps en mémoire les impressionnants chocs dans les vagues et l'arrosage quasi permanent de l'ensemble du bateau jusqu'au premier étage de barres de flèche. Le matin nous étions fourbus, fatigués et humides.

Le calme de Brindinchi

Lorsque nous avons mouillés à Porto Brindinchi, à 30 milles au sud de notre but initial, nous avons soufflé. La beauté et le calme de ce site nous ont réconciliés, finalement assez vite, avec la croisière à la voile. Bilan de ce matraquage de 25 heures, zéro dégât, si ce n'est une flacon de lessive mal fermé qui s'est partiellement vidé dans une cale. Au moins celle-ci sera pour un temps d'une propreté irréprochable !

Impressionnante Ile Tavolara

Cala di Volpe parmi les géants

La suite fût, pour quelques jours, un pélerinage au pays du luxe du calme et de la volupté. La Costa Sméralda est un paradis peuplé de gens très riches à très-très-très riches et fiers de l'être, navigant sur des unités de rève de toutes les formes et de toutes les couleurs, de 20 à 70 mètres de long, surtout à moteur, battant à 90% pavillon britannique mais très souvent conçus et construits par des designers et des chantiers italiens. On dirait qu'ils se sont tous donnés rendez-vous dans ce coin du monde où ils sont accueillis à bras ouverts dans des marinas et mouillages d'un confort et d'une variété incroyables. Le fond de la Cala di Volpe, par exemple, est partiellement occupé par un hôtel du même nom, où a été tourné le film "les bronzés 3" avec l'équipe d'acteurs du Splendid, 20 ans après "les bronzés "qui les avait lancés. Nous n'avons pas résisté au plaisir d'y faire un saut, habillés en touristes à l'aise, et de parcourir les salons et terrasses au milieu de clients à l'abri du besoin. Trop drôle !

Costa Sméralda luxe calme et volupté

Ce qui nous a également frappé, est la qualité de l'urbanisme de cette côte, où l'intégration des constructions au paysage est extraordinaire. Le goût et le style italiens ne sont pas un vain mot et la mise en valeur de cet espace autrefois quasi désert laisse rêveur. De plus, cela n'empêche pas qu'il y ait des endroits entièrement préservés, en particulier les iles proches de la côte qui sont pour la plupart des réserves naturelles intégrales(et elles sont nombreuses).

coucher de soleil aux Lavezzi

Après une remontée des "canaux" de la Maddalena, presque entièrement à la voile, nous avons regagné les eaux françaises ce jeudi 19 juillet, arrivant aux iles Lavezzi avec une bonne brise d'ouest. Le mouillage de la Cala di Greco, célèbre depuis 1855 par le terrible nauffrage de "La Sémillante", transport de troupe de la guerre de Crimée, qui avait fait 700 morts, reste un endroit féérique notamment au coucher du soleil sur les silhouettes d'empilements de rochers granitiques.

]plongeons massifs au Lavezzi

Une bonne promenade autour de cette île déserte, transformée en réserve, mais parcourue en tous sens par des "randonneurs" babacools déposés par palanquées pour la journée sur des barges venue de la Corse toute proche, nous a fait regretter un peu la qualité de la mise en valeur italienne. Mais n'oublions pas que nous sommes revenus au pays où les riches sont plutôt suspects et éventuellement menacés.

formes de granit

Curieusement, les télécommunications qui fonctionnaient à la perfection tout au long de notre périple de six semaines dans trois pays étrangers et une vingtaine d'îles européennes parfois très isolées, se sont subitement avérées hésitantes et à très bas débit aux Lavezzi. Espérons que ce sous-développement un peu tristounet à notre époque, ne se confirmera pas dans les jours à venir. Dans le domaine des médias, il est également stupéfiant de constater qu'aux centaines de puissantes chaines radios et Tv italiennes, répondent avec une qualité tout aussi médiocre quelques dizaines de radios et TV françaises anémiques et difficiles à recevoir. La francophonie n'existe pas vraiment en dehors de France !

Ah, Gauche française ! maintenant que tu as tous les pouvoirs et la durée devant toi, sauras-tu nous délivrer de l'engoncement de notre modèle social d'un autre âge, des rigidités de nos comportements de notables de province, des blocages de nos corporatismes et de nos énarques, de la frilosité de nos écolo-dingos qui découragent toute initiative au nom d'un principe de précaution inventé par les ignorants et les trouillards pour empêcher les créateurs et audacieux de faire avancer les choses, de notre aménie provoquée par la fuite des cerveaux et des riches sous des cieux plus accueillants, pour encourager et même libérer les forces vives de l'imagination, de l'innovation et de la création ? Vive la France !

