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Mot-clé - Cap d Agde

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mercredi 10 octobre 2012

Encore un peu s'il vous plait...

Marie-France avait une envie folle de faire connaissance de son dernier petit fils. Mais c'est qu'il était bien au chaud, Alexandre, et qu'il y resté un peu plus que prévu. N'y tenant plus, elle a pris son courage à deux mains et finalement préféré rentrer seule à Paris pour être disponible sans délai, le moment venu. Ce fut le 23 septembre, et tout s'est très bien passé: la mère, l'enfant et aussi le père, qu'on oublie parfois (et pourtant c'est souvent lui qui souffre le plus), ont très bien supporté ce moment fondamental de la vie d'un couple avec la naissance de son premier enfant.

Pendant ce temps là, il fallait ramener Dartag à son port d'origine et le désarmer pour l'hiver, fin septembre début octobre.

bonne brise d'est à Sicié

Une bascule d'est étant prévue dans quelques jours, il suffisait de l'attendre pour profiter d'une confortable allure portante.

nuée sur le Golfe d'Aigues Mortes

Cela permet d'avancer, en deux jours de belle navigation, jusqu'au golfe d'Aigues Mortes........

Bon vent belle mer

.......et d'arriver à Sète en même temps que les Bavaristes de l'amicale, au terme d'un parcours de ralliement pour la "route des huitres". Ce rallye annuel est surtout gastronomique, et consiste à faire le tour de l'étang de Thau en flottille, en faisant goûter aux autres équipages les spécialités locales.

Sète, en attente des ponts

Bien sûr cela commence par l'attente de l'ouverture de ponts de Sète, avant de se retrouver pour un diner à Mèze.

mouillage de Mèze

Le lendemain, au réveil, le mouillage de Mèze est vide, ils sont tous déjà partis à Marseillan car il n'y aura pas de place pour tous dans le petit port.

Canal de Marseillan

La soirée moules-saucisses-huitres-vins locaux, se termine fort tard après la visite des caves d'un fameux breuvage local appelé Noilly Prat. Heureusement il n'y pas d'alcotest, et de toute facon le retour à bord en zodiac en pleine nuit ne pose aucun problème, si l'on respecte quelques limites.

Régates dominicales sur létang de Thau

Le dimanche matin, malgré un temps gris et tristounet, les mordus du CN Marseillan répondaient présents à la régate dominicale dans une brise régulière d'est.

mouillage d'attente à Balaruc

Un avis de vent d'ouest fort étant annoncé dans la nuit, le mieux était d'aller mouiller le soir devant Balaruc-les-bains, à l'autre bout de l'étang pour sortir de l'étang le lundi matin. Après avoir franchi les ponts, la sortie ouest du port de Sète, contre le vent et la mer associée, n'était pas très agréable. Comme la météo prévoyait une amélioration en fin de matinée, il était envisageable de poursuivre au près, à l'abri de la côte, sous voilure réduite, en direction du Cap d'Agde en attendant que le vent mollisse.

53 noeuds au Cap d'Agde

Il a au contraire fraichi violemment, 40-45 noeuds, à l'approche du Brescou, et il valait mieux s'arrêter en souhaitant que les prévisions de la météo se réalisent. Les rafales au mouillage dans l'avant port dépassaient les 50 noeuds. Lorsqu'elles ont molli régulièrement à moins de 30 noeuds, au début de l'après-midi, nous sommes repartis.

arrivée à Leucate

Le vent est devenu rapidement plus raisonnable, et la mer avec, permettant de profiter d'une dernière navigation paisible pour cette année. Il a même fallu utiliser la risée Volvo pendant une heure et demi pour arriver à Port Leucate en début de soirée.

La saison 2012 est terminée, vivement 2013. Un petit bilan de cette année fera l'objet du prochain billet.

dimanche 09 octobre 2011

Juste avant l'hiver ?

Le port du Cap d'Agde est plutôt agréable en cette fin de saison et le quai d'accueil est peu fréquenté. En plus des rigolages en famille, c'est le lieu idéal pour remonter en tête de mat et remplacer les ampoules défaillantes par des led, aussi bien pour le feu tricolore que pour le feux de mouillage.

