Made in Greece

Ah le linge sale ! une préoccupation bien constante et parfois lourde de corvées en croisière.

L'idée d'une petite machine comme il en existait autrefois sous la marque CALOR, me trottait dans la tête depuis un moment. Et en prospectant, avec les mots-clés qui vont bien sur la toile, sont apparues des possibilités presque inimaginables pour mon esprit sans doute pas suffisamment tourné vers les tâches ménagères.

Le développement des vacances nomades a permis l'éclosion d'une gamme très riche de lave-linges légers et faciles d'emploi pour des petites lessives peu gourmandes en énergie et en eau. Exactement ce que je cherchais, et en plus on en trouve à tous les prix, automatiques ou manuelles, éventuellement chauffantes et séchantes, neuves ou d'occasion. Incroyable !

Elles ont toutes un point commun, du à l'obligation de légèreté, elles n'essorent pas. Il faut donc tordre le linge après lavage, avant de l'étendre ou éventuellement de le remettre dans la machine pour le sécher, s'il s'agit d'un modèle séchant.

D'autres caractéristiques font penser que les composants de base sont identiques, et que les machines vendues sous différentes marques sont en fait des assemblages labellisés NOVA, SIEMENS, CARAD,.... j'en passe et des meilleures, dont l'origine est essentiellement belge, mais aussi italienne, française ou grecque. Mais, va savoir d'où elles viennent........

Carad automatique

Finalement mon choix s'est porté sur un modèle CARAD semi automatique fabriqué en Grèce (tant mieux, j'ai une vraie tendresse pour ce pays), dont le propriétaire avait fait un usage modéré, lors de ses croisières estivales et n'en avait plus besoin.

comme une grande

Il possède presque tout d'une machine à laver de ménage, electrovanne de remplissage sur le réseau sous pression du bord ou du quai, pompe de vidange, chauffage, thermostat, programmateur, etc...

Commandes

Le tableau de commande fait presque rêver et permet de sélectionner la température et la durée du cycle,

tambour tournant

Et, comme dans une vraie, il y a un tambour tournant, qui est le coeur de la machine, car c'est lui qui lave et qui sèche. Une vraie petite merveille !

Pour les points à surveiller sur un voilier, encombrement, consommation d'eau et d'électricité, il faudra trouver des compromis, mais on a rien sans rien. Pour trois kilos de linge, il faut compter, pour un cycle complet, environ trente litres d'eau douce et une heure de fonctionnement du groupe électrongène (la machine consomme moins de 200w en 220v), pendant laquelle on pourra aussi faire tourner le dessalinisateur si l'on est au mouillage. Mais la résistance de chauffage ne sera pas utilisée car elle dépasse la puissance du groupe. On prendra donc l'eau chaude sanitaire du bord. Si l'on est en escale dans un port, ces problèmes ne se posent pas, mais, de toute façon, on évitera d'avoir à passer une demie journée ou plus dans une laverie, en fonction de la queue.

Conclusions sur ce choix à l'automne 2012, après une saison de pratique en équipage.

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