Jusqu'à Dimanche nous resterons sur la côte est de l'ile, en ayant la joie d'être comme à l'accoutumée très bien reçus à Porto-Vecchio par nos amis Marie-Claude et Jean-Pierre qui ont souvent réagi avec humour à nos billets, avant de repasser les bouches de Bonifacio. Puis une dernière traversée nous ramènera sur les côtes varoises, pour des vacances familiales élargies, sans doute à partir du 25 juillet.

lundi 25 juin 2012

Ouf, ça repart !

Nous n'avons pas déchiré nos vêtements, et pourtant le 21 nous n'avions toujours aucune nouvelle des pièces attendues pour la réparation. Elles sont arrivées le 22, et en rodant sur le chantier comme chaque jour, Alain a compris qu'il y avait du nouveau car il était question de sortir le bateau de l'eau dans la journée.



Retournant à bord, il a été intercepté par un équipage français rencontré la veille qui cherchait désespérement son chat. En effet celui-ci s'était fait les griffes la veille sur les merveilleux coussins en cuir d'un autre bateau. Bien que ses propriétaires aient promis de payer la facture de réfection de tous les coussins, ils craignaient le pire. De fil en aiguille, discutant de ce sérieux problème et du sort peut-être sinistre du matou avec tous les plaisanciers du ponton, il s'aperçu un peu penaud que Dartag était parti, en remorque vers la grue, sans lui. Il n'avait plus qu'à y retourner à pied, laissant l'équipage du chantier seul à bord avec Marie-France un peu étonnée!

le problème apparait

sous la grue

le coupable

c'est réparé

Le levage du bateau et la réparation étaient terminés en deux heures. Mais il fallu en attendre quatre autres pour que le quai de remise à l'eau soit libre et ce n'est qu'à 18h30 que Dartag retrouvait son élément, guéri de tous ses maux, et nous épuisés par la chaleur écrasante de cet après-midi caniculaire à galoper dans tous les sens du terre-plein à la cale moteur pour rincer la transmission, refaire le plein d'huile, chercher les outils spécifiques de l'hélice, ranger le tout en fin d'opération. Et il nous fallait ensuite refaire un plein de courses pour partir dès le lendemain matin afin de se libérer de cette quarantaine imposée et stérile. "M'ferez huit jours qu'y disaient", et bien nous les avons faits et nous ne tenions plus dans les starting blocs dès l'ouverture de la porte.



Samedi matin toujours aucune nouvelle de l'expert maritime ajaccien que nous avait annnoncé l'assurance, bien que nous lui ayons envoyé plusieurs emails et SMS pour le tenir au courant en temps réel de l'avancement des travaux. Tant pis on part sans l'avoir vu, à midi.

arrivée en douceur



La brise d'abord molassonne s'est levée vers 14h d'une direction idéale pour entamer la troisième grande traversée (160 milles) de cette croisière, cette fois directement vers le Sicile, brûlant l'étape que nous avions envisagée à Villasimius. Elle a tenu jusqu'à 2h du matin sous une voute étoilée absolument extraordinaire de clarté après le coucher du mince premier croissant de lune. On voyait même le reflet dans la mer de la voie lactée, ce qui est très rare. Mais il a fallu ensuite se rendre à l'évidence et mettre au boulot les galériens du bord (40 chevaux vapeur dissimulés dans un bloc compact de couleur verte portant la marque Volvo, à fond de cale dans des conditions de chaleur épouvantable, mais ils ne se plaignent pas). Ils ont bossé sans forcer pendant 9h, nous faisant avancer de presque 50 milles, abreuvés de seulement 25 litres de fuel, avant que le vent ne revienne et nous avons fini cette étape par un bain de mer à 27° à l'ombre du chateau de l'île de Marettimo. C'était le premier de l'année, et du coup, nous l'avons arrosé avec un Ti-punch d'enfer.

