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jeudi 02 février 2012

Made in Greece

Ah le linge sale ! une préoccupation bien constante et parfois lourde de corvées en croisière.

L'idée d'une petite machine comme il en existait autrefois sous la marque CALOR, me trottait dans la tête depuis un moment. Et en prospectant, avec les mots-clés qui vont bien sur la toile, sont apparues des possibilités presque inimaginables pour mon esprit sans doute pas suffisamment tourné vers les tâches ménagères.

Le développement des vacances nomades a permis l'éclosion d'une gamme très riche de lave-linges légers et faciles d'emploi pour des petites lessives peu gourmandes en énergie et en eau. Exactement ce que je cherchais, et en plus on en trouve à tous les prix, automatiques ou manuelles, éventuellement chauffantes et séchantes, neuves ou d'occasion. Incroyable !

Elles ont toutes un point commun, du à l'obligation de légèreté, elles n'essorent pas. Il faut donc tordre le linge après lavage, avant de l'étendre ou éventuellement de le remettre dans la machine pour le sécher, s'il s'agit d'un modèle séchant.

D'autres caractéristiques font penser que les composants de base sont identiques, et que les machines vendues sous différentes marques sont en fait des assemblages labellisés NOVA, SIEMENS, CARAD,.... j'en passe et des meilleures, dont l'origine est essentiellement belge, mais aussi italienne, française ou grecque. Mais, va savoir d'où elles viennent........

Carad automatique

Finalement mon choix s'est porté sur un modèle CARAD semi automatique fabriqué en Grèce (tant mieux, j'ai une vraie tendresse pour ce pays), dont le propriétaire avait fait un usage modéré, lors de ses croisières estivales et n'en avait plus besoin.

comme une grande

Il possède presque tout d'une machine à laver de ménage, electrovanne de remplissage sur le réseau sous pression du bord ou du quai, pompe de vidange, chauffage, thermostat, programmateur, etc...

Commandes

Le tableau de commande fait presque rêver et permet de sélectionner la température et la durée du cycle,

tambour tournant

Et, comme dans une vraie, il y a un tambour tournant, qui est le coeur de la machine, car c'est lui qui lave et qui sèche. Une vraie petite merveille !

Pour les points à surveiller sur un voilier, encombrement, consommation d'eau et d'électricité, il faudra trouver des compromis, mais on a rien sans rien. Pour trois kilos de linge, il faut compter, pour un cycle complet, environ trente litres d'eau douce et une heure de fonctionnement du groupe électrongène (la machine consomme moins de 200w en 220v), pendant laquelle on pourra aussi faire tourner le dessalinisateur si l'on est au mouillage. Mais la résistance de chauffage ne sera pas utilisée car elle dépasse la puissance du groupe. On prendra donc l'eau chaude sanitaire du bord. Si l'on est en escale dans un port, ces problèmes ne se posent pas, mais, de toute façon, on évitera d'avoir à passer une demie journée ou plus dans une laverie, en fonction de la queue.

Conclusions sur ce choix à l'automne 2012, après une saison de pratique en équipage.

mercredi 07 avril 2010

Un conseil avisé

A la fin de notre beau périple en Grèce, l'été dernier, une défaillance de la jauge à mazout se manifestait par des indications peu fiables et une instabilité de l'aiguille.

L'inspection de tous les contacts et leur nettoyage n'avaient rien donné, permettant de croire que le problème venait du plongeur dans le réservoir. Le démontage et rinçage au gasoil de cette pièce s'avéra infructueux également. Il ne s'agissait pas d'une priorité, donc le diagnostic et la réparation pouvait attendre l'hiver, sachant que le temps de fonctionnement du moteur, lorsque l'on connait la consommation de manière précise, est presqu'encore plus sûr que la jauge, pour savoir où on en est.

Tête de jauge gasoil

L'exposé du problème aux différents spécialistes rencontrés ou sollicités entre novembre et janvier, se terminait invariablement par la même réponse évasive conseillant de venir à l'atelier avec le bateau pour un échange (?), certain avançant aussi que ce problème était classique au point que, sur les bateaux neufs arrivant d'Allemagne, le chantier prenait la précaution d' échanger cette pièce par une autre d'origine automobile (gloups ?) plus fiable et moins chère (60 euros contre 140 pour la pièce d'origine) avant même la livraison.

Evidemment cela n'était pas très satisfaisant. Comment Bavaria, connaissant cette faiblesse, pouvait-il continuer à livrer une telle "daube" sur tous ses bateaux à voile et à moteur sans réagir ?

Je me suis donc résolu à consulter par téléphone un Shipchandler de la Rochelle connu pour son expérience des voiliers Bavaria. Après description rapide du problème, il m'a demandé si j'avais procédé au calibrage de la jauge. Hélas non, je ne savais même pas que c'était possible. Du coup, il m'a proposé de m'envoyer par email le document décrivant la procédure à suivre, publiée par le fabriquant. Naturellement j'ai accepté et ces deux pages en anglais illustrées de photos étaient en ma possession une heure après, gratuitement.

A mon passage suivant à Port Leucate, j'ai appliqué cette procédure en 10 minutes, après avoir fabriqué un petit outil destiné à maintenir le contact du câble de contrôle sur la borne d'étalonage préalablement débarassée de sa protection, et le tour était joué : plus d'oscillation, une indication fiable et vraisemblable, dès la mise sous tension.

Merci Ushimata, et peste soit des "professionnels" méditerranéens dont la réputation de compétence et même la conscience professionnelle ne sont pas sortie grandies de ce mini test. Mais je n'ai peut-être pas cherché suffisamment, il doit bien y en avoir aussi des bons !