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Mot-clé - électricité

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jeudi 08 novembre 2012

bilan de la saison 2012

Encore une saison en Méditerranée occidentale avec quelques améliorations destinée à accroitre l'auronomie, la sécurité ou le confort à bord. Pour l'essentiel on peut citer :

1) Pour la production d'électricité.

La révision de l'éolienne AirX Marine 400 a consisté à changer la carte de régulation électronique interne. Le résultat n'est pas vraiment satisfaisant. Certes, elle peut produire beaucoup d'électricité, jusqu'à 15-20 ampères, dans les meilleurs moments. Mais il faut que le vent soit régulier et fort, à 25 noeuds environ. Au dessus de cette vitesse de vent, elle décroche et se met en état de survie pendant de longues minutes avant de reprendre la production. En dessous, la production décroit très rapidement et à 10 noeuds il ne reste que 2 ou 3 ampères. Globalement, cette éolienne n'a d'intérêt que par temps nuageux (ou la nuit) et lorsque la brise relative reste entre 18 et 25 noeuds. Ces conditions sont extrêment rares en méditerranée, aussi bien en mer qu'au mouillage.

Le nouveau panneau solaire amorphe de 68 watts acheté au printemps n'a pas servi. Ses dimensions ne permettent pas de l'installer sur le pont en avant du mat. Il aurait fallu le monter en travers sur le bimini ou la capote, mais les effets secondaires provoqués par son poids et sa prise au vent rendaient l'expérience déraisonnable. Il est donc retourné dans son carton et sera remplacé l'année prochaine par deux nouveaux panneaux semi-souples à installer sur le roof en complément de ceux qui y sont déjà et branchés en parallèle avec eux.

L'hydrogénérateur mis en service en 2011 a encore parfaitement rempli son rôle, permettant de se passer complètement du groupe électrogène lors des traversées à la voile.

2) pour le lavage du linge.

La petite machine automatique CARAD MD 40 a parfaitement rempli son rôle après quelques tâtonnements pour lui trouver le meilleur emplacement en service (posée sur le caillebotis de la douche AR) et au repos (stockée dans le fond de la cabine AR tribord. Les branchements sont très simples : alimentation d'eau douce chaude sous pression par le flexible de la douche, évacuation en posant la crosse de vidange sur le lavabo, 220v par la prise du cabinet de toilette (réseau du quai dans les marinas, ou groupe électrogène au mouillage). Le cycle complet pour 3 kg de linge dure 45 minutes et consomme environ 35 litres d'eau compensés par la mise en route du désalinisateur au mouillage. Le linge n'étant pas essoré, il faut le tordre à la main avant de l'étendre dans le gréement, mais ce n'est pas vraiment un problème. Les corvées liées à la recherche d'une laverie et aux transports de linge, sale puis propre, dans l'annexe, sont derrière nous !

3) la manivelle de winch électrique

Elle est surtout due à une occasion qui a fait le larron. Je n'envisageais pas de motoriser mes winchs, ne sachant pas trop par laquelle commencer et reculant devant le coût. Alors je me suis dit que je pouvais, pour quelques centaines d'euros, faire un essai en reprenant la Morea quasiment neuve d'un camarade de club qui n'en avait pas l'usage. Et après une saison, je me suis aperçu qu'elle est un vrai agrément, surtout pour deux usages finalement assez fastidieux à la main:

- le déroulage de la GV,

- l'enroulage du génois.

Les suées et essoufflements qu'entrainaient régulièrement ces manoeuvres ont ainsi largement diminué, en même temps que les efforts de longue durée qu'elles nécessitaient.

Concernant les écoutes, la manivelle électrique, même à double sens de rotation, n'est pas assez rapide au début et manque de puissance à la fin. Je préfère donc faire le plus gros de l'embraquage à la main, au besoin en lofant pour faciliter les choses, et terminer par quelques tours à la manivelle manuelle pour les réglages fins en charge. De plus, il n'est pas rare, lors d'un virement de bord, d'arriver à embraquer l'écoute de génois entièrement à la main si la coordination avec le barreur est bonne.

Le déroulage de la GV pourrait être fait à la main, mais c'est parfois un peu dur au début et à la fin; donc l'assistance électrique facilite les choses. L'enroulage complet de la GV, en arrivant au mouillage, est toujours fait à la main, sans winch. Par contre, la réduction de voilure, GV ou génois, peut être grandement facilitée par la manivelle électrique car cela permet de ne pas larguer entièrement l'écoute ou la bordure, et évite ainsi les fasseillements trop forts. Après les réductions, la reprise des écoutes avec la manivelle électrique est un bonne assistance, mais il faut quand même finir avec la manivelle manuelle car les efforts sont souvent trop importants. Je préfère donc lofer, embraquer rapidement à la main, et régler finement avec la manivelle manuelle qui restera ensuite sur son winch, prête pour le prochain réglage.