Marettimo 687 m



Ce matin, après avoir bien récupéré, le réveil a été un peu brutal, entourés de barcasses en tout genre déchargeant leur flot de touristes dégoulinants d'huile de bronzage et hurlant les consignes dans des haut-parleurs. Vite on s'en va, mais, sans vent, on ne va pas loin. Une heure après on se dit que le mieux, pour attendre qu'il vienne, est de visiter le port et le village de l'ile tout proches. Et on débarque avec notre petit Zodiac sur l'un des quai désert de la mini marina locale. Avant même d'avoir atteint le bout du quai, deux blancs becs nous font savoir en étranger sans même se lever de leurs sièges crasseux, que les annexes ne sont pas les bienvenues à cet endroit, même pour dix minutes. On rembarque donc un peu déçus et surtout débectés par cet accueil ridicule. On mangera donc à bord avant de repartir une fois le vent venu.

Favignana vue de Preveto



C'est près de l'ile de Favignana toute proche de la Sicile (entre Trapani et Marsala), que nous passerons la nuit prochaine dans un très beau mouillage abrité du vent et de la mer en compagnie de quelques autres voiliers, dont plusieurs français, et de milliers de mouettes de l'ilot voisin.



Demain nous repartirons vers Marsala ou peut-être plus loin, en attendant une occasion favorable pour rejoindre les iles pélagiques.

vendredi 15 juin 2012

Cabotage interrompu

plage blanche de Teulada

Rien ne ressemble plus que le sud de la Sardaigne à toutes les autres iles méditerranéennes : maquis, caps déchiquetés, côtes montagneuses et plages de sable blanc à peine fréquentées, vent fort et mer moutonneuse ou calme plat, mouillages de rève en compagnie de quelques autres plaisanciers retraités en cette période, etc...

Cap Spartivento



Depuis Carlo Forte nous avons fait une escale à proximité du cap Teulada, le plus sud de la Sardaigne. Et là, patatras, au reveil, une petite inspection de routine de la cale, comme tous les jours, nous a fait découvrir un fuite d'huile venant de la transmission de d'hélice. Après un échange de mail avec le chantier qui entretient le bateau, nous décidons de rallier au plus vite en en utilisant le moins possible le moteur, la capitale Cagliari où nous devrions trouver des mécaniciens compétents et équipés.

origine de la fuite



La distance d'environ 32 milles (60 km) devait normalement être parcourue, avec la bonne brise que nous avions, en moins de cinq heures. C'était sans compter avec le Cap Spartivento et les perturbations qu'il introduit, comme tous les caps Spartivento ainsi nommés pour cette raison depuis l'antiquité, dans le régime des vents. Nous avons mis huit heures trente et sommes arrivés en pleine nuit, au milieu des chenaux et cargos entrant et sortant de ce grand port, sur fond de ville brillamment éclairée nous empêchant de voir le balisage maritime ! Vive le GPS et les cartes vertorielles déroulantes.

flamands de Cagliari

marais et lagunes



Dès le lendemain matin, prospection en vue de trouver un chantier pour diagnostiquer le mal et si possible le réparer. Le premier est venu deux fois à bord pour nous dire avec beaucoup de gentillesse que c'était très grave, que nous ne pouvions pas rester là et qu'il ne pourrait s'occuper de nous avant le 20 juin. Finalement il nous a recommandé à un ses collègue situé à l'autre bout du bord, plus de 2 milles, qui nous a pris en charge. Le mécanicien qui est venu à bord a immédiatement diagnostiqué l'origine du mal et a commandé à Rome par téléphone toutes les pièces susceptibles d'être remplacées et sortira le bateau de l'eau dès qu'il les aura. Nous espérons pourvoir reprendre la mer mardi ou mercredi. Le problème est maintenant devenu plutôt une question bureaucratique à régler avec notre assurance.

vue de la marine del sole

théâtre antique



En attendant, nous avons tout le temps de découvrir la capitale de la Sardaigne, au passé riche de 10 000 ans d'histoire (bien avant et après les phéniciens, puniques, grecs ou romains qui s'y sont relayés dans l'antiquité). Nous avons débarqué les deux minis vélos qui augmentent considérablement notre rayon d'action et nous servent en même temps de sièges lorsque nous nous reposons à l'ombre, ou de véhicules d'handicapés lorsque nos vieilles jambes nous font des misères (enfin surtout Alain car celles de Marie-France sont infatigables) !

herboriste en bois

bronze coquin

poterie polychrome



Ce soir, nous irons découvrir les petits troquets-bistrots-trattorias, et ce matin nous avons visité le centre historique et la citadelle, en particulier la cathédrale baroque munie d'un magnifique orgue récemment restauré, et le fascinant musée Sarde d'archéologie extrêment riche en bronzes et mosaïques, sans parler des poteries. C'est fou comme nos aïeux avaient de goût !