Cap Leucate au crépuscule

Mais la très belle météo de ce début d'automne était une invitation à reprendre la mer, cette fois pour la dernière étape, celle du retour au bercail. Avec des conditions anticycloniques, il ne fallait pas s'attendre à un rush dans les embruns. Au contraire, nous avons eu plutôt les brises de demoiselles tournant du nord-est le matin, au sud-est dans l'après-midi, et même au sud, à la tombée du jour.

Coucher de soleil sur les Corbières

Ces trente cinq derniers milles, pépères, se sont donc terminés par quelques bords au crépuscule devant le cap Leucate jusqu'au coucher du soleil sur les Corbières. Une dernière nuit au mouillage devant le village naturiste, et l'entrée dans le chenal par calme plat, nous changent des habitudes de ce littoral, un des plus venté de France.

Calme plat à Port Leucate

Petite marina privée

Avec la voiture le long du quai, le désarmement pouvait commencer dans d'excellente conditions, agrémenté par des récréations permises par ce beau temps calme, et notamment une découverte en Zodiac de petits coins et îles de l'étang de Leucate, où quelques propriétaires de villas ou promeneurs, se sont organisé des sortes de paradis personnels peu connus, à l'abri des grands axes touristiques.

Paradis sur l'étang de Leucate

Le grand portique

Une fois les quatre cent kilos d'équipements et provisions de croisière débarqués, Dartag, saisi délicatement par le grand portique, a pu retrouver son aire de repos hivernale chez nos amis de Krysber Marine, toujours aussi accueillants, malgré la réduction significative de l'espace qui leur a été concédé par l'administration du port.

prêt pour l'hiver

Ces deux dernières saisons, relativement peu actives (environ 3000 milles parcourus), mais encore bien utiles à la connaissance et la mise au point du bateau, feront l'objet d'un prochain bilan. Nous entrons maintenant dans la période des travaux et améliorations d'hiver qui alimenteront les prochains billets. Les listes continuent à prendre de l'ampleur en prévision du grand départ prévu en 2012.

samedi 24 septembre 2011

Septembre bleu

Après Cannes, il a fallu se résoudre à finir l'été et rentrer pour l'hivernage. Laissant les jeunes profiter de la belle arrière saison à Hyères, Dartag a commencé à refaire de l'ouest avant le coup de vent prévu les 18 et 19 septembre.

Nous disposions de deux jours de petit temps avant, pour trouver un abri confortable.

Coucher de soleil aux Embiez

La première escale fut les Embiez. Un voilier déjà repéré en août dans les iles d'Hyères s'y trouvait à notre arrivée. Il s'appelle "Ourine et Tourine" et est facilement reconnaissable avec sa peinture zébrée en bleu. Son skipper, naviguant souvent en solitaire, rentre d'un long périple en Méditerranée est, notamment en Turquie, dont il conserve des souvenirs enthousiasmants. Un de plus, qui nous incitera à y aller également dans quelques années.

industrie à Fos

La deuxième, difficile à atteindre avec des vents de plus en plus faibles, fut pour le golfe de Fos. Après une première nuit derrière la Gracieuse, bien à l'abri de la petite houle de sud, un orage précurseur écourta notre sommeil pour aller se mettre à l'abri du coup de vent de nord-ouest imminent. Bien sûr l'environnement à proximité de la pointe St Gervais n'est pas extraordinaire. L'industrie lourde, avec son aciérie et ses raffineries dispense généreusement les fumées, nuages de poussière, et odeurs moins agréables que le chant des cigales des criques de Porquerolles. En revanche, les fonds tiennent parfaitement et il n'y a ni houle ni clapot dans ces conditions.

