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Mot-clé - Krysber Marine

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vendredi 08 juin 2012

Première étape musclée !

Nous somme donc partis mercredi dernier 6 juin en début de matinée, avec une météo correcte, ensoleillée, sans calmes et sans vents forts. Le bémol était que la direction prévue de ces vents était contraire. Nous nous sommes donc préparés à l'idée de louvoyer pendant au moins 36 heures, temps nécessaire à rejoindre Mahon à Minorque depuis Port Leucate, soit presque 200 milles marins, tout en espérant qu'Eole prendrait quelques liberté avec les météorologues et nous gratifierait d'un brise régulière portante (oups !).

chienne de vie



Ce ne fut hélas pas le cas, et le vieux dicton marin contre les vents contraires s'est vérifié une fois de plus: "deux fois la route, trois le temps, et quatre fois la rogne". Du vent de sud, de 10 à 25 nœuds pendant 45 heures sauf deux courtes accalmies nocturnes de quelques heures pendant lesquelles la risée Volvo nous a propulsé dans la bonne direction.

deux jours de près

Mais nous avons au total parcourus plus de 250 milles, et pas mal manœuvré pour les virements de bord et les réductions ou renvoi de voilures. Et finalement, au lieu d'aller jusqu'à Mahon, nous avons écourté la fin du parcours en nous arrêtant à Fornells, une quinzaine de milles avant, toujours à Minorque, où nous sommes arrivés au lever du troisième jour avec une belle houle de sud-est et le début du coup de vent de NW annoncé mais encore modéré. Le petit déjeuner au mouillage a été délicieux ! Heureusement, pendant la traversée, le soleil ne nous a pas fait défaut, on en voit les traces sur nos visages, et nous avons eu aussi de longues périodes de navigation agréable.



La pêche aurait pu être une bonne compensation à la rogne, mais la superbe daurade coryphène d'au moins 3 kilos que nous avons prise jeudi après-midi s'est décrochée à un mètre de la jupe, malgré les manœuvres pour la fatiguer sans casser la ligne et la demi heure de patience que nous avons consommée pour mettre toutes les chances de notre côté. Hélas, hélas, hélas,.... mais cela nous arrivera encore.

daurade coryphène



Fornells n'a pas changé depuis quelques années sans visite, mais paraissait un peu mort en ce vendredi après-midi sous la grisaille de la dépression qui agite le nord du bassin d'un mistral assez musclé. Demain, si le temps le permet, nous repartirons pour Mahon qui mérite une escale et nous placera idéalement pour une deuxième grande traversé vers le sud de la Sardaigne.

dimanche 09 octobre 2011

Juste avant l'hiver ?

Le port du Cap d'Agde est plutôt agréable en cette fin de saison et le quai d'accueil est peu fréquenté. En plus des rigolages en famille, c'est le lieu idéal pour remonter en tête de mat et remplacer les ampoules défaillantes par des led, aussi bien pour le feu tricolore que pour le feux de mouillage.

Cap Leucate au crépuscule

Mais la très belle météo de ce début d'automne était une invitation à reprendre la mer, cette fois pour la dernière étape, celle du retour au bercail. Avec des conditions anticycloniques, il ne fallait pas s'attendre à un rush dans les embruns. Au contraire, nous avons eu plutôt les brises de demoiselles tournant du nord-est le matin, au sud-est dans l'après-midi, et même au sud, à la tombée du jour.

Coucher de soleil sur les Corbières

Ces trente cinq derniers milles, pépères, se sont donc terminés par quelques bords au crépuscule devant le cap Leucate jusqu'au coucher du soleil sur les Corbières. Une dernière nuit au mouillage devant le village naturiste, et l'entrée dans le chenal par calme plat, nous changent des habitudes de ce littoral, un des plus venté de France.

Calme plat à Port Leucate

Petite marina privée

Avec la voiture le long du quai, le désarmement pouvait commencer dans d'excellente conditions, agrémenté par des récréations permises par ce beau temps calme, et notamment une découverte en Zodiac de petits coins et îles de l'étang de Leucate, où quelques propriétaires de villas ou promeneurs, se sont organisé des sortes de paradis personnels peu connus, à l'abri des grands axes touristiques.

Paradis sur l'étang de Leucate

Le grand portique

Une fois les quatre cent kilos d'équipements et provisions de croisière débarqués, Dartag, saisi délicatement par le grand portique, a pu retrouver son aire de repos hivernale chez nos amis de Krysber Marine, toujours aussi accueillants, malgré la réduction significative de l'espace qui leur a été concédé par l'administration du port.

prêt pour l'hiver

Ces deux dernières saisons, relativement peu actives (environ 3000 milles parcourus), mais encore bien utiles à la connaissance et la mise au point du bateau, feront l'objet d'un prochain bilan. Nous entrons maintenant dans la période des travaux et améliorations d'hiver qui alimenteront les prochains billets. Les listes continuent à prendre de l'ampleur en prévision du grand départ prévu en 2012.

jeudi 03 juin 2010

sacrées vannes !

Les bacs à eaux noires se vidangent par deux grosses vannes quart de tour de 1 1/2 pouce. Déjà la première saison elles étaient un peu dures. Or il faut les manoeuvrer fréquemment si l'on veut utiliser les WC en marins respectueux des mouillages fréquentés.

La deuxième saison, le débocage de début de croisère s'est bien passé, mais lors de la troisième saison Marie ne pouvait plus les manoeuvrer seule. Ce boulot m'était réservé, non pas qu'elle manque de force, mais, même à deux mains, elle n'y arrivait plus.

Tentant ma chance avant le réarmement pour la quatrième saison, j'ai buté sur un échec, au point de tordre les poignées (comme quoi j'ai encore des forces intactes ou presque) sans réussir à faire plus d'un quart de la course normale.

Il fallait les changer !

Mais c'est qu'elles n'entendaient être réformées comme des malpropres (sans jeu de mots) après seulement trois ans d'utilisation. Alors, après une journée de bataille à donf de cale dans la canicule de Port leucate en ce début juin, j'ai pu vaincre leur résistance à grands coups de clé à molette grand modèle et de disqueuse pour celle de babord dont le coude était indémontable sans destruction massive.

Imgp0803_nouvelle_eaux_noires_WC_tribord.jpg

Finalement, deux nouvelles vannes, un nouveau passe coque, une nouvelle durite plus longue permettant la suppression d'un coude, le tout assemblé avec force Sika devraient nous mettre à l'abri de mauvaises surprises pendant quelques saisons, et surtout, le démontage suivant sera moins destructif !

Imgp0804_nouvelle_vanne_eaux_noires_WC_babord.jpg

Curieusement, après un hiver au sec, ces organes sensibles du bord ne dégageaient aucune odeur, et pas une goutte n'est tombée dans les fonds. Bonne surprise, mais c'est quand même un travail que j'aurais préféré éviter. Heureusement j'ai trouvé toutes les pièces utiles sans problème chez Krysber Marine qui héberge Dartag quand nous ne naviguons pas.