cathédrale perchée

crypte aux martyrs



Demain ou après-demain, on profitera de ce temps mort pour regarnir la cambuse de Dartag qui a pris un vieux coup depuis notre départ, faire quelques lessives, car maintenant que nous avons une machine à laver à bord ce n'est plus une corvée, et peut-être louer une bagnole pour décourir l'intérieur de l'ile. Bref les projets ne manquent pas.

femme à l'enfant



En ce mois de juin, nous n'oublions pas tous ceux qui passent des examens ou des concours et tous nos voeux les accompagnent. Merci aussi à tous ceux qui nous font partager leurs réactions et commentaires ou suggestions à propos de ces petits billets et qui nous font toujours très plaisir.

lundi 11 juin 2012

Bon vent belle mer

grisaille tristounette

Après une journée de repos dans une grisaille tristounette à Fornells, le samedi s'est ouvert sous un soleil éclatant nous incitant à appareiller pour Mahon.

beau temps revenu

Après une sortie au moteur de ce beau mouillage, nous avons pris contact avec la grosse houle résiduelle de nord issue du coup de tramontane de la veille. Mais la brise maniable nous a permis d'arriver à Mahon pour déjeuner au mouillage au milieu d'une douzaine d'autres voiliers de nationalités variées au pied de la forteresse impressionnante dont les énormes canons de marine de 480 mm sont toujours présents, bien que leurs derniers tirs d'entrainement datent de plus de 50 ans.

Porte St Roc



D'un coup de Zodiac rondement mené nous avons visité cette capitale de Minorque, qui fait bonne figure avec ses restaurations de plus en plus nombreuses et quelques beaux monuments pratiquement remis à neuf, telles l'église romane Sant Fransesc ou la porte Saint Roc, dernier vestige des fortifications de la ville.



Mais la consultation détaillée de la météo ne nous laissa pas le loisir de profiter plus longtemps de cette ville attrayante, car une fenêtre favorable se présentait dès le lendemain matin dimanche pour traverser vers la Sardaigne.



Dès 8h30 nous étions en mer avec une jolie brise de SSW, 15 à 20 noeuds sur le travers, un rève ! Pour ces 200 milles marins, nous avions prévu quatre repas tout prêts (de délicieuses salades composées aromatisées aux épices et pimentos achetés la veille dans le supermarché du cloitre), pensant arriver le lendemain soir à la tombée de la nuit. Et bien deux seulement nous ont suffit, car la brise s'est maintenue d'une manière quasi continue, sauf quelques heures pendant la nuit (histoire de recharger les batteries) et nous avons déjeuner ce lundi confortablement amarrés dans la marina de Carlo Forte, ile San Pietro, à l'extrême sud ouest de la Sardaigne, après une cavalcade échevelée à plus de 7 noeuds de moyenne sur la majeure partie de la traversée. Il y a vraiment des journées qui vous reconcilient avec la mer et vous consolent des nuits d'enfer précédentes !

ruelle colorée



Cette petite ville active ne nous a pas encore offert la carte SIM de télécommunications de nos rêves mais nous profitons de la WIFI de la marina (précaire mais suffisante) pour déguster vos réponses (merci à tous) et vous envoyer notre petite chronique avant de nouvelles aventures italiennes et insulaires qui devraient se prolonger jusqu'à mi juillet au moins.

vendredi 17 février 2012

2010 et 2011 Interludes en Méditerranée

2010-2011 – Quatrième et cinquième saisons sur Dartag

Après la magnifique croisière de cinq mois en Grèce lors de la saison 2009, les nouvelles ambitions nées se sont heurtées à quelques petits soucis familiaux ou de santé, tout à fait indépendants, mais il fallait s’en occuper en repoussant à plus tard les projets de chevauchées au long court.

Ainsi les saisons 2010 et 2011 furent consacrées à purger les petites faiblesses constatées à bord, remplacer les équipements ou accessoires défaillants et continuer la préparation du bateau pour une autre croisière de longue durée à venir.

