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Mot-clé - Hyères

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samedi 15 juin 2013

L'appel Toscan

L’escale à Hyères permet de compléter les pleins, d’embarquer les provisions et quelques pièces détachées au cas où !

Croisere_toscane_130720.jpg

Pour cette petite croisière d’avant saison, la toscane avec ses iles et ses côtes découpées nous attire. Ce pourrait être aussi l’occasion de refaire un grand tour de Corse. Nous échafaudons un parcours de principe fantaisiste qui n’a pas beaucoup de chances d’être tenu mais a le mérite d’exister et de fixer quelques idées.

Un court créneau météo favorable se profile pour un départ le samedi 15 juin. Un vent prévu de sud-ouest maniable pendant 24 heures, c’est exactement ce qu’il faut pour tirer un long bord directement sur la Corse. On commencera donc notre parcours par la fin et à l’envers ! tant pis, c’est parti, après les embrassades avec les amis et amies.

P6153646_60_pieds_en_course_devant_les_medes.jpg

En fait de vent de sud-ouest, c’est une brise matinale d’est dans laquelle nous louvoyons entre les iles, croisant une flotte de superbes voiliers en course que nous essayons de ne pas gêner. A proximité de Port-Cros, le vent de sud-ouest n’est toujours pas là, la brise d’est est de plus en plus faible, le ciel se couvre et nous essuyons même une petite averse juste au moment de se mettre à table dans le cockpit. Quel culot cet Eole ! Puisque c’est ça, on va garder toutes les options ouvertes en ne s’engageant pas tout de suite dans la traversée. Nous restons donc au nord de l’ile du Levant avec l’idée de rejoindre Cannes ou Antibes si le vent de sud-ouest attendu ne se décide pas.

Finalement, après le phare du Titan l’adonnante arrive progressivement et nous bénéficions d’une brise régulière de force 3 nous permettant de mettre le cap sur la Girolata dans des conditions parfaites. Cela dure jusque tard dans la nuit, mais, comme souvent hélas, la brise faiblit progressivement à force 2 puis 1 en tournant à l’ouest. Le relais est pris par la risée Volvo.

P6163650_approche_de_la_Corse.jpg

Approchant des côtes Corses, nous apercevons dans la matinée ces majestueuses montagnes en ombre chinoises, puis quelques brumes matinales et sur une mer d’huile nous croisons quelques voiliers qui ont sans doute le même objectif que nous.

P6163667_mouillage_de_Girolata.jpg

Encore propulsé par le fidèle et raffiné vent de cale (composé à 100% de gasoil), nous entrons souplement dans le magnifique golfe de Porto puis nous arrêtons pour déjeuner à Girolata notre première escale Corse en ce dimanche de fête des pères. Cette crique mythique est très calme, l’atmosphère chaude et l’eau de mer à plus de 23°. Nous profitons de la fin d’après-midi pour pousser une petite reconnaissance à terre. Depuis notre dernier passage, il y a de plus en plus de jolies maisons parfaitement retaurées en pierre rouge locale. C’est magnifique avec cet éclairage. Il y a pire comme aventure.

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Chienne de vie !

A très bientôt

mardi 25 septembre 2012

Le temps des libellules

Et maintenant, place à ceux qui ne sont pas tributaires des vacances scolaires.

4ème génération

A la plage, la foule est moins dense

la plage est à nous

Mais l'affluence au mouillage est encore forte, surtout par vent d'ouest.

fréquentation de fin de saison

Une gros corps pluvieux orageux a duré trois jours. C'est classique à cette période.

averse pendant trois jours

Mais le beau temps est presque revenu.... il ne va pas tarder.... à l'Estagnol....

la pluie s'éloigne à l'estagnol

...et à Hyères......Une visite très british, la captain est heureux....

Captain et Dady

Ils sont venus, ils sont tous là !

ils sont venus

La saison des libellules bat son plein

libellules

Le canotage est paisible

canotage

Au retour de la plage, le rinçage est un sport d'hommes.

les hommes au rinçage

Et pour les courses, l'attelage tient la route

départ en course

Même Pistou profite de ses derniers instants de bonheur

Pistou pour toujours

Le soir, c'est la répétition de musique avant le diner

chansonnettes du soir

Les câlins de Tatie

câlins de Tatie

Et l'été se prolonge, calme, beau, chaud..............

avec les deux petits gars

.............avec des bains de bonheur et de tendresse...................

Maman aime l'eau aussi

puis les lectures avant le coucher.

avec Papylain

mercredi 05 septembre 2012

Le mois d'août à virer

La famille et les amis, c'est sacré. A égalité avec la croisière, na !

Et maintenant on s'occupe d'eux, dont les activités, professionnelles ou autres, ne leur laissent pas autant de loisirs que nous. A notre grand âge ils sont quand même mérités.

Fanny et Denis

Mais ce mois d'août 2012 est aussi celui d'un terrible drame, avec la perte d'une nièce adorée, enlevée à 34 ans à l'amour de son mari, resté veuf après à peine deux ans de mariage. Voir mon billet "Le Toit du monde" du 1er décembre 2010. L'injustice des maladies, qui frappent au hasard, nous a tous fait hurler de douleur. A Annecy, le rassemblement familial spontané qui s'est organisé à cette occasion a permis d'entourer pour un temps les plus touchés, et de resserrer encore les liens familiaux autour d'eux.

vallée blanche

Notre magnifique retour au milieu des montagnes, après cette vallée blanche qu'elle aimait tant, fut presque un dernier hommage que nous pouvions lui rendre. A nous maintenant de la faire vivre dans nos souvenirs.

