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Mot-clé - AirX Marine

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dimanche 07 avril 2013

La roue tourne

Malgré le froid et la pluie, on sent que la saison change, déjà avec l'apparition de l'heure d'été, et aussi avec la durée des jours.

C'est le moment de se remettre au boulot et de préparer le réarmement de Dartag pour une nouvelle saison. La liste est longue mais il y a des priorités. D'abord l'éolienne, dont le fonctionnement n'était pas encore irréprochable l'an dernier.

éolienne ouverte

L'idée est de faire un nouveau et dernier test en réutilisant la carte électronique d'origine. S'il n'est pas concluant, il n'y aura plus qu'à s'en passer définitivement au profit d'autres sources "vertes" plus fiables et performantes. A suivre au début de la prochaine croisière prévue en juin. Il est vrai qu'en Méditerranée les conditions ne sont pas souvent favorables car les vents, souvent faibles ou trop forts, ne compensent pas vraiment la perte de rendement des panneaux solaires du à l'ombre portée de l'éolienne et de son mât. Elle risque donc de ne retrouver sa véritable utilité que sous les alizés ou dans les hautes latitudes venteuses, nuageuses, et lorsque la durée du jour est courte. C'est une autre histoire.

Ensuite la révision annuelle de l'hélice à mise ne drapeau:

hélice refaite à neuf

Le rinçage à l'automne était un minimum. Un bon nettoyage et un graissage complet sous pression lui ont rendu son éclat et ses fonctionnalités du neuf. C'est beau le bronze poli !

Enfin le fidèle petit groupe électrogène de secours Honda 10i, vieux de 12 ans, méritait une cure de jouvence. Mais on dirait qu'il se bonifie avec l'âge. L'huile était à peine noircie, la bougie d'origine presque propre, il n' avait pas de corrosion excessive et il a démarré au quart de tour. Pourvu que cela dure !

Avant la fin avril, nous retournerons à Port Leucate pour une première remise en condition avant le grand carénage de printemps prévu fin mai.

jeudi 08 novembre 2012

bilan de la saison 2012

Encore une saison en Méditerranée occidentale avec quelques améliorations destinée à accroitre l'auronomie, la sécurité ou le confort à bord. Pour l'essentiel on peut citer :

1) Pour la production d'électricité.

La révision de l'éolienne AirX Marine 400 a consisté à changer la carte de régulation électronique interne. Le résultat n'est pas vraiment satisfaisant. Certes, elle peut produire beaucoup d'électricité, jusqu'à 15-20 ampères, dans les meilleurs moments. Mais il faut que le vent soit régulier et fort, à 25 noeuds environ. Au dessus de cette vitesse de vent, elle décroche et se met en état de survie pendant de longues minutes avant de reprendre la production. En dessous, la production décroit très rapidement et à 10 noeuds il ne reste que 2 ou 3 ampères. Globalement, cette éolienne n'a d'intérêt que par temps nuageux (ou la nuit) et lorsque la brise relative reste entre 18 et 25 noeuds. Ces conditions sont extrêment rares en méditerranée, aussi bien en mer qu'au mouillage.

Le nouveau panneau solaire amorphe de 68 watts acheté au printemps n'a pas servi. Ses dimensions ne permettent pas de l'installer sur le pont en avant du mat. Il aurait fallu le monter en travers sur le bimini ou la capote, mais les effets secondaires provoqués par son poids et sa prise au vent rendaient l'expérience déraisonnable. Il est donc retourné dans son carton et sera remplacé l'année prochaine par deux nouveaux panneaux semi-souples à installer sur le roof en complément de ceux qui y sont déjà et branchés en parallèle avec eux.

L'hydrogénérateur mis en service en 2011 a encore parfaitement rempli son rôle, permettant de se passer complètement du groupe électrogène lors des traversées à la voile.

2) pour le lavage du linge.

