Vraiment la couleur des rochers du golfe de Porto est extraordinaire, et quand on arrive dans le parc naturel régional de Scandola, on frise le divin.

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D’autant plus que nous avons longé ces côtes par un temps très calme, avec un ciel immaculé, une température de l’air de l’ordre de 30° et l’eau de mer à 25°.

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Nous nous sommes même payé le luxe de passer entre Gargalo (ou Gargalu selon les cartes) et la Punta Palazzo (ou Palazzu selon les cartes). Cela passe très juste, mais ça passe, avec les rochers à deux mètres de chaque côté et moins d’un mètre d’eau sous la quille ! Après de telles émotions, il fallait se restaurer, ce que nous avons fait dans la baie de Crovani avant de rejoindre Calvi. Nous avons bien tenté d’exploiter les rares moments où la brise s’était légèrement réveillée du nord, en régatant avec un autre voilier, mais quand il a tourné sa clé de contact, nous avons fait de même.

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L’arrivée à Calvi après la pointe de la Revellata est magnifique en cette fin d’après-midi et la citadelle millénaire protège bien la ville et la baie. Bon, d’accord, il faut payer une bouée obligatoire pour se voir interdire de débarquer et signer une décharge de responsabilité dès que le vent dépasse force trois. Cela s’appelle un gentil petit racket prétendument destiné à protéger les herbiers de posidonies (dont on sait qu’il n’y en a pas la moindre trace dans ces fonds de sable) mais c’est la Corse avec ses charmes.

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La ville elle-même est toujours animée et la saison touristique bat son plein. Elle s’internationalise de plus en plus, et les pontons principaux sont occupés par des unités magnifiques arborant toutes, à l’exception d’une seule, le pavillon britannique. Cherchez l’erreur !

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Le lendemain après avoir vu entrer le Club Med 2 dans la baie, nous avons repris notre route vers le nord-est par un temps tout aussi calme et caniculaire. Quand nous avons découvert que ce n’était pas le cas dans l’hexagone, nous somme tombés des nues. Une alerte rouge aux inondations avec des crues millénales dans le sud ouest, c’est incroyable et même tragique !

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Après une nuit à l’Ile Rousse, petite cité qui se modernise mais garde ses petites traverses de charme, nous avons suivi toute la côte du fameux désert des Agriates (au maquis assez vert quand même) jusqu’à St Florent. Heureusement, après la pause déjeuner dans l’anse de Malfato, le vent s’est enfin levé, animant la mer si bleue de petits montons blancs. Curieusement la température de la mer était beaucoup plus basse (à peine 20°) et en plongeant après le mouillage devant la plage, cela saisit bigrement, mais est finalement plutôt agréable. La respiration est plus rapide pendant quelques secondes, puis s’apaise très vite.

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Le cachet de St Florent, qui n’est déjà plus en Balagne, reste intact et là aussi, l’affluence est déjà grande autour des petits restaurants (où les clients sont parfois amateurs de gros chiens) et commerces de fringues qui pullulent dans les trois rues autour du port. Mais l’église fortifiée et les remparts dominent une ville aux toits de lauzes qui évoquent déjà notre prochaine étape dans le cap Corse.

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Retour à bord pour un diner paisible et frugal dans le soleil couchant.