40 noeuds à Fos

Heureusement, car la tempête, parfaitement prévue par les bulletins météo, fut musclée. Trente à quarante noeuds, rafales à quarante cinq noeuds, pendant trente-six heures. Malgré le bruit et les embardées au mouillage, ce fut le temps du repos et de la lecture. Comme de surcroit, les réseaux 3G et TNT sont parfaits, il n'y avait aucune raison de se plaindre, juste à patienter en attendant l'amélioration prévue pour mardi 20.

dans la brise

Partant en fin de matinée avec encore 25 à 35 noeuds de nord, nous sommes passés devant la Camargue avec un vent fort mais quasi portant. Evidemment en fonçant à 7-8 noeuds dans le clapot court, l'excellent rinçage à l'eau douce des pluies du week-end a été anihilé. Plusieurs voiliers croisés, dont un grand d'environ 25m sous trinquette seule, fonçant sans doute à dix noeuds, nous ont encouragé car, s'ils étaient partis pour faire de l'est, c'est que le vent serait sans doute plus maniable dans notre direction.

Effectivement, le déroulage de la toile à commencé en passant au large des Saintes Maries et nous avions toute la toile devant l'Espiguette. Une heure plus tard le vent tournait au sud-ouest 6 à 8 noeuds. Il a tenu, avec quelques bégaiements, jusqu'au coucher du soleil. ensuite il a fallu compter sur la risée Volvo pour gagner Frontignan.

le port des pauvres

Cette escale technique était motivée par quelques petites améliorations à effectuer chez Clipper Voiles, maitre voilier qui m'avait confectionné l'excellente garde-robe de DARTAG. Le changement des trois lattes de la Grand'voile et le renfort des goussets était nécessaire pour assurer une meilleure tenue de l'ensemble dans la brise et la rendre plus endurante en vue du grand voyage que nous préparons pour 2012. Une journée a suffit pour cette intervention accompagnée d'une contrôle soigné du génois, en parfait état, et nous avons repris la mer dans les conditions anticycloniques annoncées pour toute la fin du mois.

escale au Cap d'Agde

Un week-end en famille au Cap d'Agde, bien agréable avec le calme de ces chaudes journées d'automne, nous a permis aussi pour la première fois de débarquer sur l'ilot volcanique du Brescou, résidu d'une éruption récente du Mont Saint Loup, tout proche, et de découvrir le Fort construit juste à la sortie du port aux 16 ème et 17ème siècle. Il est en mauvais état, au point que les visites de l'intérieur ne sont pas possibles. Son histoire militaire est fortement lié à la lutte contre les anglais et les espagnols, mais aussi aux guerres de religions en France. Ainsi y furent emprisonnés de nombreux huguenots après la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV en 1685, dont Etienne Durand, père de Marie Durand, très liée aux fameux camisards cevenols.

Fort de Brescou du large

panoramique du Fort du Brescou depuis la plage ouest

mercredi 22 juin 2011

A l'eau, enfin !

Après un mois d'avril et un mois de mai exceptionnellement ensoleillés, mais passés en convalescence, la perspective de reprendre la mer se précisait.

Mais d'abord, comme chaque année, ce fut le moment du réarmement et du carénage à Port Leucate. La voiture était tellement pleine que la suspension talonnait sur la route des Corbières. Heureusement et c'est un émerveillement chaque fois, un bateau, même modeste, c'est grand, et une fois tout rangé, on aurait pu en mettre le triple.

en plein boulot

En trois jours tout était prêt et Dartag remis à l'eau. Mais la tramontane soufflait dur et la première sortie par force 8 à 9 fut plutôt musclée, direction Marseille, en principe sur une mer maniable si l'on ne s'éloigne pas trop de la côte. Après un départ sous le soleil bien que frais, le ciel s'est progressivement couvert et au bout de trois heures, les puissantes raffales étaient agrémentées d'une pluie de plus en plus forte. Malgré nos polaires, nos bottes et nos cirés, cela tournait à la punition au point de nous faire demander grâce et de nous arrêter au Cap d'Agde.

départ sous la pluie

Le lendemain la brise était nettement moins forte, et la pluie moins constante. Nous avons repris notre route, réussissant à aller jusqu'aux iles du Frioul avec une brise mourante. Les orages qui ont suivi ont bien rincé le pont déjà parfaitement nettoyé des miasmes de l'hiver par les bonnes giclées reçues le premier jour.