ça roule

Le mois d'août à Hyères est celui des arrivées et des départs des vacanciers, avec souvent des sorties à la journée. Généralement l'équipage est nombreux et désireux de profiter du beau temps, de la chaleur, du soleil et de l'eau de mer à 23°, et même jusqu' à 27, dans cette belle rade qui est un paradis pour cela.

arrivée de Tangaroa

Naturellement les neveux et nièces profitent de cette période pour retrouver leurs cousins et cousines et visiter ou revisiter cette région au patrimoine si riche.

neuveux et nièces

Certains préparent même quelque chose d'important pour 2013

Ils se préparent poour 2013

Les virées dans les iles d'Hyères avec le joli petit canot familial, que se disputent les skippers potentiels, souvent par bonne brise, sont aussi des occasions de picnics d'enfer et de rassemblements à bord de Dartag.

La Huguenotte

Il ya aussi les "privilégiés" qui s'y offrent une croisière de quelques jours, et rivalisent de créativité sur les tartines du petit déjeuner.

confis

Parfois un régime d'est rend le mouillage à Hyères inconfortable. Les grandes baies de Porquerolles sont alors accueillantes pour de nombreux voiliers, y compris les plus grands, dont l'un s'est fendu d'une manoeuvre "à l'ancienne" pour venir mouiller à la voile.

mouillage à la voile

Les new-yorkais de passage n'ont pas raté leur bronzage.

visite des new-yorkais

Les groupes se suivent.............

groupe du tennis

.........et ne se ressemblent pas toujours..........

groupe des Pesquiers

........si, ceux là on les reconnait.....

Ernesto aux barres

Il y a aussi, bien sûr, ceux de toujours..........

les invariants

...........et ceux qui repartent après quelques jours de régalade......

A bientôt et revenez quand vous voulez

Mais il faut aussi penser aux petits travaux d'entretien qui doivent garder la maison dans un état irréprochable. Sur ce plan, il y a encore du boulot, mais les volontaires ne se font pas prier.

petits travaux à la maison

C'est d'autant plus facile lorsqu'un bon coup de mistral empêche les sorties à la voile.

fort coup de mistral

Mais cette année, il n'a pas été fréquent, et surtout c'était plutôt bref, si bien que la température de l'eau de mer est restée très acceptable jusque tard dans la saison.

samedi 28 juillet 2012

retour au bercail

Pyramide de la Sémillante aux Lavezzi

Le contraste en les iles Lavezzi et Cavallo est saisissant. L'ile déserte, marquée par les cimetières de la Sémillante et figée dans sa beauté depuis 1855, fait face à sa soeur jumelle, un mille au nord, aménagée par des propriétaires qui lui ont redonné vie avec un souci de préserver l'environnement. Le petit port de plaisance à peine visible et les criques dans lesquelles se nichent belles villas et hotels discrets forment un cadre exquis pour les amateurs (fortunés) de calme de luxe et de beauté. Il y a quand même des signes des tensions que vit cette ile-bijou, avec les traces politico-mafieuses visibles qui ont souflé quelques toits.

Hotel de rêve à Cavallo

Poursuivant notre route vers le nord, c'est à Santa Giulia que nous avons planté notre pioche. Ce grand mouillage animé était le point de chute idéal pour y retrouver nos amis Jean-Pierre et Marie-Claude. Bien protégé des vents de secteur ouest, il est exposé à l'est mais ce n'est que deux jours plus tard que la météo nous annonçait la brise de cette direction. Nous étions donc tranquilles pour profiter des soirées qu'ils nous avaient réservées. Et le samedi, nous avons même embarqué tout le monde pour une picnic à bord.

Picnic à Porto Nuovo

La grand-mère de 93 ans n'a reculé devant rien et c'est avec une aisance remarquable qu'elle a embarqué et débarqué depuis le Zodiac profitant de cette journée amicale et venteuse ! Il faut dire que le vent de sud-ouest annoncé dans les Bouches de Bonifacio, qui ne devait pas dépasser la force 5, est monté rapidement en fin de matinée pour se stabiliser toute la journée à 30-35 noeuds. Ca souffle quand même, mais ne nous a pas empêché de débarquer à Porto Nuovo, quelques milles au sud, dans un cadre magnifique et quasi désert.

Dans la soirée, alors que le vent devait tomber, il s'est brusquement renforcé à 40 noeuds rafales à 45. Cela fait beaucoup et nous serrions un peu les fesses pendant le diner en espérant que le mouillage tenait. De retour à bord dans la nuit, submergés d'embruns dans le zodiac sur un parcours d'à peine 300 mètres, nous avons préféré organiser un quart de veille au mouillage comme le faisaient déjà la plupart des autres yachts, tant les rafales étaient fortes. Mais rien n'a bougé et l'accalmie annoncée a permis à tout le monde de se coucher vers 2h du matin.

pavillon vermoulu

Le lendemain, nous avons repassé les bouches après une pause déjeuner à l'abri des falaises de Spérone, alors qu'un orage menaçant s'étendait sur le secteur.

Corse sauvage

Finalement quelques bourasques et averses ne nous ont pas fait de mal (sauf le pavillon qui a fini par rendre l'âme) et nous avons rejoint l'anse de Capinero pour une nuit calme dans un site, là encore presque sauvage.

Portigliolo

La dernière étape insulaire nous a conduit à Ajaccio avec un petit pélerinage à Portigliolo, où le mouillage anarchique prend de l'ampleur, dans ce magnifique Golfe où nous avons tant de souvenirs.

Mouillage aux Sanguinaires

L'escale technique de l'Amirauté est bien pratique pour refaire les pleins de la cambuse grâce à ses deux hypermarchés "bord à quai". Puis, avec une météo encourageante, nous sommes partis nous prépositionner au mouillage des Sanguinaires avant la dernière traversée de cette croisière vers les iles d'Hyères.

