Cinquante nuances de bleu

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Echantillon de bleus de Tobago Cays

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Au retour de notre merveilleux voyage en « Arabie heureuse », les nuits tombent vite et nos chers voisins ont, cette année encore, décoré et illuminé leur jardin pour les fêtes de cette fin de 2019. Comme chaque fois, de nouveaux personnages ou objets apparaissent, fruits de leurs réflexions, de leur goût de la lumière, et de plusieurs mois de préparation. Une merveille, digne de plus belles décorations que l’on voit dans les villes et villages d’Amérique du Nord.

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Et les crèches exposées dans les édifices religieux (ici l’église de la rue St Jacques à Hyères) ou républicains, nous rappellent aussi qu’il s’agit d’un temps sacré pour notre culture chrétienne.

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Le partage de la Schichtorte, à l’occasion d’une délicieuse visite et de quelques cadeaux, anticipe un peu le jour J, sur la route des vacances de Noël.

Les fêtes carillonnées, en famille et avec les amis de toujours, se succèdent à Apt et La Londe jusqu’au vœux traditionnels.

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Et dès la mi janvier, le rituel des années précédentes se reproduit avec la préparation du départ pour un septième hiver aux Antilles. Les valises faites, au poids maximum autorisé par Air France, nous retrouvons Pointe à Pitre. Comme chaque fois cela commence par le carénage. La quantité de coquillages et mollusques divers est au moins égale à celle des années passées. Bon c’est décidé, cette fois je change la peinture antifooling pour voir s’il y a mieux.

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Après une semaine de dur labeur, Dartag reprend contact avec son élément, comme neuf ou presque. Hélas dès la première manœuvre de sortie du port, apparaît un problème. Le niveau du liquide refroidissement du moteur baisse rapidement. Pas de panique, il faut faire un diagnostic et chercher la fuite. Rien ne coule dans la cale : cela ne vient donc pas des durites. L’eau chaude sanitaire, réchauffée par le circuit de refroidissement du moteur, n’a aucune odeur ni goût suspect. Cela ne peut donc venir que de l’échangeur dans lequel le glycol est refroidi par un circuit d’eau de mer. A suivre… Mais en attendant je ne peux plus me servir du moteur sans remettre un demi litre de liquide dans le circuit tous les quarts d’heure. Heureusement il y a la voile et du vent, donc mon départ pour la Martinique pour y retrouver Nadine qui arrive début février, n’est pas compromis.

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Parti de Marie Galante par beau temps, l’approche de la Montagne Pelée à la nuit tombante est un peu sinistre. Elle donne même l’impression (fausse) de fumer.

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Après une escale à Saint Pierre, nous rejoignons Le Marin avec l’espoir de trouver un mécanicien compétent et un dépannage rapide de l’échangeur. Pierre confirme que la fuite provient de l’échangeur glycol-eau de mer. Il propose de s’occuper de tout, commander la pièce et faire l’échange lorsqu’elle sera arrivée. Marché conclut avec un délai annoncé d’une dizaine de jours.

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Cela donnera à Nadine le temps d’arriver (un peu fatiguée), de s’acclimater à la vie à bord et de prévoir les approvisionnements pour notre croisière d’environ trois semaines.

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Miracle, la pièce arrive en une semaine et l’échange est fait le lendemain, au mouillage, sans problème. Merci Pierre pour cette efficacité.

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Nous étions prêts et avons appareillé l’après midi même pour Rodney Bay (Ste Lucie). Cela nous avançait sur la route de Béquia, première escale prévue de notre visite des Grenadines.

Nous n’avons pas moisi à Port Elisabeth. Il nous fallait changer nos € en EC$, faire les formalités d’entrée et quelques courses, ce qui nous a pris une demi journée. Entrant dans la banque locale, nous avions estimé la queue à une demi-heure. Erreur funeste car c’est plus d’une heure qu’il nous a fallu pour parvenir au guichet, suivant docilement les villageois habitués, parfois resquilleurs, et quelques touristes résignés, dans une queue placée sous le souffle glacial des puissants climatiseurs poussés à fond (l’horreur !). Pour la clearance d’entrée sur le territoire, les trois bureaux des autorités furent, en comparaison, presque une rigolade et nos courses se sont réduites au minimum en raison d’un choix réduit et de prix exorbitants.