épuisé mais sauf

Le retour de conditions anticycloniques est agréable. Même si les brises molles ne permettent pas d'avancer beaucoup, elles permettent de renouer avec le beau soleil et de tenter notre chance avec une ligne à la traine. Une solide touche en fin de journée nous laissait espérer du poisson frais pour le diner. Après plus d'une heure d'efforts et de patience pour remonter la prise sans casser, il fallu se rendre à l'évidence, ce n'était pas un poisson mais un oiseau qui s'était pris à notre ligne. Un malheureux Fou-de-bassan tout jeune, épuisé par la lutte, fut finalement remonté à bord avant de se noyer. Une fois décroché de l'hameçon juste planté sous son bec, il reprit ses esprits sur le pont avant de plonger tout seul. Ouf, sauvé ! Ces oiseaux ont la vie dure.

baignades

Notre arrivée à Hyères, en pleine nuit, permettait de profiter de la famille déjà sur place en ce week-end de l'ascension. Les petits, arnachés de gilets du plus bel effet, en profitèrent pour se baigner depuis l'échelle du bord, malgré une eau encore fraiche.

avec Sergio et Domi

Quelques jours après nous avons retrouvés nos amis Sergio et Domi de retour de leur magnifique voyage jusque dans le Pacifique sur l'Oie Sauvage. Ce fut également l'occasion de faire la connaissance de l'équipage d'Orion sur lequel ils s'étaient embarqués pour un grand week-end. Le concours de Ti-punch organisé à bord laissa des traces et une revanche est à prendre.

hydrogen 4 au travail

Avant de reprendre les navigations estivales, quelques essais des investissements de l'hiver dernier s'imposaient. L'hydrogénérateur destiné à assurer l'autonomie électrique lors des traversées longues en est un. Le choix d'une position compatible avec l'annexe suspendue dans le portique et des conditions de fonctionnement optimales n'était pas évident. Finalement c'est dans la jupe qu'il est le mieux et sa production silencieuse et constante de l'ordre de 5 ampères à 5 noeuds, 7 ampères à 6 noeuds et 9 ampères à 7 noeuds est vraiment apréciable.

à la Courtade

Et cela n'empêche nullement de profiter des mouillages paisibles de ce début d'été comme celui de la Courtade à Porquerolles.

lundi 21 juin 2010

Cap d'Agde dans le vent

Après quelques essais des nouvelles voiles, très belles avec leur couleur grise, le programme nous conduisait au Cap d’Agde pour assister aux premières sorties de Frédéric avec son nouveau bateau.

babord amures

Cette petite étape d’une quinzaine de milles en ligne droite, en fait une quarantaine pour profiter d’une jolie brise agréable, nous y conduisit dès le vendredi soir pour accueillir l’équipage de Tangaroa pour la soirée et la nuit.

Hélas un coup de vent de NW d’au moins 36 heures était prévu pour le lendemain. Et les prévisionnistes ne s’étaient pas trompés. 30 à 40 nœuds avec des rafales sous une pluie intermittente le samedi, plus ensoleillé le dimanche, se sont mis en travers des projets de premiers essais à la voile de Frédéric. Il n'y eu finalement qu'une sortie au moteur de 20 minutes, juste pour dire.....Mais c’était l’occasion de trouver une place pour chaque chose lors de cette première installation à bord et de quelques mises au point et personnalisation de l’accastillage.

15° de gite

Malgré ce temps maussade, la foule était présente sur les quais pour l’opération « Vinocap » qui est une promotion des vins des producteurs de la région. Pas question cependant de goûter les échantillons sans avoir au préalable acheté un joli verre et des tickets donnant droit à trois dégustations sur les stands (pour trois euros quand même). Arnaque ou dissuasion pour ceux qui seraient tentés de dépasser les limites de la bienséance ? La question mérite d’être posée. Du coup il y avait beaucoup de badauds, mais très peu de goûteurs et encore moins d’acheteurs.

villa de rêve

Le coup de vent a été prolongé successivement de 12h puis de 24h, si bien que l’amélioration est maintenant prévue pour mardi après-midi, et la mer reste vide de voiliers. Mais cela donne l’occasion de découvrir cette grande agglomération dédiée au tourisme et aux loisirs qui ne manque pas de charme ayant plutôt bien utilisé son site naturel issu d’une éruption volcanique ancienne.

Cap d'Agde