Un autre usage éventuel de cette manivelle électrique serait le dépannage, suite à une défaillance, du guindeau électrique. Ce n'est pas possible avec le modèle Lewmar que j'ai actuellement, mais ceux qui ont un axe vertical permettent sûrement ce secours. Ce problème me préoccupe un peu, bien que mon guindeau actuel marche très bien, car je me vois mal remonter à la main mon mouillage actuel dans la brise, s'il venait à flancher. J'envisage une solution de dépannage avec une deuxième main de fer montée sur un long bout passant autour d'un winch d'écoute.

La manivelle Morea (blanche) est, je pense, équivalente à la Magicwinch (carbone), présente également dans toutes les revues, dont les caractéristiques sont très proches. Si j'avais eu à choisir entre les deux, c'est plutôt cette dernière que j'aurais prise: peut-être un peu plus puissante, un peu moins encombrante, et un peu plus légère. Mais surtout j'éviterai les manivelles sans fil, plus lourdes car elles portent leur batterie, moins puissantes, et obligeant à une gestion de leur charge si l'on veut s'en servir durablement. Le câble électrique de la Morea, long de 4 mètres, reste au fond du cockpit en mer et ne gène pas vraiment. C'est plutôt l'emplacement de la manivelle au repos entre deux manœuvres qu'il faut trouver. J'envisageais de la rentrer dans la table de cockpit, mais en fait, elle reste la plupart du temps dans le petit coffre à clair-voie situé sous la marche de la descente, posée sur l'écoute de grand voile qui y a sa place habituelle.

4) la navigation.

Un écran GPS avec cartographie marine manquait dans le cockpit, le Raymarine multifonction étant à la table à carte. Un simple Smartphone (Samsung Galaxy SII) avec l'application Navionics pour Android (25 €), règle parfaitement le problème des approches de zones inconnues de nuit ou par mauvaise visibilité sans avoir à faire la navette entre la barre et la table à carte. Confort inouï et amélioration de la sérénité du skipper, si ce n'est de la sécurité.

Enfin j'ajoute un incident sans gravité mais bien gênant, et qui nous a bloqué 8 jours à Cagliari (sud Sardaigne): fuite d'huile et petite voie d'eau par le Saildrive, suite à la destruction des joints spi de l'arbre d'hélice par un énorme plastique enroulé autour. La multiplication de ce genre de pollution, bien visible même au large, est un vrai problème. C'est la troisième fois (dont deux avec dégâts) que cela nous arrive en 4 ans, et dans la marina de Cagliari, au moins trois autres voiliers avaient des avaries plus ou moins sérieuses liées au même problème. Il n'est même pas certain qu'un coupe orin aurait évité les dégats. Alors que faire ? merci aux lecteurs qui auraient des idées.

  • Quelques chiffres relatifs à l'ensemble de cette saison :

- Nombre de milles enregistrés : 2 278 NM.

- Nombre d'escale : 40

- Nombre d'iles visitées : 20, appartenant à quatre pays européens

- Nombre de traversées : 9

- Nombre de nuits en mer : 10

- Nombre d'heure de moteur : 141.5 heures.

- Consommation de gasoil : 365 litres.

-- Concommation horaire du moteur : 2.58 litres à l'heure.

C'est mieux que l'année dernière, mais nous tournions à 2000 tr/mn soit 5.9 noeuds par calme plat et ne remontons jamais le vent au moteur, préférant louvoyer ou attendre qu'il tourne.

-- Ratio voile/moteur : 16.5 milles par heure de moteur.

Mauvais résultat traduisant une quantité de calmes plats anormalement élevée cette année, et la volonté de poursuivre notre programme après huit jours d'arrêt forcé à Cagliari. Nous n'avons pas sorti une seule fois le spi, ayant eu, en dehors des calmes, des brises majoritairement contraires et souvent fortes.

croisière 2012 Dartag

Carte générale de la croisière

lundi 27 février 2012

Et pourtant elle tourne !

Après plusieurs saisons de bons et loyaux services, je commençais à douter de mon éolienne, pourtant réputée, puisque plus de cent mille exemplaires ont été vendues dans le monde sous différentes variantes, marines, terrestres, pour vent forts ou pour brises modérées, etc...