Barbicagia

La plage de Barbicagia est toujours le lieu de matches acharnés de beach-volley sur fond de résidences à taille humaine, mais l'aménagement paysager de l'extrémité de la route des Sanguinaires laisse toujours aussi perplexe, et semble avoir vidé ce site merveilleux de ses amoureux !

Retrouvailles

Comme la majorité des huit traversées précédentes de cette année, celle-ci n'a pas été très tranquille, et il nous a fallu encore louvoyer dans un vent de 15-20 noeuds avec un reste de houle d'ouest. Consolation, le Volvo est resté silencieux, mais nous avions 159 milles au compteur en arrivant à Hyères pour une traversée théorique de 128. Toutefois le vieil adage de la marine à voile "le près, c'est deux fois la route, trois fois le temps et quatre fois la grogne" ne s'est pas tout à fait vérifié. Et le soir même nous avons fêté, à terre et à bord, les retrouvailles avec la famille et les amis de toujours, visiblement contents de partager avec nous les histoires de marins et souvenirs de voyage.

A bientôt pour une autre croisière.

lundi 19 septembre 2011

Luxe, frime, fric,.... et bonheur !

Le festival de la plaisance de Cannes prend place parmi les animations de fin d'été de cette station balnéaire mondialement célèbre.

En cette année d'incertitude financière, pour ne pas dire de crise, cela pouvait êtrte intéressant d'y faire une visite, pour voir comment les exposants et le public répondrait à l'appel des organisateurs. C'était aussi l'occasion de rencontrer des spécialistes en matière d'équipement, à moins d'un an de notre départ pour un grand voyage.

Créole

Quittant Porquerolles, sous les yeux de Créole, par une bonne brise d'ouest, il ne fallut pas longtemps pour être au cap Camarat. Une heure plus tard, après quelques puissantes rafales et pas mal d'hésitations, le vent tombait, ne laissant qu'un méchant clapot d'un mètre en provenance du golfe de St Tropez. La mort dans l'âme, je tournais la clé de contact, mais, aussitôt embrayé, de fortes vibrations aussi bien en marche avant qu'en marche arrière me faisaient penser à un détritus pris dans l'hélice.

Après avoir rentré toute la voilure et bloqué la barre à babord toute, une plongée en apnée suffit pour éliminer l'intrus, une grande feuille de plastique, malgré les mouvements du bateau dans ce clapot résiduel. A peine remonté à bord, une reprise du vent nous permettait de nous approcher d'Agay, avant qu'il ne tombe de nouveau puis revienne de l'est à 8-10 noeuds. Quel bonheur de rallier Cannes au coucher du soleil avec cette brise régulière ! Le mouillage de Ste Margueritte est toujours aussi accueillant.

Croisette masquée

Au réveil le jeudi matin, la vue sur la croisette était quasiment obstruée par les immenses motors yachts mouillés par dizaines dans la baie parcourue par leurs puissantes annexes et les derniers modèles des exposants cherchant à séduire des clients potentiels pour ces montres de puissance.

les grands à Cannes

Dans le vieux port, le salon à flot regroupe les principaux chantiers de voiliers, présentant plutôt leur haut de gamme, et surtout une impressionnante collection de constructeurs, brookers, vendeurs de maxi motor-yachts longs de 25 à plus de 50 mètres, déplaçant des centaines de tonnes, équipés de moteurs de 1500 à 4700 chevaux-vapeur et dont les réservoirs peuvent contenir jusqu'à 70 000 litres de précieux gasoil. Il y a aussi nombre de vedettes rapides dont le bruit est un élément de séduction fondamental.

vive les couleurs

Sur le plan esthétique, je devrais dire "design", la tendance se confirme d'année en année. Les étraves sont plus verticales et même inversées comme s'il s'agissait de sous-marins. Le "must" semble être l'annexe qui est un modèle réduit du yacht principal. Naturellement la noblesse des matériaux, la qualité des peintures et des vernis, la variété des couleurs est immense. Certains, dont les coques sont noires et les vitres tellement sombres qu'on les diraient noires aussi, font penser aux films de James Bond ou à des navires furtifs qui seraient invisibles la nuit pour mieux apparaitre le jour. Un comble !

Le grand et son modèle réduit

l'annexe idéale

Ce monde du luxe, de la frime et de la mode n'est pas le mien , mais après tout, pourquoi pas ?

A propos des équipements, je souhaitais appronfondir quelques questions techniques avec les fournisseurs. Sur ce plan, ce millésime était moins riche que je ne le pensais, et je suis resté partiellement sur ma faim. J'ai quand même pu rapporter quelques bricoles et informations qui me rendront service l'hiver prochain.

vitesse 8 noeuds

Le retour vers Hyères me prit trois jours. La vent d'est de 10 à 15 noeuds était trop tentant pour ne pas en profiter, et au lieu des 55 milles de la route directe, j'en fis 155, juste pour le plaisir, essayant par la même occasion de prendre un beau poisson. Mais lorsque la vitesse oscille entre 7 et 8 noeuds cela doit être un peu rapide pour les bonites ou les thons car je suis rentré bredouille. Le plaisir des escales tranquilles dans des mouillages de rève, quasiment déserts à la fin de cette saison, alors que l'eau de mer est encore à plus de 25°, est immense aussi.

Cette fois, c'était deux fois le temps, trois fois la route et quatre fois le bonheur. C'est simplement dommage de na pas avoir pu en profiter à deux. Heureusement la vraie retraite approche.

samedi 03 septembre 2011

Vous avez dit bizarre !

Après l'aller-retour Corse Sardaigne de la première quinzaine de juillet, l'été devait être majoritairement consacré au repos, aux amis et à nos familles à Hyères. Sans compter les différents bricolages indispensables à bord ou à terre.

Tangaroa et Dartag à Hyères

Première surprise avec l'arrivée sans crier gare de Tangaroa, car la météo très dissuasive du week-end du 14 juillet lui a fait préférer les côtes varoises plutôt que les espagnoles.