La petite machine automatique CARAD MD 40 a parfaitement rempli son rôle après quelques tâtonnements pour lui trouver le meilleur emplacement en service (posée sur le caillebotis de la douche AR) et au repos (stockée dans le fond de la cabine AR tribord. Les branchements sont très simples : alimentation d'eau douce chaude sous pression par le flexible de la douche, évacuation en posant la crosse de vidange sur le lavabo, 220v par la prise du cabinet de toilette (réseau du quai dans les marinas, ou groupe électrogène au mouillage). Le cycle complet pour 3 kg de linge dure 45 minutes et consomme environ 35 litres d'eau compensés par la mise en route du désalinisateur au mouillage. Le linge n'étant pas essoré, il faut le tordre à la main avant de l'étendre dans le gréement, mais ce n'est pas vraiment un problème. Les corvées liées à la recherche d'une laverie et aux transports de linge, sale puis propre, dans l'annexe, sont derrière nous !

3) la manivelle de winch électrique

Elle est surtout due à une occasion qui a fait le larron. Je n'envisageais pas de motoriser mes winchs, ne sachant pas trop par laquelle commencer et reculant devant le coût. Alors je me suis dit que je pouvais, pour quelques centaines d'euros, faire un essai en reprenant la Morea quasiment neuve d'un camarade de club qui n'en avait pas l'usage. Et après une saison, je me suis aperçu qu'elle est un vrai agrément, surtout pour deux usages finalement assez fastidieux à la main:

- le déroulage de la GV,

- l'enroulage du génois.

Les suées et essoufflements qu'entrainaient régulièrement ces manoeuvres ont ainsi largement diminué, en même temps que les efforts de longue durée qu'elles nécessitaient.

Concernant les écoutes, la manivelle électrique, même à double sens de rotation, n'est pas assez rapide au début et manque de puissance à la fin. Je préfère donc faire le plus gros de l'embraquage à la main, au besoin en lofant pour faciliter les choses, et terminer par quelques tours à la manivelle manuelle pour les réglages fins en charge. De plus, il n'est pas rare, lors d'un virement de bord, d'arriver à embraquer l'écoute de génois entièrement à la main si la coordination avec le barreur est bonne.

Le déroulage de la GV pourrait être fait à la main, mais c'est parfois un peu dur au début et à la fin; donc l'assistance électrique facilite les choses. L'enroulage complet de la GV, en arrivant au mouillage, est toujours fait à la main, sans winch. Par contre, la réduction de voilure, GV ou génois, peut être grandement facilitée par la manivelle électrique car cela permet de ne pas larguer entièrement l'écoute ou la bordure, et évite ainsi les fasseillements trop forts. Après les réductions, la reprise des écoutes avec la manivelle électrique est un bonne assistance, mais il faut quand même finir avec la manivelle manuelle car les efforts sont souvent trop importants. Je préfère donc lofer, embraquer rapidement à la main, et régler finement avec la manivelle manuelle qui restera ensuite sur son winch, prête pour le prochain réglage.

Un autre usage éventuel de cette manivelle électrique serait le dépannage, suite à une défaillance, du guindeau électrique. Ce n'est pas possible avec le modèle Lewmar que j'ai actuellement, mais ceux qui ont un axe vertical permettent sûrement ce secours. Ce problème me préoccupe un peu, bien que mon guindeau actuel marche très bien, car je me vois mal remonter à la main mon mouillage actuel dans la brise, s'il venait à flancher. J'envisage une solution de dépannage avec une deuxième main de fer montée sur un long bout passant autour d'un winch d'écoute.

La manivelle Morea (blanche) est, je pense, équivalente à la Magicwinch (carbone), présente également dans toutes les revues, dont les caractéristiques sont très proches. Si j'avais eu à choisir entre les deux, c'est plutôt cette dernière que j'aurais prise: peut-être un peu plus puissante, un peu moins encombrante, et un peu plus légère. Mais surtout j'éviterai les manivelles sans fil, plus lourdes car elles portent leur batterie, moins puissantes, et obligeant à une gestion de leur charge si l'on veut s'en servir durablement. Le câble électrique de la Morea, long de 4 mètres, reste au fond du cockpit en mer et ne gène pas vraiment. C'est plutôt l'emplacement de la manivelle au repos entre deux manœuvres qu'il faut trouver. J'envisageais de la rentrer dans la table de cockpit, mais en fait, elle reste la plupart du temps dans le petit coffre à clair-voie situé sous la marche de la descente, posée sur l'écoute de grand voile qui y a sa place habituelle.