- remplacement des vannes de coque tendant à se gripper

- reprise d’étanchéité des hublots du carré

- découpage des planchers pour accéder aux cales

- renouvellement et mise au point du jeu de voiles (Clipper voiles)

- révision bimini et capote

- nouvelle annexe (Zodiac Fastroller ActiV 285) et moteur hors bord (Suzuki 6cv)

- mise service d’un hydro générateur Aquagen 4

- complément de panneaux solaires (nouveau panneau souple 68w amorphe)

- révision générale Eolienne AirX marine

- remplacement des girouettes et feux de mouillage

- nouvelle jauge à gasoil électrique

- masticage des petits éclats de gelcoat

- installation d’une passerelle pliante en alu

- montage d’une manivelle de winch électrique MODEA

- réparation de la télécommande de pilote Raymarine (4 mois au SAV)

- amélioration de l’installation TV avec pose d’un support orientable

- Révision moteur Volvo 400h

Pour ce qui concerne la navigation, nous nous sommes contentés de petite sorties familiales le long des côtes de Camargue, du Var et de la côte d’Azur ainsi qu’en Corse et Sardaigne. Ce fût aussi l’occasion de naviguer de concert avec Frédéric sur son Tangaroa tout neuf, un magnifique First 27.7, ou avec d’autres voiliers amis. La participation aux Régates Royales en 2010 et une visite au Salon de Cannes en 2011 complètent ce modeste tableau.

Une anecdote survenue en septembre 2010 en Corse su sud, en passant à proximité du phare des Moines par toute petite brise : alors que je venais de remettre ma ligne de traine à l’eau après la sortie du périmètre protégé, un vedette de l’administration du parc venant du fond de l’horizon plein tube, me rattrape et menace de me verbaliser pour pêche illicite ( ?). Finalement, après pas mal de palabres, et probablement en constatant que Dartag est immatriculé à Ajaccio, les préposés renoncent à leur funeste projet, mais pour marquer leur pouvoir, décident de m’arracher ma ligne en passant rageusement dessus jusqu’à ce qu’elle lâche. Bravo, et merci messieurs !

A noter que les quelques traversées effectuées au cours de ces deux saisons l’ont été entièrement à la voile, par brise maniable et favorable, ce qui est rare en méditerranée. Cela implique de choisir les dates de départ et de retour en fonction de la météo, et donc de prendre son temps ou des marges de manœuvre si l’on a des rendez-vous à respecter. Privilège de retraité !

Résumé de ces deux saisons en quelques chiffres :

- milles parcourus : 11072 - 8010 = 3062 NM

- heures de moteur : 394.1 - 318.6 = 75,5 h

- ratio voile : 40,55 milles pour une heure de moteur

- consommation totale de gasoil : 117+113 = 230 litres

- soit une moyenne de : 3,04 litres à l’heure (à surveiller, c’est plus que d’habitude, à moins qu'il n'y ait une erreur quelquepart).

dimanche 17 juillet 2011

oh la belle rouge !

Alienza n'a pas pu partir pendant le bon créneau météo. Vingt quatre heures après la mienne, idéale, sa traversée Hyères-Corse a donc été dure et inconfortable, marquée par une houle d'ouest bien formée et un vent non pas fort mais musclé, atteignant et même dépassant souvent les 25 noeuds.

l'Amirauté

En plus, les mouillages de la côte ouest de l'ile de beauté sont agités dans ces conditions, si bien qu'ils sont arrivés à Ajaccio, où je les attendais depuis trois jours au mouillage de l'Amirauté déjà bien encombré, plutôt contents du repos mérité qu'ils allaient pouvoir prendre. J'en avais profité pour déguster les produits de l'ile, profiter des merveilleuses coupes glacées du port et faire quelques repérages dans cette ville que j'aime beaucoup. Cela m'a donné, hélas, l'occasion de constater à quel point le vandalisme peut être stupide.

vandalisme

Le vieux pointu, offert par une ancienne famille de pêcheurs locaux, exposé sur la place de la cathédrale, avait reçu la visite de quelques cogneurs qui lui ont fait des dégâts significatifs. Les nigauds !

abordage à Campo Moro

L'équipage familial qui devait nous rejoindre par avion étant arrivé comme prévu, l'appareillage vers le sud de l'ile eu lieu dès le lendemain, avec une première escale à Campo Moro où, par beau temps et de jour, l'un des nombreux voiliers de location arrivant au mouillage dans une certaine pagaïe, n'a pas pu éviter d'aborder avec un choc sonore un fifty inoccupé qui, amaré à son corps-mort, n'en demandait pas tant. Cette baie profonde, et partiellement occupée par une ferme marine, laisse quand même de la place pour les plaisanciers, mais certains tiennent malgré tout à poser leur ancre sur celle des autres, déjà mouillés. Bref prudence à tous les niveaux et garder ses distances sont les deux mamelles de la tranquilité !

