Nous attendions avec impatience notre deuxième visite de l'été. Béatrice et Julie sont arrivées ce mardi à Athènes, l'une venant de Toulouse et l'autre de Genève. Après un transit sans problème de l'aéroport au port du Pirée, elles ont pris leur billet de ferry pour nous rejoindre à Poros, puis ont déjeuné tranquillement. Mais, ayant oublié de mettre leur montre à l'heure grecque, le Flying Cat ne les pas attendus et lorsqu'elles se sont pointées sur la quai, il était parti depuis une demie heure. Le temps de tenter de faire valider leur billet sur le suivant (sans succès !) ou de se les faire rembourser (macache boneau !), de remplir un formulaire grec de réclamation, et de prendre un nouveau billet pour l'hydroglisseur du soir, elles ne sont arrivée qu'à 18h30, fourbues mais souriantes d'avoir passé une bonne journée ensemble.

hydriglisseur



Et la fête a commencé, malgré un ciel un peu menaçant pour la première fois depuis des mois ! Après une promenade au crépuscule sur les hauteurs de la ville ancienne, dîner typique à la terrasse d'une des meilleures tavernas de Poros (elles se valent toutes). Puis coucher pas trop tard pour récupérer avant la grande journée prévue le lendemain.



Donc, en ce premier mercredi grec pour elles, le ciel bleu et le soleil était revenus, finalement assez imperturbables, et le petit déjeuner dans le cockpit avait un sérieux air de vacances. L'appareillage après 7 jours d'escale avait un parfum de délivrance et le vent de nord toujours, mais plus faible que les jours précédents, nous offrit un beau louvoyage en direction d'Egine. L'occasion aussi d'une régate un peu déséquilibrée avec trois catamarans acharnés de 40-45 pieds. Mais le louvoyage dans un vent de 15 à 20 noeuds n'est pas leur point fort, et, à chaque virement de bord, ils perdaient du terrain jusqu'à être irrémédiablement lâchés avant la mi parcours.

plage de Metopi



Du coup, en approchant, et à la faveur d'une bascule de vent, l'idée de faire un arrêt picnic près d'une ile déserte s'est imposée. Et nous avons mouillé devant Metopi, ile plate d'environ 1 km sur 500m, sur laquelle il y a quand même une chapelle et un drapeau grec. Curieusement la plage n'est pas de sable, mais formée de couches de roches sédimentaires légèrement inclinées, retenant des flaques d'eau dans lesquelles la vie est intense. Les filles ont découvert une mine de coquillages variés et ont entrepris leur collecte sélective, sachant que la position debout, inclinée vers le sol pendant le ramassage est finalement la meilleure pour se faire bronzer le dessous des cuisses, à condition de tourner le dos au soleil !



Nous avons repris notre route vers Egine en fin d'après-midi, après les champoings rituels, bien utiles en prévision de la sortie du soir dans cette ville animée. Le coucher de soleil sur le mouillage nous permit de voir l'un des phénomènes les plus connus mais aussi les plus mystérieux de l'atmosphère terrestre: le fameux rayon vert dont tout le monde a entendu parler mais que presque personne n'a jamais vu. Non seulement nous l'avons vu, mais nous l'avons photographié, et nous sommes, en ce solennel 26ème jour du mois d'août 2009 de l'ère chrétienne, très heureux de vous le faire partager (photo non truquée)

rayon vert



Pour la sortie nocturne qui a suivi, nous avons suivi les indications du guide du routard pour goûter à de nouvelles spécialités dans une des meilleures tavernas d'Egine (elles se valent toutes), après une bonne scéance de flanerie et de repérages dans les nombreuses et très tentantes boutiques de fringues affichant des soldes à 50 % (pensez-donc !). Après une soirée aussi excitante, il fallait prendre le temps de se décontracter en faisant quelques jeux et quizz extraits des ouvrages spécialisés apportés par Béatrice. L'extinction des feux ne fut effective que vers 2h du matin. Chienne de vie !



Vu l'intérêt extrême de cette ville, les repérages de la veille méritaient un passage à l'acte. Grâce à l'amarrage matinal au port municipal, la matinée de ce jeudi y fût consacrée, entre filles, avec succès, pendant qu'Alain procédait à quelques opérations d'entretien et de maintenance à bord. Après le déjeuner tardif, il apparu que le programme prévu pour la journée méritait une mise à jour importante, en faveur d'une après-midi "plage-douche" et avant une deuxième soirée à Egine.



Donc, le journée consacrée à la visite d'Epidaure et Micène est reportée à samedi, à partir de la prochaine escale qui devrait être Korfos, sur la côte du Péloponèse. Et ce vendredi sera plutôt consacré, après un lever plus matinal que les précédents, à une virée avec deux scooters dans l'ile d'Egine. La météo devrait permettre cet aménagement qui ne laissera qu'une journée à la visite de l'essentiel d'Athènes, lundi, dernier jour du séjour de ces demoiselles.