Balisage à Hyères

La deuxième a été la découverte du plan de balisage estival de la rade d'Hyères: un monument de bureaucratie et de combines affreusement complexifié par l'action des groupes de pression ou lobbies de toute sorte. Même la police municipale, n'y comprenant rien, se contentait de tout interdire y compris le débarquement des annexes sur la plage. On imagine les textes kafkaiens à l'origine de ce document destiné au grand public, et l'arrachage de cheveux de l'agence de communication chargée de le composer.

La troisième a été le temps froid et venteux de cette deuxième quinzaine de juillet. la température de la mer est descendue jusqu'à 14°.Du jamais vu à cette période. Bon, il a bien fallu faire avec.

Préparation pour la tente

L'affluence familiale prévue pour cet été nécessitait un accroissement de la capacité d'accueil. Sous forme d'une tente c'était jouable, à condition de préparer le terrain et de choisir le bon emplacement à l'ombre des pins. Quelques heures de terrassement et le défrichage des griffes de sorcières, puis la pose d'un tapis de sol verdoyant seront nécessaires avant de la planter.

Sortie de la Huguenotte

Enfin la remise en service du petit canot familial, gréé en ketch de 3,80 mêtres de long, arisé pour la grosse brise, fût un grand moment de plaisir. Il contribue à faire de la jeune génération de futurs marins.

8ème merveille

Le mois d'août commença avec l'arrivée de Corentin, huit mois, et huitième merveille du monde, premier représentant de la troisième génération de la branche ainée de la famille. Ses cousins, oncles et tantes n'avaient d'yeux que pour lui.

Normalement, on peut s'attendre à un temps magnifique à Hyères pendant ce mois. Tous les coups de vent et les orages glacés ayant été concentrés en juillet, il n'y avait plus que du soleil, des brises maniables et une eau à plus de 25°, et même jusqu'à 27,8° à se mettre sous la dent. une vraie bénédiction pour tous ceux qui avaient eu la bonne idée de choisir cette période.

mouillage au Langoustier

Vous comprendrez donc mieux l'empressement de tous pour les sorties à la voile.

foule à bord

Avec de plus en plus d'équipiers acharnés à profiter des îles toutes proches.

futur moussaillon

Et bien sûr la volonté de tous de se tranformer en mangeur d'écoute.

la bombe

Ou de développer ses talents de cascadeur.

fastoche les plongeons

Parfois même de réussir de superbes "ploufs" dans l'eau chaude

saut de l'ange

Et aussi certaines formes d'expression artistique de haut niveau.

Soirée d'enfer

Il y eut aussi de fabuleuses soirées Hyèroises où les hommes n'étaient pas en majorité.

dernier w-e d'août

Finalement, ce mois d'août 2011, à défaut d'être bizarre contrairement à juillet, restera mémorable à bien des points de vue.

Fort de l'éminence

Jusqu'à Port-Cros, où l'on atteignit un sommet avec le Fort de l'Eminence après l'immense col des quatre chemins.

dimanche 17 juillet 2011

oh la belle rouge !

Alienza n'a pas pu partir pendant le bon créneau météo. Vingt quatre heures après la mienne, idéale, sa traversée Hyères-Corse a donc été dure et inconfortable, marquée par une houle d'ouest bien formée et un vent non pas fort mais musclé, atteignant et même dépassant souvent les 25 noeuds.

l'Amirauté

En plus, les mouillages de la côte ouest de l'ile de beauté sont agités dans ces conditions, si bien qu'ils sont arrivés à Ajaccio, où je les attendais depuis trois jours au mouillage de l'Amirauté déjà bien encombré, plutôt contents du repos mérité qu'ils allaient pouvoir prendre. J'en avais profité pour déguster les produits de l'ile, profiter des merveilleuses coupes glacées du port et faire quelques repérages dans cette ville que j'aime beaucoup. Cela m'a donné, hélas, l'occasion de constater à quel point le vandalisme peut être stupide.

vandalisme

Le vieux pointu, offert par une ancienne famille de pêcheurs locaux, exposé sur la place de la cathédrale, avait reçu la visite de quelques cogneurs qui lui ont fait des dégâts significatifs. Les nigauds !

abordage à Campo Moro

L'équipage familial qui devait nous rejoindre par avion étant arrivé comme prévu, l'appareillage vers le sud de l'ile eu lieu dès le lendemain, avec une première escale à Campo Moro où, par beau temps et de jour, l'un des nombreux voiliers de location arrivant au mouillage dans une certaine pagaïe, n'a pas pu éviter d'aborder avec un choc sonore un fifty inoccupé qui, amaré à son corps-mort, n'en demandait pas tant. Cette baie profonde, et partiellement occupée par une ferme marine, laisse quand même de la place pour les plaisanciers, mais certains tiennent malgré tout à poser leur ancre sur celle des autres, déjà mouillés. Bref prudence à tous les niveaux et garder ses distances sont les deux mamelles de la tranquilité !

diner de vieux

retour des jeunes

qui a fait cela

Musarder de mouillage en mouillage dans les bouches de Bonifacio est un extrême plaisir lorsque les conditions météo le permettent. C'était le cas en cette première quinzaine de juillet et, de Figari aux iles Lavezzi puis dans le dédales de iles du Nord Sardaigne, au gré des parties de plage, des diners de vieux et du retour des jeunes, des barbecues à bord et des promenades à terre, c'est une escapade bien agréable que nous avons vécue. Chienne de vie !

chienne de vie

En regagnant Ajaccio, traversant le golfe du Valinco, la ligne de traine d'Alienza a ferré un superbe thon qui hélas a fini par casser alors qu'il était à portée de main. Quelle frustration quand il ne reste que les photos et vidéo de cette prise magnifique?

belle prise, mais...!