4) la navigation.

Un écran GPS avec cartographie marine manquait dans le cockpit, le Raymarine multifonction étant à la table à carte. Un simple Smartphone (Samsung Galaxy SII) avec l'application Navionics pour Android (25 €), règle parfaitement le problème des approches de zones inconnues de nuit ou par mauvaise visibilité sans avoir à faire la navette entre la barre et la table à carte. Confort inouï et amélioration de la sérénité du skipper, si ce n'est de la sécurité.

Enfin j'ajoute un incident sans gravité mais bien gênant, et qui nous a bloqué 8 jours à Cagliari (sud Sardaigne): fuite d'huile et petite voie d'eau par le Saildrive, suite à la destruction des joints spi de l'arbre d'hélice par un énorme plastique enroulé autour. La multiplication de ce genre de pollution, bien visible même au large, est un vrai problème. C'est la troisième fois (dont deux avec dégâts) que cela nous arrive en 4 ans, et dans la marina de Cagliari, au moins trois autres voiliers avaient des avaries plus ou moins sérieuses liées au même problème. Il n'est même pas certain qu'un coupe orin aurait évité les dégats. Alors que faire ? merci aux lecteurs qui auraient des idées.

  • Quelques chiffres relatifs à l'ensemble de cette saison :

- Nombre de milles enregistrés : 2 278 NM.

- Nombre d'escale : 40

- Nombre d'iles visitées : 20, appartenant à quatre pays européens

- Nombre de traversées : 9

- Nombre de nuits en mer : 10

- Nombre d'heure de moteur : 141.5 heures.

- Consommation de gasoil : 365 litres.

-- Concommation horaire du moteur : 2.58 litres à l'heure.

C'est mieux que l'année dernière, mais nous tournions à 2000 tr/mn soit 5.9 noeuds par calme plat et ne remontons jamais le vent au moteur, préférant louvoyer ou attendre qu'il tourne.

-- Ratio voile/moteur : 16.5 milles par heure de moteur.

Mauvais résultat traduisant une quantité de calmes plats anormalement élevée cette année, et la volonté de poursuivre notre programme après huit jours d'arrêt forcé à Cagliari. Nous n'avons pas sorti une seule fois le spi, ayant eu, en dehors des calmes, des brises majoritairement contraires et souvent fortes.

croisière 2012 Dartag

Carte générale de la croisière

lundi 27 février 2012

Et pourtant elle tourne !

Après plusieurs saisons de bons et loyaux services, je commençais à douter de mon éolienne, pourtant réputée, puisque plus de cent mille exemplaires ont été vendues dans le monde sous différentes variantes, marines, terrestres, pour vent forts ou pour brises modérées, etc...

Malgré deux allers et retours au service après-vente d'ENR Boutique qui me l'avait vendue, ma vieille AirX Marine 400 me donnait du fil à retordre cette dernière saison.

nouvelles pales

Un panne intermittente se manifestait par des arrêts précédés d'un "clonc", puis après quelques secondes de rotation lente, elle repartait avec une vitesse et un production normale, jusqu'au "clonc" suivant, et ainsi de suite.

Le malheur, c'est que la fréquence de ces arrêts devenait de plus en plus grande au point de neutraliser presque totalement la production, sans pour autant réduire la trainée induite (négligeable, certes) ni même le bruit (bien maitrisé avec le changement de pales).

De nombreux contacts avec des utilisateurs et vendeurs de cette belle machine m'ont d'abord conduit à vérifier entièrement l'installation à bord et même à faire un essai en la court-circuitant complètement, au moyen d'un câble provisoire, des bornes de sorties à la batterie principale. N'ayant rien détecté de suspect et son comportement étant identique, je commençais à me laisser gagner par le découragement au point de lorgner honteusement sur les modèles concurrents dont certains lui ressemblent de manière troublante.

ressemblance troublante

Avant de sacrifier la bête, il m'est venu à l'idée qu'elle pouvait être atteint d'un Alzheimer précoce, car la mécanique étant impeccable, ce ne pouvait être que le cerveau qui était atteint. Je me suis donc résolu à essayer de changer la carte de régulation électronique interne, pour voir si une telle "greffe" serait couronnée de succès.

cerveau Alzheimer

Les devis de fournisseurs français pour la simple fourniture de cette pièce tournaient autour de 200 à 250 euros hors taxes plus le transport. Cela fait beaucoup pour un essai, d'autant plus que le rapport très succinct de la dernière intervention du service après-vente (facturée 94 euros mais non payée en attente des essais) précisait que la machine était remise à l'état neuf.