diner de vieux

retour des jeunes

qui a fait cela

Musarder de mouillage en mouillage dans les bouches de Bonifacio est un extrême plaisir lorsque les conditions météo le permettent. C'était le cas en cette première quinzaine de juillet et, de Figari aux iles Lavezzi puis dans le dédales de iles du Nord Sardaigne, au gré des parties de plage, des diners de vieux et du retour des jeunes, des barbecues à bord et des promenades à terre, c'est une escapade bien agréable que nous avons vécue. Chienne de vie !

chienne de vie

En regagnant Ajaccio, traversant le golfe du Valinco, la ligne de traine d'Alienza a ferré un superbe thon qui hélas a fini par casser alors qu'il était à portée de main. Quelle frustration quand il ne reste que les photos et vidéo de cette prise magnifique?

belle prise, mais...!

Pour le retour, nous avons profité d'une courte fenêtre météo avec des brises de nord à nord-est prévues sur toute la traversée. Encore un régal et zéro gramme de CO2. Elle est pas belle la vie ! D'autant plus qu'un autre thon s'est jeté goulument sur le dernier rapalas disponible. Il ne fallait pas le rater celui-là. Après plus d'une heure d'efforts et de patience il était à bord, et encore une heure plus tard, après l'avoir soigneusement découpé en morceaux alors que la nuit était tombée, il était dans le frigo !

presque 10 kilos

Dès le retour à Hyères un barbecue géant a permis à tous de déguster l'extrême finesse de ce poisson bien frais, juste avant le feu d'artifice de la fête nationale. Vive la belle rouge !

oh la belle rouge !

samedi 28 août 2010

8 jours en Corse et Sardaigne

Le plaisir de la voile en Méditerranée repose énormément sur la météo. Sans contrainte de dates et sans rendez-vous impératif à respecter on peut espérer laisser le diesel au repos, et ne pas se faire trop secouer, mais il faut jouer fin. C'était un des objectif de cette mini croisière.

Au départ d'Hyères, une petite fenêtre s'est présentée le 18 août. Départ à l'aube, avant que le vent se lève, donc un petit coup de Volvo est nécessaire pour aller le chercher. Au bout d'une heure et demie, il est faible mais il est là et monte gentiment à 12-15 noeuds du sud-ouest. S'il n'y avait pas un reste de houle, ce serait vraiment nickel. Et il tient, comme l'avait prévu la météo, jusqu'au millieu de la nuit. Nous sommes alors à 23 milles à l'ouest des Sanguinaires, visant Sénétose. Il faut se rendre à l'évidence, le vent de cale sera nécessaire. Mais pour l'économiser nous optons pour une escale dans l'anse de Cacao, où nous mouillons dans la nuit noire. Heureusement, les autres voiliers présents sur place ont allumé leur feu de mouillage. Quelques heures plus tard une petite brise de sud apparait, et nous en profitons immédiatement,

Hélas, une heure après elle est morte, mais reviendra par petites bouffées. Nous l'attendrons à chaque fois autant que nécessaire, étant par moment à peine manoeuvrant. Il nous faudra plus de neuf heures pour rallier la région de Figari soit 29 milles. Record de lenteur battu. Mais le mouillage à Capinero est magnifique, et l'eau à 24,8°.

caique et kite

Après une nuit venteuse et pluvieuse, un fort vent d'est nous incite à rester un peu au mouillage. Il mollit en début d'après-midi à 15-20 noeuds, et nous repartons vers l'archipel de la Maddalena. Les bouches de Bonifacio restent un des paradis de la plaisance, et nous allons en profiter pendant quelques jours, tant du côté Sarde que du côté Corse. La fréquentation est assez modeste en cette fin de saison, sauf exception comme à Rondinara, où les pavillons italiens sont les plus nombreux avec souvent de superbes voiliers.

italiens à Rondinara

Velsheda

Les amateurs de belle plaisance peuvent se régaler en croisant des yachts magnifiques. Depuis Velshéda, un classe J de 1927 restauré et naviguant à la voile par petite brise dans les canaux de la Maddalena, ou Maltese Falcon, un "voilier" ultra moderne, presse boutons, à trois mâts et phares carrés à enrouleurs automatiques pouvant être manoeuvré par une seule personne au moyens de joy-sticks, qui sortait de Porto Cervo mais au moteur.