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Nous avons rapidement appareillé pour les Tobago Cays, mondialement connus et devenus depuis quelques années une réserve naturelle. La fréquentation n’était pas exagérée, malgré la haute saison, et le temps venteux et pluvieux y était sûrement pour quelque chose. Nous avons même dû renoncer à la « Langouste Party » organisée sur la plage de Petit Rameau par les Boat Boys.

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Et nous somme repartis dès le lendemain matin pour Mayreau. Le site magnifique de Salt Whisle Bay est souvent très encombré, surtout par des catamarans de location. Coup de chance, nous avons pu y trouver un emplacement parfait, certes entourés de près.

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Débarquant sur la plage dans les rouleaux, nous avons découvert le spot de kite surf de l’autre côté de la cocoteraie. Un paradis pour les mordus de vent et de vagues.

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Un luxueux resort s’y est installé, dont l’un des bâtiments semble avoir été soufflé par une forte explosion. Il ne reste que les fondations : stupéfiant !

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Au bout de la plage on trouve un établissement appelé « Last Bar Before Jungle », offrant un menu alléchant de langouste grillée sous une tonnelle bien attirante. Nous avons craqué !!!

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Préférant nous éloigner de l’animation de cette jolie baie, nous avons rejoint la suivante toute proche, Salines Bay, pour visiter le reste de l’île et monter au village (dénivelé de 80m au grand col), d’où la vue sur les Tobago Cays est sensationnelle, avec le beau temps revenu.

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Près de l’église du père Divonne (Mayreau est la seule île majoritairement catholique des petites Antilles) le banc de pierre où se reposait sa biquette est désormais vide. Elle n’a pas survécu à son maître, à moins qu’elle ne soit partie brouter ailleurs, mais nous ne l’avons pas vue.

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Une magnifique goélette d’au moins quarante mètres filait vers le nord dans le puissant alizé.

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Et le long du quai des pêcheurs, les embarcations colorées attendent la prochaine sortie.

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L’île voisine, Union Island, offre des panoramas tout aussi splendides, mais les lagons ne sont pas navigables, même en annexe. Des pêcheurs nous ont montré la passe pour sortir, sinon nous y serions peut-être encore, le zodiac échoué sur des cayes !

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Clifton Harbour, où nous avions laissé Dartag au mouillage, est un endroit paradisiaque de jour. La nuit c’est un peu glauque et moyennement rassurant avec de nombreux jeunes désoeuvrés.

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Le mini port réservé aux annexes, dénommé « Dinghies Dock » est bien pratique.

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La dernière des Grenadines de Saint Vincent est Petit Saint Vincent. C’est une île privée entièrement consacrée à un hôtel de luxe formé d’une quinzaine de bâtiments hyper confortables répartis dans la nature sauvage. Seuls le restaurant et le bar sont accessibles aux visiteurs.

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Cet endroit qui respire le luxe, le calme et la volupté, se veut entièrement déconnecté : pas de TV, pas de téléphone, pas d‘Internet… Les milliardaires à 2000 US$ la nuit (12000 pour la semaine) adorent…et trois des voiliers au mouillage devant la plage et le ponton étaient à la hauteur !

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La plage de sable blanc, les cocotiers et les petits carbets sont réservés aux clients, et les gardes patrouillent en permanence dans des voitures de golf sur un discret chemin pour satisfaire tous leurs caprices, et écarter les importuns…

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Cela n’empêche pas les pêcheurs venus de l’île voisine (Petite Martinique) de proposer leur marchandise, avec un sourire éclatant. La nôtre est déjà dans la casserole !

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L’échantillonnage est superbe et en négociant un peu c’est finalement abordable.

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Et nous avons encore craqué !!! Mais cette fois la cuisine était à bord. Dix minutes dans l’eau de mer bouillante, coupée en deux avec la scie à pain, arrangée avec un aïoli de derrière les fagots confectionné (sans fouet, avec deux fourchettes) par la super cuisinière de Dartag, accompagnée des légumes locaux fraîchement préparés et cuits sur place….. Un régal, une tuerie, que dis-je un monument de bonheur intégral, sans exagérer !!!