Pour le retour, nous avons profité d'une courte fenêtre météo avec des brises de nord à nord-est prévues sur toute la traversée. Encore un régal et zéro gramme de CO2. Elle est pas belle la vie ! D'autant plus qu'un autre thon s'est jeté goulument sur le dernier rapalas disponible. Il ne fallait pas le rater celui-là. Après plus d'une heure d'efforts et de patience il était à bord, et encore une heure plus tard, après l'avoir soigneusement découpé en morceaux alors que la nuit était tombée, il était dans le frigo !

presque 10 kilos

Dès le retour à Hyères un barbecue géant a permis à tous de déguster l'extrême finesse de ce poisson bien frais, juste avant le feu d'artifice de la fête nationale. Vive la belle rouge !

oh la belle rouge !

jeudi 30 juin 2011

ouf, quel régal !

Après quelques jours dans les iles d'Hyères, je surveillais la météo car début Juillet il me fallait être à Ajaccio pour y retrouver des amis naviguant sur leur Océanis 40.

Les rendez-vous sont la hantise du plaisancier à voile, et peut-être aussi à moteur, car ils sont souvent synonymes de mauvaises conditions.de traversée. Mais une courte fenêtre s'est présentée pour les 28 et 29 juin entre un régime d'est et un coup de vent d'ouest.

sous spi en solitaire

Appareillage donc en solitaire le mardi matin avec une brise de sud-ouest de 10 à 15 noeuds prévue pour durer 24 heures. Début peinard pour reprendre le rythme, et dans l'après-midi elle apparait si stable en force et en direction que l'envoi du spi s'impose, d'autant plus que plusieurs autres voiliers sont visibles sur l'horizon et marchent, d'après le radar, au moins à la même vitesse. Trop tentant !

rattrappé avant la nuit

Après quelques heures de chasse, ils sont derrière, et la fin de la journée nous voit prendre le large. Garder le spi en solitaire, une nuit sans lune, est-ce bien raisonnable ? Mais alors, ils vont peut-être revenir ? ce serait trop bête.

La brise se maintient tellement bien que le pilote, un moment débordé lorsque Dartag file à plus de huit noeuds et nécessite une reprise en main de la barre, peut être remis en service à la faveur d'une lègère diminution du vent. Et cela dure jusqu'à deux heures du matin où il mollit sérieusement et refuse de 30 degrés. Il faut rentrer le spi. On repart tout doux au près, quasiment sur la route.

lever du soleil sur la Corse

Avant l'aube la silhouette des montagnes de l'ile se détache, majestueuse, puis le dernier quartier de lune apparait, un fin croissant, juste avant le lever du soleil, magique !

le maquis à Chiavari

Nous franchissons la passe des Sanguinaires avec une toute petite brise de sud-ouest qui tient jusqu'au mouillage de Chiavari dans les effluves du maquis tout proche.

Dans l'après-midi arrive la houle annonciatrice du coup de vent d'ouest prévu pour la nuit et la journées suivantes. Nous rejoignons Ajaccio sous un ciel se chargeant de nuages, plein du plaisir d'une traversée de rève avec zéro grammes de CO2.

mercredi 22 juin 2011

A l'eau, enfin !

Après un mois d'avril et un mois de mai exceptionnellement ensoleillés, mais passés en convalescence, la perspective de reprendre la mer se précisait.

Mais d'abord, comme chaque année, ce fut le moment du réarmement et du carénage à Port Leucate. La voiture était tellement pleine que la suspension talonnait sur la route des Corbières. Heureusement et c'est un émerveillement chaque fois, un bateau, même modeste, c'est grand, et une fois tout rangé, on aurait pu en mettre le triple.

en plein boulot

En trois jours tout était prêt et Dartag remis à l'eau. Mais la tramontane soufflait dur et la première sortie par force 8 à 9 fut plutôt musclée, direction Marseille, en principe sur une mer maniable si l'on ne s'éloigne pas trop de la côte. Après un départ sous le soleil bien que frais, le ciel s'est progressivement couvert et au bout de trois heures, les puissantes raffales étaient agrémentées d'une pluie de plus en plus forte. Malgré nos polaires, nos bottes et nos cirés, cela tournait à la punition au point de nous faire demander grâce et de nous arrêter au Cap d'Agde.

départ sous la pluie

Le lendemain la brise était nettement moins forte, et la pluie moins constante. Nous avons repris notre route, réussissant à aller jusqu'aux iles du Frioul avec une brise mourante. Les orages qui ont suivi ont bien rincé le pont déjà parfaitement nettoyé des miasmes de l'hiver par les bonnes giclées reçues le premier jour.

épuisé mais sauf

Le retour de conditions anticycloniques est agréable. Même si les brises molles ne permettent pas d'avancer beaucoup, elles permettent de renouer avec le beau soleil et de tenter notre chance avec une ligne à la traine. Une solide touche en fin de journée nous laissait espérer du poisson frais pour le diner. Après plus d'une heure d'efforts et de patience pour remonter la prise sans casser, il fallu se rendre à l'évidence, ce n'était pas un poisson mais un oiseau qui s'était pris à notre ligne. Un malheureux Fou-de-bassan tout jeune, épuisé par la lutte, fut finalement remonté à bord avant de se noyer. Une fois décroché de l'hameçon juste planté sous son bec, il reprit ses esprits sur le pont avant de plonger tout seul. Ouf, sauvé ! Ces oiseaux ont la vie dure.

baignades

Notre arrivée à Hyères, en pleine nuit, permettait de profiter de la famille déjà sur place en ce week-end de l'ascension. Les petits, arnachés de gilets du plus bel effet, en profitèrent pour se baigner depuis l'échelle du bord, malgré une eau encore fraiche.

