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San Cyprianu est une grande et magnifique baie, et aussi une plage splendide, mais a un gros inconvénient : de nombreuses embarcations à moteur, du jetski au motor yacht de 40 mètres s’y trouvent très bien pour faire leurs essais de moteur, de vitesse ou simplement pour se montrer. On y serait bien resté un peu plus, mais sans se faire balloter par les sillages de ces messieurs-dames les m’as-tu-vu, et surtout avec des boules Quies. Il nous a même fallu demander l’aide de la marine nationale par le sémaphore de La Chiappa pour faire cesser les troubles de quiétude en fin d’après-midi du dimanche. Le calme est revenu.

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En escale le lundi à Porto Vecchio, pour la visite (le lendemain du départ du Tour de France 2013) et les courses, nous avons sympathisé avec un autre voileux qui envisage de repartir aux Antilles en solitaire, l’automne prochain et nous avons échangé sur nos expériences. Puis dans le nouveau supermarché du port, nous avons fait une rencontre inattendue en la personne de notre président d’amicale bavariste, vu quelques jours auparavant à Portoferraio. Du coup il est venu déjeuner à bord avant notre départ.

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Le vent n’était pas suffisant pour rallier la Sardaigne comme nous l’espérions, mais nous a conduit à Rondinara, site mythique de cette côte. Héla, trois fois hélas, le dinosaure administratif a encore fait des ravages. Cette crique autrefois enchanteresse et quasi déserte, fréquentée par des plaisanciers amoureux de sites préservés a été incluse dans le Parc Naturel des Bouches de Bonifacio et bardée de bouées interdisant presque tout le mouillage. Il en reste un petit tiers disponible, le plus exposé aux quelques vagues qui peuvent y entrer. Du coup il est beaucoup moins accueillant, d’autant plus qu’un zodiac crasseux, équipé par deux gardiens du Parc en guenilles, surveille en permanence, et même va au devant de tous ceux qui prétendent entrer dans la baie pour les dissuader de le faire ; affligeant pour ne pas dire plus ! Tout cela en plus à vos frais !

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Vite, départ pour la Sardaigne, pour retrouver la sérénité d’un autre parc naturel, celui de La Maddalena créé quelques années plus tôt. Après un arrêt déjeuner dans l'île privée de Cavallo, très élégante. Notre premier mouillage, à Porto Puzzu, nous a remis du baume au cœur : parfaitement abrité, libre d’accès, totalement calme, près d’un village modeste et accueillant, avec quelques autres voiliers discrets et bien espacés, aucune police, c’est ça qu’on aime.

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Cela s’est un peu corsé en approchant de l’ile principale de l’archipel que nous voulions visiter. Les rares mouillages proche de la « capitale », et souvent inconfortables en raison de trafic incessant de ferries, sont maintenant interdits. De nouvelles marinas ont été crées, pas toujours très séduisantes et surtout hors de prix ; « il faut bien vivre ». Bref il nous a fallu aller jusque dans l’ile voisine de Caprera (Garibaldi, l’aventurier qui s’est illustré dans l’unification italienne en 1861, y avait ses pénates et sa maison est aujourd’hui un musée) où nous avons retrouvé toutes les qualités de celui de Porto Puzzu plus l’espace et la beauté du site. Un régal. C’est de la que nous avons visité la Capitale distante de seulement 20 minutes en annexe.

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La ville, car c’en est une, est extrêmement animée et les commerces pleins de charme avec toutefois un élément nouveau, beaucoup sont tenus par des chinois très aimables et bien achalandés. Bien sûr, nous n’avons pas résisté à quelques achats notamment vestimentaires car le charme et le goût du chic italien ne se démentent pas, même vendu par eux.

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Dans l’après-midi de ce vendredi, la brise semblant installée, et avant d’avoir vu le musée Garibaldi (ce sera pour une autre fois), nous avons décidé de retourner en Corse pour retrouver nos amis de Santa Giulia. Ils étaient arrivés quelques jours avant et cela nous a permis de profiter d’une magnifique journée d’été corse dans le golfe de Porto Nuovo en refaisant le monde entre deux bains et avec les échos de la magnifique victoire de Marion Bartoli à Wimbledon. Ce dimanche ce sera la finale des hommes que nous devrions voir chez eux, sur l’écran cette fois.

A la prochaine, pour la remontée de la côte occidentale de la Corse en ce début d’été qui tient toutes ses promesses.