Heureusement, le site du fabriquant californien, très complet, fournissait la liste de toutes les pièces détachées pour chaque machine, par numéro de série. J'y ai trouvé facilement les références exactes de la pièce idoine pour la mienne, au prix de 125 US$. Le hic, c'est qu'il n'expédie pas en dehors de l'Amérique du Nord. Il me fallait trouver un correspondant sur place, ou profiter d'un voyage outre atlantique pour la récupérer.

Aussitôt dit, aussitôt fait, et trois semaines plus tard, j'avais le paquet d'environ 200g, parfaitement emballé et intact. Coût total: 139 US$. Presque trois fois moins cher, bingo ! Les documents inclus comprennent des instructions détaillées de huit pages, à usage de l'amateur, pour l'échange de la carte et de tout son environnement, illustrés de photos et de variantes selon les difficultés rencontrées. Jamais je n'avais vu une telle précision dans un mode d'emploi. Même les outils spécifiques nécessaires étaient fournis, y compris les bracelets équipotentiels !

chantier

En démontant l'éolienne, j'ai eu la désagréable démonstration qu'elle n'avait pas été ouverte lors des deux envois au SAV d'ENR Boutique devenu entre temps SOLARWEBSTORE. Heureusement que je n'avais rien payé, mais c'est vraiment nul d'avoir le sentiment d'être pris pour un nigaud.

En effet, le balai de mise à la masse du corps était grippé dans son logement, ne pouvant donc plus assurer sa fonction que de manière intermittente, et de plus en plus rare au fur et à mesure de son usure. La panne venait certainement uniquement de là. Mais j'ai quand même changé la carte par acquit de conscience, gardant l'ancienne en réserve.

nouvelle entretoise

De plus, la position du collecteur du pivot n'étant pas parfaite par rapport aux trois balais, j'ai profité de l'occasion d'avoir démonté entièrement la machine pour intercaler une entretoise en AU4G de 2,4 mm d'épaisseur dans le pivot, permettant de les remettre exactement à la bonne hauteur.

cerveau neuf

Il ne restait plus qu'à refermer l'ensemble et faire quelques essais avec un entrainement souple par perceuse pour s'assurer que tout allait bien. Après cette révision générale, mon AirXMarine sera à nouveau, la saison prochaine,à la place qu'elle naurait jamais du quitter. Vive la greffe de cerveau !

vendredi 17 février 2012

2010 et 2011 Interludes en Méditerranée

2010-2011 – Quatrième et cinquième saisons sur Dartag

Après la magnifique croisière de cinq mois en Grèce lors de la saison 2009, les nouvelles ambitions nées se sont heurtées à quelques petits soucis familiaux ou de santé, tout à fait indépendants, mais il fallait s’en occuper en repoussant à plus tard les projets de chevauchées au long court.

Ainsi les saisons 2010 et 2011 furent consacrées à purger les petites faiblesses constatées à bord, remplacer les équipements ou accessoires défaillants et continuer la préparation du bateau pour une autre croisière de longue durée à venir.

- remplacement des vannes de coque tendant à se gripper

- reprise d’étanchéité des hublots du carré

- découpage des planchers pour accéder aux cales

- renouvellement et mise au point du jeu de voiles (Clipper voiles)

- révision bimini et capote

- nouvelle annexe (Zodiac Fastroller ActiV 285) et moteur hors bord (Suzuki 6cv)

- mise service d’un hydro générateur Aquagen 4

- complément de panneaux solaires (nouveau panneau souple 68w amorphe)

- révision générale Eolienne AirX marine

- remplacement des girouettes et feux de mouillage

- nouvelle jauge à gasoil électrique

- masticage des petits éclats de gelcoat

- installation d’une passerelle pliante en alu

- montage d’une manivelle de winch électrique MODEA

- réparation de la télécommande de pilote Raymarine (4 mois au SAV)