Malgré deux allers et retours au service après-vente d'ENR Boutique qui me l'avait vendue, ma vieille AirX Marine 400 me donnait du fil à retordre cette dernière saison.

nouvelles pales

Un panne intermittente se manifestait par des arrêts précédés d'un "clonc", puis après quelques secondes de rotation lente, elle repartait avec une vitesse et un production normale, jusqu'au "clonc" suivant, et ainsi de suite.

Le malheur, c'est que la fréquence de ces arrêts devenait de plus en plus grande au point de neutraliser presque totalement la production, sans pour autant réduire la trainée induite (négligeable, certes) ni même le bruit (bien maitrisé avec le changement de pales).

De nombreux contacts avec des utilisateurs et vendeurs de cette belle machine m'ont d'abord conduit à vérifier entièrement l'installation à bord et même à faire un essai en la court-circuitant complètement, au moyen d'un câble provisoire, des bornes de sorties à la batterie principale. N'ayant rien détecté de suspect et son comportement étant identique, je commençais à me laisser gagner par le découragement au point de lorgner honteusement sur les modèles concurrents dont certains lui ressemblent de manière troublante.

ressemblance troublante

Avant de sacrifier la bête, il m'est venu à l'idée qu'elle pouvait être atteint d'un Alzheimer précoce, car la mécanique étant impeccable, ce ne pouvait être que le cerveau qui était atteint. Je me suis donc résolu à essayer de changer la carte de régulation électronique interne, pour voir si une telle "greffe" serait couronnée de succès.

cerveau Alzheimer

Les devis de fournisseurs français pour la simple fourniture de cette pièce tournaient autour de 200 à 250 euros hors taxes plus le transport. Cela fait beaucoup pour un essai, d'autant plus que le rapport très succinct de la dernière intervention du service après-vente (facturée 94 euros mais non payée en attente des essais) précisait que la machine était remise à l'état neuf.

Heureusement, le site du fabriquant californien, très complet, fournissait la liste de toutes les pièces détachées pour chaque machine, par numéro de série. J'y ai trouvé facilement les références exactes de la pièce idoine pour la mienne, au prix de 125 US$. Le hic, c'est qu'il n'expédie pas en dehors de l'Amérique du Nord. Il me fallait trouver un correspondant sur place, ou profiter d'un voyage outre atlantique pour la récupérer.

Aussitôt dit, aussitôt fait, et trois semaines plus tard, j'avais le paquet d'environ 200g, parfaitement emballé et intact. Coût total: 139 US$. Presque trois fois moins cher, bingo ! Les documents inclus comprennent des instructions détaillées de huit pages, à usage de l'amateur, pour l'échange de la carte et de tout son environnement, illustrés de photos et de variantes selon les difficultés rencontrées. Jamais je n'avais vu une telle précision dans un mode d'emploi. Même les outils spécifiques nécessaires étaient fournis, y compris les bracelets équipotentiels !

chantier

En démontant l'éolienne, j'ai eu la désagréable démonstration qu'elle n'avait pas été ouverte lors des deux envois au SAV d'ENR Boutique devenu entre temps SOLARWEBSTORE. Heureusement que je n'avais rien payé, mais c'est vraiment nul d'avoir le sentiment d'être pris pour un nigaud.

En effet, le balai de mise à la masse du corps était grippé dans son logement, ne pouvant donc plus assurer sa fonction que de manière intermittente, et de plus en plus rare au fur et à mesure de son usure. La panne venait certainement uniquement de là. Mais j'ai quand même changé la carte par acquit de conscience, gardant l'ancienne en réserve.

nouvelle entretoise

De plus, la position du collecteur du pivot n'étant pas parfaite par rapport aux trois balais, j'ai profité de l'occasion d'avoir démonté entièrement la machine pour intercaler une entretoise en AU4G de 2,4 mm d'épaisseur dans le pivot, permettant de les remettre exactement à la bonne hauteur.

cerveau neuf

Il ne restait plus qu'à refermer l'ensemble et faire quelques essais avec un entrainement souple par perceuse pour s'assurer que tout allait bien. Après cette révision générale, mon AirXMarine sera à nouveau, la saison prochaine,à la place qu'elle naurait jamais du quitter. Vive la greffe de cerveau !

jeudi 02 février 2012

Made in Greece

Ah le linge sale ! une préoccupation bien constante et parfois lourde de corvées en croisière.