Maltese Falcon

Il y a aussi un véritable nuée de monstrueux motor-yachts de plus de 100 pieds, déplaçant des centaines de tonnes, naviguant à 20 ou 30 noeuds en levant une mer cahotique sur tout le plan d'eau. Lorsque la brise est légère et que l'on essaie d'en profiter, on risque à tout moment d'être pris dans une espèce de marmite du diable qui vous détourne parfois à 180° de votre cap initial. Crispant, mais c'est le jeux dans ce secteur, et il faut bien l'accepter ou ne pas y venir !

Les bouches à 8 noeuds

Nous avons cinglé vers Porto Vecchio en profitant d'une superbe brise d'ouest modérée et régulière pratiquement jusqu'à l'arrivée. Puis nous sommes repartis tranquilement vers l'ouest, en zig-zagant et profitant d'escales délicieuses comme Santa Reparata où nous n'étions pas allés depuis plusieurs années.

route des sanguinaires

Finalement, une escale à Ajaccio nous a permis de compléter la cambuse et de faire un pélerinage sur la route des Sanguinaires avec le minivélo pliant. A l'extrémité de cette route magnifique, de grands travaux sont presque terminés, dans le cadre d'une opération "grand site" destinée à mettre en valeur et à protéger ce site exceptionnel. Les voitures doivent s'arrêter dans un parking obligatoire à 800 métres du bout de la route, relayées par une navette écologique, ou une promenade à pied aménagée jusqu'au restaurant des Sanguinaires. Des milliers d'arbustres ont été plantés, chacun protégé par une petite clôture en grillage plastique bleu donnant l'impression d'un champ de lavandes à maturité. Un peu surprenant compte tenu de la faible fréquentation de cet endroit même en haute saison, mais l'avenir dira si cet investissement de 3,7 millions d'euros s'avère utile ou nuisible.

passe des sanguinaires

opération grand site

Le retour sur le continent méritait d'attendre 24 heures une fenêtre météo favorable, avant un fort coup de vent d'ouest annoncé, suivi de plusieurs jours perturbés.

Pari gagné, avec une traversée commencée dans les petits airs, puis agrémentée d'une belle brise de Sud à Sud-ouest fraichissant progressivement jusqu'à 25 noeuds en arrivant dans les iles d'Hyères.

Bilan: presque 500 milles parcourus essentiellement à la voile puisqu'il n'y pas eu besoin de plus de 14 heures de moteur au total tout compris.

mardi 30 septembre 2008

2008 sur Dartag: Minorque, Corse, Sardaigne, Pontines, Naples

Après la saison 2007, je savais quelles étaient mes priorités pour 2008, avec l’ambition de fignoler la mise au point du bateau pour une croisière plus longue et plus lointaine, mais pas encore cette année où nous resterons en Méditerranée occidentale.

Il fallait régler tous les petits problèmes sous garantie avec le chantier Axemer à Argelès, mais aussi améliorer le bateau sur trois points principaux : les voiles, l’hélice, le dessalinisateur.......

nouvelle GV

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jeudi 17 janvier 2008

2007 sur Dartag: Ibiza, Corse, Archipel Toscan

Après neuf saisons et beaucoup de plaisir sur mon précédent bateau, j’avais fait le grand saut pendant l’été 2006, en commandant un nouveau voilier plus grand, plus lourd, plus puissant, plus confortable, et de la même marque. DARTAG, un bavaria 42 cruiser, est donc arrivé à Argelès-sur-mer (66) au tout début de 2007. La préparation et l’installation des équipements commandés pouvaient donc commencer avec un objectif de mise à l’eau...... premier antifooling

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samedi 18 novembre 2006

2004 Sur Thélia, l'année des méduses

Pour la première fois cette année, je m’étais dit que je n’avais pas de limite de temps pour naviguer et que je partirai à l’aventure dès que le bateau serait prêt. Il me fallait en effet corriger certains petits points de détail que j’avais laissé traîner à bord au cours des années précédentes mais qui n’étaient pas souhaitables pour une navigation de plus longue durée. Je voulais aussi installer la nouvelle hélice à mise en drapeau automatique, ..........

.Thelia sous voiles

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