avec Sergio et Domi

Quelques jours après nous avons retrouvés nos amis Sergio et Domi de retour de leur magnifique voyage jusque dans le Pacifique sur l'Oie Sauvage. Ce fut également l'occasion de faire la connaissance de l'équipage d'Orion sur lequel ils s'étaient embarqués pour un grand week-end. Le concours de Ti-punch organisé à bord laissa des traces et une revanche est à prendre.

hydrogen 4 au travail

Avant de reprendre les navigations estivales, quelques essais des investissements de l'hiver dernier s'imposaient. L'hydrogénérateur destiné à assurer l'autonomie électrique lors des traversées longues en est un. Le choix d'une position compatible avec l'annexe suspendue dans le portique et des conditions de fonctionnement optimales n'était pas évident. Finalement c'est dans la jupe qu'il est le mieux et sa production silencieuse et constante de l'ordre de 5 ampères à 5 noeuds, 7 ampères à 6 noeuds et 9 ampères à 7 noeuds est vraiment apréciable.

à la Courtade

Et cela n'empêche nullement de profiter des mouillages paisibles de ce début d'été comme celui de la Courtade à Porquerolles.

jeudi 23 septembre 2010

Royales, les régates

Après le retour de Corse, une période de beau temps durable, exceptionnelle à la fin de l’été en Méditerranée, nous a incité à farnienter en rade d’Hyères, faisant des sorties de quelques jours dans les iles en famille ou avec des amis, en attendant un évènement annuel organisé par le Yacht Club de Cannes : Les Régates Royales.

Elles portent ce nom depuis que les têtes couronnées d’Europe avaient pris l’habitude d’organiser leurs rencontres de yachtmen ici, à partir du début du vingtième siècle, comme ils organisaient, l’hiver, leurs rencontres de ski à St Moritz.

Partis quelques jours en avance avec une belle brise d’ouest, nous avons profité des journées du patrimoine pour visiter la citadelle de l’ile St Margueritte, où furent enfermés notamment le Masque de Fer au 17 ème siècle ou le Maréchal Bazaine au 19 ème.

Fort royal

Au mouillage dans la baie de la Napoule, on pouvait voir deux grands voiliers mythiques, Creole l’authentique, et Atlantic la réplique de la goélette de Charlie Barr.

Créole

Atlantic

Il y avait aussi un grand nombre de motor-yachts qui se doivent d’être à Cannes pour chaque grand évènement et aussi plusieurs voiliers modernes impressionnants par leur taille à l’image de TWIZZLE, un ketch de 188 pieds déplaçant 550 tonnes, dont le pont avant s’ouvre en grand pour y puiser, avec une grue escamotable, les nombreuses embarcations de servitude d’un tel bâtiment, totalisant ensemble plusieurs centaines de chevaux, mais parfaitement silencieuses.

Twizzle

Les concurrents arrivèrent dès le dimanche, et le lundi chaque équipage peaufinait sa préparation et se débarrassait sur les quais de tout le matériel inutile pour les performances, comme les tauds, les annexes, les sacs à voiles et espars en excédent, créant une animation de bon aloi. Le pavillon britannique est largement majoritaire, mais beaucoup d’équipages parlent français y compris sur les plus grands comme Moonbeam ou Shamrock.

Pont de Shamrock

Avel

LAK au départ

Un sloop bermudien de 1928, long de 14 mètres, LAK, ayant appartenu au Baron BICH, toujours basé à Hyères, et fraichement restauré à la perfection dans ses couleurs d'origine (coque noire, flottaison jaune, antifooling rouge), est venu en voisin; La classe des Dragon est très largement représentée car c’est une tradition forte du YCC.

Mardi matin tous sortent du vieux port sous un temps voilé avec une brise mollassonne. Après avoir hissé toutes leurs voiles, ils tournent sur rade à la disposition du comité de course. C’est l’occasion de les approcher de près, sans prendre de risque, car avec ce petit temps ils évoluent doucement.

Tuiga

Zaca a te Moana

Malheureusement, les rares bouffées d’air, ne dépassant jamais 7 nœuds, n’ont pas permis le lancement des procédures de départ et l’ensemble des courses a finalement été annulé vers 15h30. Seuls quelques acharnés (Tuiga, Parisca, Moonbeam, excusez du peu) sont restés en mer pour se mesurer amicalement dans les petits airs.

Le lendemain mercredi, la météo n’était guère plus optimiste pour le vent. C’était sans compter sur le soleil qui a déclenché vers midi une brise thermique de sud de 15 à 18 nœuds. Vraiment l’idéal pour assister à un très beau spectacle sur l’eau. Il s’est confirmé, et tous les départs ont été donnés en cinq procédures distinctes.

Départ

Shamrock V

Que de raffinement, de beauté, de puissance, d’élégance, que dis-je, de fair play, dans ces voiliers magnifiquement menés par des équipages soucieux de faire marcher les bateaux au maximum, sans prendre le risque d’une collision qui réduirait à néant des années de soins et des millions de $, de £ ou d'€, pour les restaurer.

à la bouée de La Galère

Vraiment ces régates et cette manifestation sont royales, et elles méritent le voyage.

samedi 28 août 2010

8 jours en Corse et Sardaigne

Le plaisir de la voile en Méditerranée repose énormément sur la météo. Sans contrainte de dates et sans rendez-vous impératif à respecter on peut espérer laisser le diesel au repos, et ne pas se faire trop secouer, mais il faut jouer fin. C'était un des objectif de cette mini croisière.