L'idée d'une petite machine comme il en existait autrefois sous la marque CALOR, me trottait dans la tête depuis un moment. Et en prospectant, avec les mots-clés qui vont bien sur la toile, sont apparues des possibilités presque inimaginables pour mon esprit sans doute pas suffisamment tourné vers les tâches ménagères.

Le développement des vacances nomades a permis l'éclosion d'une gamme très riche de lave-linges légers et faciles d'emploi pour des petites lessives peu gourmandes en énergie et en eau. Exactement ce que je cherchais, et en plus on en trouve à tous les prix, automatiques ou manuelles, éventuellement chauffantes et séchantes, neuves ou d'occasion. Incroyable !

Elles ont toutes un point commun, du à l'obligation de légèreté, elles n'essorent pas. Il faut donc tordre le linge après lavage, avant de l'étendre ou éventuellement de le remettre dans la machine pour le sécher, s'il s'agit d'un modèle séchant.

D'autres caractéristiques font penser que les composants de base sont identiques, et que les machines vendues sous différentes marques sont en fait des assemblages labellisés NOVA, SIEMENS, CARAD,.... j'en passe et des meilleures, dont l'origine est essentiellement belge, mais aussi italienne, française ou grecque. Mais, va savoir d'où elles viennent........

Carad automatique

Finalement mon choix s'est porté sur un modèle CARAD semi automatique fabriqué en Grèce (tant mieux, j'ai une vraie tendresse pour ce pays), dont le propriétaire avait fait un usage modéré, lors de ses croisières estivales et n'en avait plus besoin.

comme une grande

Il possède presque tout d'une machine à laver de ménage, electrovanne de remplissage sur le réseau sous pression du bord ou du quai, pompe de vidange, chauffage, thermostat, programmateur, etc...

Commandes

Le tableau de commande fait presque rêver et permet de sélectionner la température et la durée du cycle,

tambour tournant

Et, comme dans une vraie, il y a un tambour tournant, qui est le coeur de la machine, car c'est lui qui lave et qui sèche. Une vraie petite merveille !

Pour les points à surveiller sur un voilier, encombrement, consommation d'eau et d'électricité, il faudra trouver des compromis, mais on a rien sans rien. Pour trois kilos de linge, il faut compter, pour un cycle complet, environ trente litres d'eau douce et une heure de fonctionnement du groupe électrongène (la machine consomme moins de 200w en 220v), pendant laquelle on pourra aussi faire tourner le dessalinisateur si l'on est au mouillage. Mais la résistance de chauffage ne sera pas utilisée car elle dépasse la puissance du groupe. On prendra donc l'eau chaude sanitaire du bord. Si l'on est en escale dans un port, ces problèmes ne se posent pas, mais, de toute façon, on évitera d'avoir à passer une demie journée ou plus dans une laverie, en fonction de la queue.

Conclusions sur ce choix à l'automne 2012, après une saison de pratique en équipage.

jeudi 19 mars 2009

Usine à eau

Le murissement des choix concernant l'installation et la position du dessalinisateur à bord demande du temps si l'on veut ne pas trop gâcher de place, optimiser les longueurs de tuyau, faciliter les opérations de mise en route, d'arrêt et de maintenance lors de l'exploitation, et respecter les contraintes fixées par le fournisseur sans oublier celles inhérentes au local affecté à cet usage.

Bref il m'a fallu deux mois de réflexion avant de me lancer, en trois phases:

1) Implantation et fixation des composants principaux ( pompe, membrane) et accessoires (filtres, vannes, branchement 12v, stockage des consommables)

2) raccordements de la plomberie selon les schémas fournis, avec les circuits d'alimentation, de production, de rinçage, ainsi qu'aux passe-coques.

3) Alimentation électrique et câblage du disjoncteur de protection.

Le résultat tient presque de l'usine à gaz ou de la raffinerie, mais le cahier des charges est respecté et cela marche.

Dessalinisateur1 Dessalinisateur 2 dessalinisateur 3 Dessalinisateur 4

En complément, un montage photographique de l'ensemble vu de babord (mais le logiciel d'assemblage de photos ne donne pas un résultat très propre). La bouteille en plastic bleu coupée reçoit l'extrémité du tuyau de sortie directe d'eau douce et de celui d'aspiration pour le rinçage ou le biocide qui aboutit à la vanne trois voies d'entrée dans le filtre 5 microns. La ligne de flottaison du bateau se trouve approximativement au niveau du couvercle bleu de ce filtre.

dessal vue complète

La suite après les premières utilisations vers fin mai début juin 2009, avant un bilan plus complet en fin de saison