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On se relèverait la nuit pour un tel repas dans un tel environnement.

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Remarquez le rosé de BUZET, bien frais avec des glaçons, qui était parfait.

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Pour « torcher » tout cela, une escale près de Morpion s’imposait. C’est la plus petite île privée du monde. Elle appartient au propriétaire de Petit Saint Vincent, qui y organise des « expéditions » pour ses clients fortunés lorsqu’ils veulent s’encanailler sur une île déserte. Nous y avons débarqué à la nage après 500 m d’un magnifique schnorkeling dans les coraux. Le retour à été plus dur !!

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De retour à Union, c’est à Chatam Bay que nous avons fait une de nos plus belles escales. C’est un environnement préservé avec une longue plage sur laquelle se sont installées quelques paillotes bricolées où l’électricité est fournie par des panneaux solaires et un petit groupe électrogène. A l’autre bout on trouve un bel hôtel très discret et parfaitement intégré dans la forêt.

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Nous avons utilisé son petit ponton pour débarquer avec l’annexe le temps d’une promenade bucolique et d’un rafraîchissement à terre. Mais le Sunset Cove est si attirant que nous y avons dîné, observant le ballet des pélicans qui plongent parfois à quelques mètres du rivage pour se remplir la panse avant d’aller se coucher. Le soleil leur a donné le signal du repli avant que les équipages bruyants de quelques voiliers n’arrivent pour passer un moment animé. Cela nous a chassé et nous avons regagné Dartag dans la nuit tiède, en ayant un peu de mal à le retrouver !

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Notre passage initial aux Tobago Cays, écourté par le vent et la pluie, nous avait laissés sur notre faim et nous voulions y retourner dans de meilleures conditions. Nous ne nous étions pas privés de langoustes et ce n’est plus le barbecue géant de Petit Bateau qui nous attirait.

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Nous avions envie de nager avec les tortues, nombreuses dans ce fabuleux lagon protégé par « Horse Shoe Reef ».

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Après avoir choisi un mouillage confortable entre Petit Rameau et Petit Bateau, nous avons pu longuement profiter de leurs majestueux mouvements et de leur repas. Et nous n’avons pas été déçus. Dans quelques mètres d’eau elles sont nombreuses et familières. Nous avons fait un premier repérage avant de mettre l’appareil photo dans son petit caisson étanche en espérant que la lumière nous permettrait de belles images.

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Elles broutent littéralement la prairie d’herbes poussant sur le fond de sable, émergeant pour respirer toutes les trois à cinq minutes et se laissant approcher, presque au point de pouvoir les toucher. Dans la vidéo on entend même le bruit de leurs mâchoires, en plus de la respiration du cinéaste fasciné par leur grâce.

Ces gros animaux sont protégés. Et les mesures de protection doivent être efficaces, car elles pullulent littéralement, pas seulement dans les Grenadines, mais dans toutes les Antilles. Cela nous a rappelé le merveilleux spectacle que nous avions vu quelques mois plus tôt sur la côte d’Oman. Sereins, nous avons pu reprendre la mer ver le nord, le séjour de Nadine approchant de son terme, pour revenir en Martinique où nous voulions voir certains de ses amis.

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Après une nouvelle escale « formalités » à Béquia nous avons quasiment zappé Ste Lucie, devenue un piège à touristes, nous arrêtant seulement dans l’anse Cochon, fréquentée par de nombreux « promène-couillons » venus de Castries où accostent les paquebots géants…..

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…….et quelques pêcheurs aux embarcations préhistoriques.

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C’est là que le chargeur 220v est tombé en panne après 13 ans de bons et loyaux services. Il sert à recharger les batteries en l’absence de vent ou de soleil, et surtout lorsque nous utilisons le désalinisateur pour remplir les réservoirs d’eau potable à partir de l’eau de mer. Nous en sommes réduits à ne le faire que lorsque le diesel principal tourne. Heureusement, il est en pleine forme !