Au départ d'Hyères, une petite fenêtre s'est présentée le 18 août. Départ à l'aube, avant que le vent se lève, donc un petit coup de Volvo est nécessaire pour aller le chercher. Au bout d'une heure et demie, il est faible mais il est là et monte gentiment à 12-15 noeuds du sud-ouest. S'il n'y avait pas un reste de houle, ce serait vraiment nickel. Et il tient, comme l'avait prévu la météo, jusqu'au millieu de la nuit. Nous sommes alors à 23 milles à l'ouest des Sanguinaires, visant Sénétose. Il faut se rendre à l'évidence, le vent de cale sera nécessaire. Mais pour l'économiser nous optons pour une escale dans l'anse de Cacao, où nous mouillons dans la nuit noire. Heureusement, les autres voiliers présents sur place ont allumé leur feu de mouillage. Quelques heures plus tard une petite brise de sud apparait, et nous en profitons immédiatement,

Hélas, une heure après elle est morte, mais reviendra par petites bouffées. Nous l'attendrons à chaque fois autant que nécessaire, étant par moment à peine manoeuvrant. Il nous faudra plus de neuf heures pour rallier la région de Figari soit 29 milles. Record de lenteur battu. Mais le mouillage à Capinero est magnifique, et l'eau à 24,8°.

caique et kite

Après une nuit venteuse et pluvieuse, un fort vent d'est nous incite à rester un peu au mouillage. Il mollit en début d'après-midi à 15-20 noeuds, et nous repartons vers l'archipel de la Maddalena. Les bouches de Bonifacio restent un des paradis de la plaisance, et nous allons en profiter pendant quelques jours, tant du côté Sarde que du côté Corse. La fréquentation est assez modeste en cette fin de saison, sauf exception comme à Rondinara, où les pavillons italiens sont les plus nombreux avec souvent de superbes voiliers.

italiens à Rondinara

Velsheda

Les amateurs de belle plaisance peuvent se régaler en croisant des yachts magnifiques. Depuis Velshéda, un classe J de 1927 restauré et naviguant à la voile par petite brise dans les canaux de la Maddalena, ou Maltese Falcon, un "voilier" ultra moderne, presse boutons, à trois mâts et phares carrés à enrouleurs automatiques pouvant être manoeuvré par une seule personne au moyens de joy-sticks, qui sortait de Porto Cervo mais au moteur.

Maltese Falcon

Il y a aussi un véritable nuée de monstrueux motor-yachts de plus de 100 pieds, déplaçant des centaines de tonnes, naviguant à 20 ou 30 noeuds en levant une mer cahotique sur tout le plan d'eau. Lorsque la brise est légère et que l'on essaie d'en profiter, on risque à tout moment d'être pris dans une espèce de marmite du diable qui vous détourne parfois à 180° de votre cap initial. Crispant, mais c'est le jeux dans ce secteur, et il faut bien l'accepter ou ne pas y venir !

Les bouches à 8 noeuds

Nous avons cinglé vers Porto Vecchio en profitant d'une superbe brise d'ouest modérée et régulière pratiquement jusqu'à l'arrivée. Puis nous sommes repartis tranquilement vers l'ouest, en zig-zagant et profitant d'escales délicieuses comme Santa Reparata où nous n'étions pas allés depuis plusieurs années.

route des sanguinaires

Finalement, une escale à Ajaccio nous a permis de compléter la cambuse et de faire un pélerinage sur la route des Sanguinaires avec le minivélo pliant. A l'extrémité de cette route magnifique, de grands travaux sont presque terminés, dans le cadre d'une opération "grand site" destinée à mettre en valeur et à protéger ce site exceptionnel. Les voitures doivent s'arrêter dans un parking obligatoire à 800 métres du bout de la route, relayées par une navette écologique, ou une promenade à pied aménagée jusqu'au restaurant des Sanguinaires. Des milliers d'arbustres ont été plantés, chacun protégé par une petite clôture en grillage plastique bleu donnant l'impression d'un champ de lavandes à maturité. Un peu surprenant compte tenu de la faible fréquentation de cet endroit même en haute saison, mais l'avenir dira si cet investissement de 3,7 millions d'euros s'avère utile ou nuisible.

passe des sanguinaires

opération grand site

Le retour sur le continent méritait d'attendre 24 heures une fenêtre météo favorable, avant un fort coup de vent d'ouest annoncé, suivi de plusieurs jours perturbés.

Pari gagné, avec une traversée commencée dans les petits airs, puis agrémentée d'une belle brise de Sud à Sud-ouest fraichissant progressivement jusqu'à 25 noeuds en arrivant dans les iles d'Hyères.

Bilan: presque 500 milles parcourus essentiellement à la voile puisqu'il n'y pas eu besoin de plus de 14 heures de moteur au total tout compris.

samedi 14 août 2010

L'orage du 15 août

La première quinzaine de ce mois est traditionnellement celle des vacanciers. Ils ont encore eu raison cette année, il a fait très beau, chaud et plutôt calme. Deux courts épisodes de mistral, ressentis à Hyères, ont permis de se souvenir qu'il existait toujours.

La visite de Frédéric, avec son superbe First 27.7 tout neuf, nous a régalé. Le comportement à la mer de ce croiseur de course est vraiment étonnant. Finesse de barre, équilibre sous voiles, passage très doux dans le clapot, quasi-absence d'embruns. Et c'est une source quasi inépuisable de bricolage, personalisation, améliorations diverses, en fonction des désirs du propiétaire qui soigne aussi son confort, sa sécurité et son accastillage. Ce joli voilier, qui porte le nom du dieu polynésien de la mer, est bien né et bien nommé. Avec l'expérience des manoeuvres par tout temps, en solitaire comme en équipage, il deviendra à court terme le coursier de rève que son propriétaire voulait

Tangaroa dans la passe de Porquerolles

A l'approche de la mi-août il y a souvent ce qu'on appelle "l'orage du 15 août". Et cela s'est vérifié encore cette année, cette fois le 14, au petit matin, bruyant, mais pas violent, juste de quoi vérifier que le mouillage tient bien dans les raffales, et de rincer le pont.