- amélioration de l’installation TV avec pose d’un support orientable

- Révision moteur Volvo 400h

Pour ce qui concerne la navigation, nous nous sommes contentés de petite sorties familiales le long des côtes de Camargue, du Var et de la côte d’Azur ainsi qu’en Corse et Sardaigne. Ce fût aussi l’occasion de naviguer de concert avec Frédéric sur son Tangaroa tout neuf, un magnifique First 27.7, ou avec d’autres voiliers amis. La participation aux Régates Royales en 2010 et une visite au Salon de Cannes en 2011 complètent ce modeste tableau.

Une anecdote survenue en septembre 2010 en Corse su sud, en passant à proximité du phare des Moines par toute petite brise : alors que je venais de remettre ma ligne de traine à l’eau après la sortie du périmètre protégé, un vedette de l’administration du parc venant du fond de l’horizon plein tube, me rattrape et menace de me verbaliser pour pêche illicite ( ?). Finalement, après pas mal de palabres, et probablement en constatant que Dartag est immatriculé à Ajaccio, les préposés renoncent à leur funeste projet, mais pour marquer leur pouvoir, décident de m’arracher ma ligne en passant rageusement dessus jusqu’à ce qu’elle lâche. Bravo, et merci messieurs !

A noter que les quelques traversées effectuées au cours de ces deux saisons l’ont été entièrement à la voile, par brise maniable et favorable, ce qui est rare en méditerranée. Cela implique de choisir les dates de départ et de retour en fonction de la météo, et donc de prendre son temps ou des marges de manœuvre si l’on a des rendez-vous à respecter. Privilège de retraité !

Résumé de ces deux saisons en quelques chiffres :

- milles parcourus : 11072 - 8010 = 3062 NM

- heures de moteur : 394.1 - 318.6 = 75,5 h

- ratio voile : 40,55 milles pour une heure de moteur

- consommation totale de gasoil : 117+113 = 230 litres

- soit une moyenne de : 3,04 litres à l’heure (à surveiller, c’est plus que d’habitude, à moins qu'il n'y ait une erreur quelquepart).

jeudi 29 juillet 2010

L'année noire dans un ciel bleu

L'an dernier un deuil nous avait frappé en pleine croisière avec la disparition brutale de la maman d'Alain. Cette année c'était, hélas, plus prévisible et depuis quelques mois, nous nous attendions au pire pour le papa de Marie, et elle était à son chevet depuis de longues semaines. C'est le 18 juillet qu'il est parti paisiblement retrouver les êtres chers qui l'avaient précédé dans l'au-delà. De là où il est maintenant, il nous encourage probablement à reprendre une vie normale, mais il voit sûrement aussi toutes les misères et les drames qui continuent à s'abattre sur notre pauvre monde, comme les heureux évènements et les joies.

Pendant ce nouvel "interlude", Dartag était resté sagement à nous attendre à Hyères et maintenant, petit à petit, nous allons nous remettre au rythme de la mer, des calmes et des coups de vent, avec les journées qui commencent à diminuer sensiblement.

Pleine lune

La pleine lune du 26 juillet nous a donné l'occasion d'un beau spectacle au moment de son lever sur fond d'ile de Port Cros, et permis une photo plutôt originale, depuis la plage, sur laquelle on voit nettement le gréément de Dartag en ombre chinoise sur le disque plein de l'astre de la nuit.

petite brise

Mais, en cette fin juillet, les chassés croisés familiaux se succèdent et après une longue période de chaleur et de brises légères, voici revenus les coups de vents d'ouest fréquents à cette période.

nouvelles pales

C'est donc le moment de remonter l'éolienne sur son portique avec, cette année, les nouvelles pales silencieuses commandées cet hiver. Excellente surprise, le rendement est quasiment aussi bon qu'avec les pales noires d'origine, la production démarre plus tôt, mais surtout le mieux attendu sur le sifflement de l'AirX Marine est net. Il est maintenant tout à fait possible de ne pas neutraliser la machine, dans un mouillage fréquenté même par forte brise.