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Notre arrivée aux Anses d’Arlet (village choisi pour représenter la Martinique comme « village préféré des français ») marque le couronnement de cette croisière pour Nadine. Elle y vient depuis plus de vingt ans, connaissant par cœur les différents mouillages, les commerçants, le marché au poisson, et ayant séjourné en location chez différents propriétaires dont certains sont devenus des amis. Naturellement le petit marché a retrouvé tous ses droits après les privations dans les îles anglaises, sous équipées sur ce point, depuis presque trois semaines.

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Les couchers de soleil vus depuis le balcon d’Henri et Lucie ont quelque chose de magique surtout lorsque le rayon vert est visible, ce qui est rarissime !

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Et les nuits tropicales, au calme du fabuleux mouillage de Grande Anse, méritent le voyage. Mais tout a une fin, et pour que GRRR..Nadine puisse regagner la métropole, son hiver glacial, venteux, pluvieux et son inquiétante épidémie de corona virus, le plus simple était de traverser à la voile la baie de Fort de France. On rejoint alors facilement à pied la station des bus dont la nouvelle ligne de transport en commun en site propre (TCSP) à destination de l’aéroport fait la fierté des martiniquais. Elle est surtout très pratique, rapide et extrêmement bon marché, ce qui ne gâte rien. Un atout formidable pour les futurs équipages qui doivent rejoindre ou débarquer d’un voilier.

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Un nouveau passage au Marin pour changer le chargeur s’imposait. Solution pas facile, et peut-être provisoire, mais trouvée en deux jours.

Puis il fallait reprendre la mer vers la Guadeloupe par la côte au vent, et une petite visite à Jean-Philippe à La Trinité, toujours aussi accueillant.

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Voici la dernière vue de La Martinique pour cette année, en passant devant le rocher de la Trinité dont le souffleur était spectaculaire et bruyant, dans la grosse houle.

La suite sera pour les îles du nord en particulier Saint Barthélemy qui accueille en avril un évènement sportif et mondain magnifique, de niveau mondial, « les Voiles de St Barth ». Espérons que les mesures de précautions liées à la pandémie covid-19 ne conduisent pas à sa suppression. Ce serait une catastrophe internationale (sic) que je commence à redouter un peu, mais restons optimistes et préparons-nous à y recevoir un nouvel équipage.

Hélas, Hélas, Hélas, nous apprenons aujourd'hui que ce magnifique événement est annulé, ce qui était prévisible après le discours du président du 16 mars sur les mesures de confinement qui s'imposent à tous en raison de la terrible épidémie mondiale actuelle.

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Cette première croisière de l’hiver aura été aussi un grand moment avec la lecture de ce gros bouquin traduit de l’anglais, dont l’auteur est professeur à l’université hébraïque de Jérusalem. C’est un énorme succès datant de quelques années. Il reprend de nombreuses théories sur l’histoire « du vivant » sur notre planète et propose une série de visions parfois iconoclastes, parfois très sérieuses, toujours très documentées, que les scientifiques, penseurs, philosophes, archéologues, historiens, théologiens actuels n’abordent pas dans leur globalité. Il est articulé autour de ce qu’il appelle des « révolutions » (de la connaissance, de l’agriculture, de la science,…) et montre comment l’Homo Sapiens supplante progressivement, et de plus en plus vite, toutes les autres formes de vie, particulièrement dans les 10 000 dernières années. Il pose la question essentielle de l’avenir de cette course à la croissance….et des drames qu’a déjà subi et que subira inévitablement encore, notre écosystème. C’est écrit sur un ton léger et en même temps sérieux, et se lit presque d’une traite, tellement c’est passionnant et instructif.

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Notre période de confinement nous fixe donc en Guadeloupe pour un bon moment. Ce sera l'occasion de procéder à quelques menus travaux d'entretien, de déguster la bibliothèque du bord et de profiter à la voile et en solitaire de cet archipel si varié et accueillant. Il y a pire comme pénitence !!!

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Pour le moment il fait très beau, la mer est à 27,8°, l'alizé est tout faible pour ne pas dire insignifiant comme le montre cette photo du plan d'eau de Saint Louis avec une mini brise de sud-ouest, et le ravitaillement ne manque pas. A suivre.....

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