sous la pluie

Et maintenant, hélas, certains séjours familiaux approchent de leur terme. Une periode de vent d'ouest plus soutenu devrait s'installer, créant les conditions favorables à un nouveau départ pour une virée autour de la Corse en cette deuxième partie de l'été.

jeudi 29 juillet 2010

L'année noire dans un ciel bleu

L'an dernier un deuil nous avait frappé en pleine croisière avec la disparition brutale de la maman d'Alain. Cette année c'était, hélas, plus prévisible et depuis quelques mois, nous nous attendions au pire pour le papa de Marie, et elle était à son chevet depuis de longues semaines. C'est le 18 juillet qu'il est parti paisiblement retrouver les êtres chers qui l'avaient précédé dans l'au-delà. De là où il est maintenant, il nous encourage probablement à reprendre une vie normale, mais il voit sûrement aussi toutes les misères et les drames qui continuent à s'abattre sur notre pauvre monde, comme les heureux évènements et les joies.

Pendant ce nouvel "interlude", Dartag était resté sagement à nous attendre à Hyères et maintenant, petit à petit, nous allons nous remettre au rythme de la mer, des calmes et des coups de vent, avec les journées qui commencent à diminuer sensiblement.

Pleine lune

La pleine lune du 26 juillet nous a donné l'occasion d'un beau spectacle au moment de son lever sur fond d'ile de Port Cros, et permis une photo plutôt originale, depuis la plage, sur laquelle on voit nettement le gréément de Dartag en ombre chinoise sur le disque plein de l'astre de la nuit.

petite brise

Mais, en cette fin juillet, les chassés croisés familiaux se succèdent et après une longue période de chaleur et de brises légères, voici revenus les coups de vents d'ouest fréquents à cette période.

nouvelles pales

C'est donc le moment de remonter l'éolienne sur son portique avec, cette année, les nouvelles pales silencieuses commandées cet hiver. Excellente surprise, le rendement est quasiment aussi bon qu'avec les pales noires d'origine, la production démarre plus tôt, mais surtout le mieux attendu sur le sifflement de l'AirX Marine est net. Il est maintenant tout à fait possible de ne pas neutraliser la machine, dans un mouillage fréquenté même par forte brise.

samedi 10 juillet 2010

Pétole, pétole

Le coup de vent de NW était assez musclé à Port Leucate et la nuit fut agitée et bruyante. Mais la météo prévoyait sa fin dès le mardi soir, puis des brises légères et variables ensuite pour plusieurs jours. Il fallait donc partir dès que possible et faire un maximum de route avec le vent, avant qu'il ne tombe.

Après avoir réarmé Dartag, nous étions prêts vers midi ce mardi. Pas question d'attendre davantage. Et en avant dans la brafougne: force 7 à 8 de travers avec un soleil magnifique, cap sur Marseille en espérant y arriver sans se servir du moteur.

Une heure après le départ, nous croisons un grand Océanis, à sec de toile et au moteur, qui roulait bord sur bord dans la mer hachée et courte de ce golfe du Lion par vent de terre. Fallait-il qu'il ait cassé ses deux drisses ou autres avaries plus graves encore pour ne pas utiliser ses voiles et se faire secouer bêtement comme cela, alors qu'à la voile c'est à la fois plus confortable, plus économique et plus rapide !

Une accalmie de deux heures, en passant au large du Cap d'Agde et du golfe d'Aigues Mortes, nous a permis de dérouler toute la voilure et de croiser quelques autres voiliers, à la voile cette fois. Puis le vent est revenu, du nord mais plus maniable, force 5 à 7. Le passage de nuit devant le delta du Rhône en voyant juste les phares et les bouées du chenal est toujours agréable surtout quand on peut le faire à la voile et à 7 ou 8 noeuds.

Finalement le vent a molli progressivement vers le golfe de Fos, mais nous a quand même permis d'arriver jusqu'au Frioul vers 5h du matin dans la calmasse, et nous avons mouillé devant la ferme marine avec cinq autres voiliers dont un sloop géant d'environ 25 mètres dont le mat était tout éclairé par des projecteurs. Impossible de ne pas le voir ! Bilan, 109 milles avec 1 litre de gasoil, c'est correct et le pari était gagné.

Echoué en l'air

Au réveil, grosse surprise de voir un voilier de 7 ou 8 mètres échoué à plusieurs mètres d'altitude dans les rochers près de la buvette de Pomègues. Quel phénomène a bien pu le transporter jusque là ? Il fallait une forte mer pour faire cela, mais à cet endroit, entre l'ile et la terre, peut-il y avoir une telle houle ? Mystère. En tout cas il semblait avoir été pillé car il n'avait même plus sa bôme.

Cap Sicié

Pour arriver à Hyères, il nous a fallu encore trois jours, avec des brises de force 1 à 2, variables en direction, et des escales à La Ciotat (le chantier repris par Monaco Marine pour l'entretien des grands yachts a encore pris de l'extension, vive la crise !), un passage laborieux du Cap Sicié (avec sa station d'épuration discrète, sans odeur et sans saveur), et une nuit à Porquerolles (mouillage du Langoustier, déjà bondé début juillet).

Langoustier

Vu l'affluence au mouillage devant le port d'Hyères, la saison est bien lancée !

Hyères 10 juillet 2010

Une grande satisfaction, après ces quelques jours de mer par des conditions variées, les nouvelles voiles fabriquées par Clipper Voiles sont excellentes. Réduites ou pas, à toutes les allures, leur efficacité est épatante, et les quelques voiliers qui nous ont donné la réplique ont du se demander ce qui leur arrivait. Je me félicite d'avoir laissé à Port Leucate les vilaines voiles Elvstroëm d'origine dont nous ne devrions plus avoir besoin, sauf en secours lors d'une croisière lointaine, hélas pas à l'ordre du jour cette année.